Pourtant le monde aspire au Chant Sacré.

Extrait du « dialogues avec l’ange », Gitta Mallasz, Aubier, 1998, p. 329

Entretien 71 (fragment) du vendredi 25 août 1944

Ils sont de toute Eternité les sept sons.
Dans la main du Maître – le luth.
Dans son oreille – le ton.
Chaque corde du luth est un son.
Mais la corde n’est pas encore assez tendue.
Ecoutez bien !
Si elle résonne, si elle vibre,
Elle peut donner naissance au son pur,
Et le luth résonne et le son, le chant s’amplifie.
Mais la corde ne vibre pas encore
Sous la main du Seigneur !
Le son est encore faux, la corde détendue.
Pourtant le monde aspire au Chant Sacré.
Tendez-vous donc ! Ni trop, ni trop peu !
Le Feu s’enflamme au point-foyer. Au point foyer.
Ni en deçà, ni au-delà.
Mon service est de mesurer.
Je ne vous effraie pas, je ne vous attire pas.
Mesurer n’est possible qu’ainsi.
N’ayez plus de pitié !
Répandez de la cendre sur le mort !
Et vivez la Nouvelle Vie !
C’est possible maintenant : possible !
Nous, le son
Vous la corde,
Et LUI, celui qui joue, le Seigneur.