L’invisible et ses « clouds »

Je vous ai longuement parlé précédemment des intelligences mémorielles naturelles (IMN) et parasites (IMP), alors maintenant permettez-moi de vous introduire à l’un des mécanismes qui permet aux IMP de se répliquer et d’assurer leur survie.

Vous connaissez ce que l’on appelle un « cloud » sur le plan informatique, cet ensemble de processus qui permet de sauvegarder et de gérer des informations à distance en un lieu qui n’est pas le vôtre mais vers lequel vous pouvez aller, à tout moment, récupérer vos informations stockées et traitées.

L’invisible fonctionne aussi de la sorte, et voici une histoire qui traduit cela :

Un jour, au terme des soins infirmiers prodigués, la patiente (84 ans) me demande si je peux faire quelque chose pour son sommeil. Elle a ouïe dire, par la rumeur publique, que je pouvais améliorer la qualité du sommeil des personnes. Aussi s’empresse-t-elle de me dire que depuis plus de quinze ans elle ne dort presque plus, tout au plus 3 heures par nuit. Le reste du temps elle gamberge sans cesse s’inquiétant pour un rien qu’elle peut ruminer jusqu’au lever.

Aussi je lui demande de pouvoir inspecter le lieu où elle dort. Premier constat, les énergies y sont faibles voire en manque : le lit se trouve engoncé dans une alcôve où l’énergie vitale y est bloquée et très perturbée. Sur d’autres plans tout est en faveur d’une désorganisation importante de l’état vibratoire de son espace en général : déformation de la trame due au passage d’un cours d’eau souterrain, et imprégnation de celle-ci avec ses mémoires émotionnelles négatives cumulées depuis tant d’années.

Maintenant, permettez-moi de m’arrêter quelques instants sur ce mécanisme qui met cette personne en hyperactivité mentale nyctémérale.

Nous possédons tous cette propriété de pouvoir stocker nos mémoires en un même lieu, et surtout pendant ce moment privilégié de la nuit durant laquelle notre situation topographique reste toujours le même. C’est ainsi que nous parvenons  à créer dans l’invisible une unité de sauvegarde ayant sa propre intelligence laquelle se charge d’enregistrer et de donner vie à notre émotionnel sous forme d’intelligence mémorielle parasite (IMP). N’oubliez pas ce que je vous ai déjà dit à leur propos à savoir que ces IMP  cherchent constamment à se répliquer et à se sauvegarder avec un instinct de survie.

Pour elles, la stagnation géographique de 6 à 8 heures en moyenne est un temps suffisant pour leur permettre une duplication mais aussi une synchronisation, en sauvegardant les nouvelles données émotionnelles du jour tout en s’assurant qu’aucune d’elle n’a été effacée. Cette unité de sauvegarde vivante restera fixée toujours dans le même lieu et parfois il en existera plusieurs pour la même personne, ce sont lors des unités de stockage auxiliaires : l’emplacement du fauteuil, une place précise autour d’un bureau, d’une table….

A chaque stagnation sur un des lieux, un processus de sauvegarde des IMP se fera et si nécéssaire celle-ci s’accompagnera d’une reprogrammation de la personne dans ce qu’elle a de négatif, même si celle-ci fait un travail psychologique pour tendre vers un mieux être.

Si la propriétaire de ces « clouds » venait à disparaître, par exemple, et qu’une autre personne venait dormir ou à prendre place sur les même espaces occupés par la précédente, tôt ou tard, celle-ci  verra changer son comportement et dans ses habitudes adopter les aspects négatifs du précédent occupant.

Mais revenons à l’histoire de cette personne, elle avait accumulé depuis tant d’années tant d’émotionnel négatif par la nature même de son histoire de vie, qu’elle ne pouvait plus se dégager de cette ambiance psychique néfaste la nuit. Il lui fallait vivre et revivre ses nuits toujours dans un « brainstorming » permanent au point de lui dévorer sa paix psychique, mais une fois la trame nettoyée et retendue, les énergies de la pièce purifiées, ainsi que le contenu des « clouds » vidés de leur IMP, cette vieille dame a retrouvé le sommeil et une certaine sérénité mentale. Conséquemment au niveau de ses jambes, elle a senti celles-ci devenir plus légères et moins algiques à la marche, ce qui était inattendu.

Une fois de plus si l’invisible source notre réalité, et dans le cadre du mécanisme de l’histoire matricielle ce dernier ne perd rien de ce que nous faisons au quotidien. Il s’en enrichit de jour en jour d’intelligence mémorielles parasites, certaines nouvelles, d’autres plus anciennes qui grossissent de plus en plus maîtrisant, conditionnant nos vies afin de nous empêcher d’avancer vers une réalité autre qui n’aurait que faire de l’histoire matricielle. Finalement, le mécanisme des « clouds », permet de générer une réalité qui tourne constamment sur elle-même, comme en une sorte de cercle infernal duquel il sera difficile d’en sortir.

Si nous voulons y parvenir alors nous nous devons de parvenir à une certaine écologie et économie de notre réalité invisible.

Aussi prendre soin de l’extraordinaire, c’est savoir en assurer non seulement une certaine gestion mais aussi sauvegarde saine et naturelle de son environnement, c’est par là-même pouvoir ainsi s’assurer un mieux-être et une meilleure santé.

Si dans le non ordinaire rien ne se perd et tout se stocke sans arrêt au nom du principe de la réplication, alors apprendre à le gérer devient une urgence. Plus notre invisible sera « clean » (propre), plus notre réalité gagnera en paix et beauté mais si rien n’est fait alors la pollution mémorielle et ses conséquences dans le visible deviendront invivable voir insoutenables.

Pour cela sur le plan de l’invisible, nous avons à faire l’apprentissage dans les temps futurs, d’une nouvelle écologie capable de la gérer harmonieusement, et je crois que nos enfants parviendront à le faire sans difficulté dans un avenir très proche.

Cette nouvelle écologie que j’appelle à l‘existence de tout mon être et de toute mes forces repose sur une véritable économie, non pas rechercher le maximum d’acquis et de profits, qui n’est qu’un modèle parmi d’autre du système pervers de la réplication, mais de s’attacher garder simplement la voie du minima, du non superflu, du juste nécessaire. Autrement dit encore, il s’agit d’apprendre à alléger, à libérer soi, l’autre et nos environnements de tout ce qui est lourd, inutile et destructeur pour l’harmonie et le bien être de chacun.