Insolite – Oscar, le chat qui prédit la mort

 

chat oascar

Rhode Island, Etats-Unis. Dans un centre gériatrique, un chat accompagne depuis 5 ans les patients, jusqu’à leur dernier souffle. Le Dr David Dosa raconte dans un livre son étrange rencontre avec Oscar, « le chat qui prédit la mort ».

David Dosa, gériatre,  ne comprend toujours pas. Cela a beau faire plusieurs années qu’il côtoie Oscar, un chat de gouttière blanc et écailles-de-tortue, il reste stupéfait du don de son pensionnaire à quatre pattes. Dans son ouvrage  « Making Rounds with Oscar : the extraordinary Gift of an ordinary Cat »

[« Dernière ronde avec Oscar : le don extraordinaire d’un chat ordinaire », ndlr] paru en Angleterre en janvier aux éditions Hyperion, il raconte comment le félin se pose sur le lit de ses patients quelques heures avant que ces dernier ne rendent l’âme. D’abord relégué au rang « d’ange de la mort », Oscar est peu à peu devenu le symbole des accompagnants. Pour les familles, souvent très éloignées du malade, Oscar est devenu l’assurance que leur vieux parent ne mourra pas seul.

Pour le praticien de nature cartésienne, ce chat est devenu l’incarnation du mystère de la vie et de la mort. Très réservé au début, il est devenu au fil du temps et de ses observations le principal admirateur du félin. Allant même jusqu’à faire publier dans le très sérieux journal scientifique  The New England Journal of Medicine (juillet 2007), un article relatant les faits.

Pour le Dr vétérinaire Philippe De Wailly, auteur du 6ème Sens des Animaux, aux Editions du Rocher (2001), « L’histoire d’Oscar est une histoire plausible parce que les animaux savent… Ils savent exactement, avant nous même, ce qui nous arrive ». Maladie, mort, joie ou peine. « Tous les jours on me relate des faits analogues » explique-t-il. « Les chats sont étonnants et c’est sans doute ce qui explique qu’on leur confère des pouvoirs extraordinaires. D’une manière plus générale, je crois au sixième sens aiguisé des animaux. Il y a des phénomènes métapsychiques, de radiesthésie, qu’eux seuls savent décrypter et comprendre. »

Les chiens ne seraient pas en reste. Pour Philippe De Wailly, « Ils ont les mêmes pouvoirs, voire des pouvoirs curatifs. Ils sont capables de détecter des crises d’épilepsie, des mélanomes, des cancers de la prostate… ».

Et si l’hôpital changeait ? Ouvrait un peu plus ses portes à ces soignants d’un genre nouveau ? « Ce serait sans doute l’une des meilleures initiatives, l’une des choses les plus sages à faire », conclue le docteur vétérinaire.