Qui était le manipulé ?

Début janvier 2013, je suis contacté par une jeune femme qui est inquiète pour son papa car il semble présenter comme des signes de dépression mais au-delà elle s’interroge sur la potentialité de son père à mettre fin à ses jours.

En effet issu d’une fratrie de trois frères,  Il en est le dernier les deux autres s’étant suicidés à un an d’intervalle chacun, quelque part son tour semblait venir.  Sa fille a remarqué des signes précurseurs semblables à ceux qu’elle a connu avec ses oncles. Sa demande est simple : puis-je faire  quelque chose pour lui. ?

Posant mon regard sur son père à distance, je lui confirme qu’un esprit de suicide se tient sur lui et qu’il y de fortes chances pour que tôt ou tard cette force obligeante  l’amènera  à passer à l’acte comme ce fut le cas pour ses deux frères. Je lui promets donc de retirer cet esprit malveillant afin de lui rendre plus de légèreté en sa vie, et j’invite sa fille à reprendre contact avec moi dans une semaine.

Dans la foulée, l’entretien téléphonique terminé je me mets au travail de dégagement et de régulation des énergies de cet homme.

Une semaine plus tard, sa fille n’en revient pas son père a changé du tout au tout, d’apathique qu’il était le voilà revenu dans la relation avec les autres, le sourire laissant place à la tristesse.

Un mois passé, j’apprends que cet homme a offert pour sa femme un magnifique bouquet de roses rouges à l’occasion de leur  45ème anniversaire de mariage. Jamais durant toutes ces années, il n’avait eu  cette délicate attention à l’égard de son épouse.

Depuis, il va bien sa fille a eu un enfant, et il est devenu beaucoup plus proche de toute sa famille.

Et dire que cela tenait à un esprit malveillant qui le conditionnait. Qu’en serait-il si tous ces esprits  destructeurs  de notre planète disparaissaient ?  Un esprit de paix viendrait  enfin sur cette terre !

Certains s’interrogent à savoir de quel droit je m’autorisais à  intervenir dans la vie de cet homme qui ne m’a rien demandé. Alors si vous osez encore penser cela, veuillez prêter l’oreille ! Si vous étiez témoin d’un accident sur la voie publique où il y aurait des blessés graves que feriez-vous ? Passeriez-vous votre route sans leur donner les premiers soins ?

Si l’une des personnes était inconsciente, attendriez-vous quelle redevienne consciente pour lui demander si elle veut bien recevoir  vos soins ? Question absurde me direz-vous ! Ca va de soi vous donneriez les premiers soins. Mais c’est vrai j’oubliais dans ce cas de figure il n’est pas question ici d’invisible.

Toutefois sachez qu’en  la réalité non ordinaire, c’est de la même chose dont il s’agit.  La même absurdité se poserait si voyant l’énormité de ce qui s’y passe et la réelle menace  représentée pour la vie de cette personne touchée par cet incident, passant mon chemin je n’y faisais rien, feignant n’avoir rien vu.  Cela s’appelle aussi non-assistance à personne en danger. Il est vrai qu’au niveau de l’invisible cela reste difficilement compréhensible surtout dans un monde où les lois de l’invisible sont totalement ignorées. Mais n’oubliez jamais que c’est l’invisible qui source notre réalité, les hommes ne l’ont pas encore découvert.

Pour moi, face à une personne pour laquelle il m’est demandé de la soigner même sans qu’elle en soit au courant, voici présentement  les critères qui m’importent : celle-ci  gagnera-t-elle en liberté d’être ? Y aura-t-il plus de vie en elle ? Sa vie relationnelle s’en trouvera-t-elle améliorée ? Sera-telle à même de propager la vie autour d’elle ?

Pour ma part cet homme souffrant psychiquement dont le cas m’est évoqué par sa fille, pouvais-je me rétracter sans rien faire tout en sachant que je pouvais l’aider ? Qui serait responsable du passage à l’acté éventuellement de cet homme si je n’avais pas obtempéré à la demande de sa fille ?

Cet homme a gagné en liberté d’être, ses relations avec les autres ont changé positivement, et la vie semble reprendre ses droits en lui et par lui tout autour de lui. Vous posez-vous encore la question de savoir si cet esprit destructeur étranger qui reposait sur lui devait tout de même rester  ? Qui était le manipulé ? Lui bien évidemment de par la présence de cet esprit malfaisant qui ne lui appartenait pas.

Quant à moi si le diable avait gouverné ma vie, il aurait pu me manipuler en me pliant au dictat de sa question : de quel droit fais-tu cela ? A cela je lui réponds : « A toi l’anti-vie par excellence, ce que je fais, je le fais au nom du droit et le devoir à la VIE. Ce droit-là tu ne l’as jamais connu, ta seule et unique quête :  troubler, anesthésier les consciences des humains et faire en sorte qu’ils se détournent toujours plus de la vie.

Cette histoire que je viens de vous évoquer m’en rappelle une autre.

Une jeune femme  m’appelle pour faire un rééquilibrage énergétique de son futur appartement.  Je lui fais part de la nécessité de procéder aussi à un nettoyage de l’immeuble lourd d’histoire avec un contexte vibratoire  pas du tout favorable au vivant. Surprise de ma proposition elle me dit : « A Non ! Pas question, pas sur l’immeuble les résidents ne m’ont rien demandé et je ne peux influencer leur vie. »

En conséquence, la voici prête à vivre dans un appartement  quitte à supporter les effluves énergétiques délétères de son immeuble au nom du respect de la vie des autres. Curieuse vision de la vie du chacun pour soi. Cette façon de penser révèle une personne qui se voit comme séparée des autres, totalement divise. Elle en a oublié qu’elle n’est qu’une partie du grand tout dont elle a comme nous tous la responsabilité d’en prendre soin. Qui gouverne sa vie ? Un autre esprit malfaisant du « chacun pour soi », se gardant bien d’être en vie dans une solidarité avec  l’autre, qui ne me voit, ni ne me connait.

Cette jeune femme avait bien intégré en son existence la fameuse question diabolique : « De quel droit fais-tu cela ? » En réalité n’ayant de discernement sur  l’ordonnancement de la vie en général, son attitude manifestait une fidélité à la peur induite par le manipulateur. Après avoir débattu de cela avec elle, elle a compris du bienfait de ce que j’allais faire pour l’immeuble,  pour tous ceux qui y résident et par voie de conséquence y compris  elle-même.

Thérapeute depuis plusieurs années jamais elle ne s’était posé la question en ces termes.  A l’heure d’aujourd’hui, je lui souhaite de tout cœur la réussite dans l’abandon de ses fausses croyances et beaucoup de bonheur dans l’acquisition d’une nouvelle vision du soin plus en accord avec le droit et le devoir à la VIE.