« Je veux passer ma terre à faire du bien au ciel pour le bien de cette terre. »

Nous sommes début avril 2013, je suis dans le sud de la France pour y assurer des stages de formation en métabiologie. Profitant de mon passage, j’avais pris soin de prévenir une amie dont je n’avais aucune nouvelle depuis plus d’un an. Me rapprochant d’elle géographiquement l’occasion était rêvée pour  tâcher de la revoir. Curieusement elle avait perdu mes coordonnées et pensait fortement à moi depuis peu, ne sachant  comment me joindre.

Avec elle, j’ai vécu et je continue à vivre une histoire merveilleuse, et je tiens à la remercier pour cette fois-là où elle m’a donné de prendre conscience de cette force spirituelle incroyable qui repose en nous en tant qu’être incarné et dont nous sommes responsables.

Mais voici son histoire et la mienne qui en découle.

Deux ans auparavant, elle a perdu son fils. Il s’est donné la mort. A cette époque-là, j’avais pris soin dans l’au-delà de son fils en le faisant monter dans la lumière. Je connaissais son fils mais, à l’époque des faits, je n’avais rien pu faire contre ce drame. La seule chose que je pouvais pour lui, c’était de le soigner dans l’invisible. Au-delà,  je le savais élevé et j’avais fait cette prédiction à sa maman qu’elle rencontrerait un jour un ou plusieurs médiums qui lui confirmeraient mes dires au sujet de son bien-être spirituel.

De fait, un médium, ami de son fils, vint lui dire sans qu’elle s’y attende qu’elle avait vu son fils élevé dans la lumière ce qui selon elle était impensable pour quelqu’un qui a mis fin à ses jours. Plus tard, son  fils vint par l’intermédiaire d’un autre médium lui dire qu’il était bien là où il était profitant de l’occasion pour lui donner des explications quant à son acte.  Mon amie demanda à son fils s’il pouvait voir son père décédé peu de temps avant lui. Il lui avoua qu’il pouvait rendre visite à son grand père mais qu’il ne pouvait de son côté lui rendre visite.

Ainsi lors de notre dernier entretien, elle me fit part de son questionnement spirituel qui était d’une extrême lucidité. Elle se demandait s’il était possible d’offrir des soins à son père pour qu’il puisse rejoindre son fils. « Ce serait dommage qu’en passant de l’autre côté nous ne puissions pas tous nous retrouver. Tu as fait monter mon fils, ne peux-tu pas en faire de même pour mon père afin de l’amener sur le même plan que lui ? ».

Sa question était très pertinente, et ce fut un électrochoc pour moi de me rendre compte qu’il ne suffisait pas simplement de faire passer les âmes dans l’au-delà , mais qui plus est, que nous avions pour mission de leur donner les meilleurs soins pour qu’ils puissent dans la lumière être le mieux possible. Cette amie m’avait fait prendre conscience que ce que j’avais fait à ce jour était insuffisant et qu’il me fallait aller plus loin sur le plan des âmes. Je lui fis cette promesse qu’un jour quand elle sera prête nous ferions monter tous ses ancêtres afin que tous puissent se retrouver dans la joie dans  « l’au-delà lumière ».

Sur le chemin du retour, je me mis à regarder mes propres ancêtres et pris conscience qu’il restait du travail à faire. Ce fut d’abord le tour de mon père à être dégagé des forces qui le liaient encore dans l’invisible puis celui de mon grand-père dénommé Jules. Lorsque les soins furent terminés, sur l’autoroute  un énorme camion de déménagement vint me doubler par la droite et en très grands caractères sur une bâche toute blanche était écrit : « JULES », nulle autre inscription n’apparaissait, « Jules » étant le nom de la société. Et je me mis à rire me disant quel joli clin d’œil puis je les ai remercié, là-haut, pour cette délicate attention.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. De retour chez moi, je regarde la fréquence de consultation de mon blog. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le 12 avril 2013, les consultations du jour avaient dépassé  les 1600, soit 100 fois plus que la normale journalière pour  93 pays qui étaient venus le consulter. Cela semblait très surprenant voire plutôt anormal. Que s’était-il donc passé ce 12 avril là ? En consultant le calendrier j’avais la réponse c’était la fête de la Saint Jules. Nouveau clin d’œil de l’invisible. Désormais J’avais l’intime conviction que la prise de conscience que je venais d’avoir était de la plus haute importance pour ceux de l’autre côté.

Plus que jamais prenaient sens ces paroles du Christ : « Tout ce que vous aurez lié sur terre sera lié au ciel, tout ce que vous aurez délié sur terre sera délié au ciel. » Ici repose le mystère même de notre incarnation, une âme tant qu’elle est incarnée a cette capacité de pouvoir œuvre au ciel et sur la terre. N’attendez pas d’être au ciel pour espérer pouvoir faire quelque chose pour les votre, il sera trop tard. Personnellement j’ai compris et intégré en ma vie cet adage suivant, et l’invisible m’en est témoin : « Je veux passer ma terre à faire du bien au ciel pour le bien de cette terre et  pour qu’enfin le ciel puisse à nouveau  y revenir, plus il sera dégagé plus il sera à même de venir se rendre présent ici-bas. »

Au moment où j’écrivais cette histoire, je me suis  rendu compte que mon amie n’était pas courant de ce qui s’était passé après notre dernière  entrevue. Ce matin, je l’en ai tenue informée et tout émue de ce que je venais de lui annoncer, elle me dit : « Aujourd’hui nous allons à B…., à la chapelle saint Jean car une messe est donnée en l’honneur de la Saint Jean. ». C’est après de cette chapelle que les cendres de Jean ont été déposées, n’est-ce pas là encore une merveilleuse communion avec l’Invisible ?

A toi Jean, du fond de mon âme je te dis merci pour l’offrande de ce moment clé de nos vies. Je l’’ai compris à travers toi et par toi, je le résume par ceci : du mystère de  l’interaction des âmes. Et je me pose cette question : si rien n’avait été fait. Où en serions-nous toi, ta famille, moi-même mais aussi tous ceux à qui des soins ont été prodigués dans l’au-delà  à partir de cette terre ?