Les animaux ont une conscience et les humains perdent la leur

Me faisant visiter sa stabulation où s’y trouvaient des bovins, mon ami me dit : « Vois-tu cette vache, elle n’est pas commode, elle est bougonne et la relation avec elle reste très particulière voir difficile. Quelque part, j’ai beaucoup de difficulté à l’approcher comme si elle me fuyait, et par ailleurs, j’ai l’impression d’une grande tristesse en elle, et cet état de fait, je l’ai ressenti dès son arrivée. »

Prenant du recul, environ une dizaine de mètres, je me mis alors à poser mon esprit sur elle, et je l’invitais dans le silence à venir poser le sien sur moi. Celui-ci commença à le déplacer mais je vis qu’à mi-distance, il ne pouvait aller au-delà. Alors, en lui envoyant beaucoup de confiance et d’amour, en l’invitant à rejeter sa peur, je vis finalement son esprit enfin se poser et entrer en moi, le contact était établi.

Elle me regardait et moi de même, quand soudain elle se mit à pleurer à gros sanglots. Je vous avoue, que ce fut pour moi une découverte de voir une vache pleurer de la sorte. Pendant tout ce temps, son émotionnel négatif partait, ses mauvais souvenirs disparaissaient.

Le lendemain, cette vache était désormais dans une relation beaucoup plus calme et apaisée avec mon ami, et elle se laissait approcher sans difficulté, apparemment sa tristesse avait disparue.

Les animaux, tout comme les humains ont une intelligence, une vie émotionnelle et une conscience, le jour où l’homme intègrera, ces faits là, dans sa vie, nous serons à l’aube d’un nouveau monde, et nous serons honteux d’avoir pu un jour oser parler, en toute inconscience de la vie des règnes proprement dits, d’un « Nouvel Ordre Mondial » qui pour moi signifie plutôt le retour à l’ancien chaos mondial, autrement dit encore : « Babylone la grande », mais le jour où l’Homme se lèvera alors celle-ci tombera.

Les animaux ne parlent pas, ni ne mentent mais ils sont doués du Verbe comme tout ce qui est vivant sur cette planète. Cela l’homme ne le sait pas, ou encore ou plus exactement, il ne veut pas le reconnaître car les enjeux politiques, économiques, religieux seraient sacrément mis à mal.

Voici, maintenant, un extrait d’un article paru dans la revue Nexus n° 84 de janvier-février 2013, « Non aux brevets sur les chimpanzés ! » lequel fait écho à ce que je viens de vous dire.

« …. Doués de conscience. Il ne reste plus qu’à espérer que la Déclaration de Cambridge sur la conscience animale, proclamée en juillet dernier (2012) à l’Université de Cambridge (Royaume Unis) par trois éminents neuroscientifiques, David Edelman, Philip Low et Christof Koch, à l’occasion du premier rapport annuel de la Conférence Francis Crick, codécouvreur de la structure de l’ADN, qui consacra les dernières années de sa carrière à l’étude de la conscience, ne restera pas lettre morte. Cette déclaration affirmait en conclusion :

« Des preuves convergentes indiquent que les animaux ont les bases neuroanatomiques, neurochimiques et neurophysiologiques des états de conscience, ainsi que la capacité d’exprimer des intentions. Par  conséquent, les preuves sont là qui indiquent que l’être humain n’est pas le seul à posséder le substrat neurologique propre à engendrer la conscience. »