Soyez le sourire de Dieu !

Soyez le sourire de Dieu !        

J’étais au chevet d’une personne de laquelle émanait beaucoup de tristesse quand soudain je vis dans l’invisible se tenant assis sur le lit : un petit enfant. Je lui fis alors part de ma découverte. « Avez-vous perdu un enfant ? » lui demandai-je. Et cette femme se mit à fondre en sanglots tout en me montrant sa photo sur le mur. De fait, il s’agissait de son petit-fils décédé depuis plus deux ans.

Comme à mon habitude, je pris soin de lui signifier combien il était important de laisser partir les siens, et qu’ils seraient toujours présents de l’au-delà à notre réalité, même si une certaine séparation physique existait encore entre eux et nous.

Après cet entretien, elle accepta de le laisser monter dans la lumière. Après avoir aidé l’enfant au passage, quelques minutes plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de voir revenir cet enfant libre et revêtu de lumière. Celui-ci avait choisi de revenir auprès de sa grand-mère pour l’accompagner.

Sidéré, je lui fis part du choix qu’avait fait son petit fils. Mais trop, c’était trop et j’en conviens ceci n’était pas facile à intégrer pour cette femme. De fait, elle ne s’était jamais penchée sur la question de l’invisible préférant, probablement, se centrer sur sa détresse humaine. Quoiqu’il en soit, un très léger sourire s’esquissa sur son visage.

Quant à la fin de l’histoire, je ne peux vous en dire plus cela fait partie de leur mystère. Je leur espère de tout cœur, une merveilleuse retrouvaille dans la lumière, et, avec l’aide de son petit-fils de l’enfant, l’avènement de cette femme à elle-même.

Le véritable enjeu dans toute cette histoire de vie : votre naissance à vous-même.

Alors, le message qui va suivre s’adresse à tous qui sont encore dans la souffrance de la perte d’un enfant, voici ce que je suis en mesure aujourd’hui de leur confier de mon expérience de vivant avec l’au-delà.

Lorsque le voile de l’histoire normée se déchire….

Certes, je vous le concède, il est toujours trop tôt pour perdre un des siens, plus encore l’un de ses enfants, mais il n’est jamais trop tard pour découvrir que votre existence ne soit pas encore et qu’à travers l’absence d’un des vôtres, vous n’ayez l’opportunité de pouvoir y travailler, mais cette fois-i, en y replaçant un inconnu : l’invisible.

Vous passerez tous un jour de l’autre côté, comme nous tous, et de crainte par rapport à cet évènement vous ne devriez pas en avoir. Mais l’invisible vous fait tellement peur que vous le fuyez, incapable d’en envisager quoi que ce soit, alors émerge l’absurde, l’incompréhensible, l’intolérable.

Souvenez-vous, ce dont je vous parlais dans un des messages précédents, au sujet de l’interdit diaboliquement fondateur : « L’invisible n’existe pas, c’est un leurre, ne te laisse pas berner, il est vain de lui donner de l’importance….. ».

Oser braver l’interdit, qui en a le courage. Serait-ce vain d’y croire ? Pourtant, la mort nous y convie.

Alors, en l’absence de cette transgression salutaire, le scénario est et restera toujours le même : un être très cher vous quitte, et votre cœur s’en trouve comme déchiré et meurtri. Le temps comme suspendu dans un chaos.

J’ai parfois l’impression que les gens loupent leur vie par réelle complaisance à vivre dans celle des autres, y compris celle de leur proche, ou de leurs enfants, sans jamais s’occuper de la leur. Vivre par personne interposée conduit un jour ou l’autre à une violence irrecevable. L’autre s’en va, et votre existence se déstabilise voir s’écroule comme un château de carte.

Votre anéantissement ne serait-elle pas due à votre fol attachement à la vie de l’autre qui vous a quitté, sans pouvoir y donner du sens ?

Vivre par procuration, c’est faire violence à la vie, et dans le futur s’assurer un retour de bâton sans pareil à la mort du mandataire.

Souvent ceux qui vous ont précédé hâtivement dans la mort ont tous eu un destin de vie particulier, comme s’ils avaient reçu cette mission de vous montrer en quoi la vie pouvait être belle, qu’il faut la mordre à pleine dent, et lui donner un véritable sens. Et qu’elle se doit d’être vécue pour soi.

Certes pour une mère assister au départ de son fils paraîtra toujours inconcevable et irrecevable, mais en rester là ce serait faire gravement offense à ce qu’est la Vie ? Quelque part la Vie a besoin d’elle et lui demande en tant que mère de s’occuper à la fois de son fils, mais aussi d’elle-même. Son fils souffre du manque à la vie de sa mère, et la mère se doit d’en prendre conscience pour lui et pour elle.

Aussi incroyable soit-il, la Vie lui offre cette opportunité de prendre conscience en un extraordinaire électrochoc de ce qu’est réellement sa vie et celle de son fils ? Souvent, les enfants passés dans l’au-delà étaient pleins de vie, pleins d’espérance. Parfois, ce sont eux qui vous donnaient la force de la vie. Oui, ils étaient tout simplement connectés à la Vie, ce que vous avez oublié d’être pour la plupart des humains.

Aussi lorsque le voile de la norme se déchire à travers le décès d’un plus jeune que vous, surtout s’il s’agit de votre enfant, alors la normalité éclate en mille morceaux, et soudainement tous les repères s’écroulent les uns après les autres.

Croire qu’il est possible de programmer si facilement votre vie à travers celle de votre enfant, c’est oublier que celle-ci ne se prête pas à ce petit jeu. Et elle vient vous en rappeler certaines règles :

1)    La Vie est faite de visible et d’invisible

2)    La Vie donne, chacun doit devenir libre de ce don et se doit le faire fructifier pour soi-même,

3)    Votre existence ne peut se vivre à travers l’autre sinon vous l’obligez à se retirer de vous.

4)    Son lieu, c’est l’instant présent,

5)    Ce qu’elle déteste par-dessus tout : l’histoire.

Lorsque le rideau de l’illusion de la vie se déchire, c’est une invitation à regarder ce qui était jusque-là caché, ignoré, interdit et qu’il ne fallait surtout pas regarder. L’important n’est pas le voile mais l’au-delà du normé : la Vie tout simplement en vérité. Mais les hommes ont choisi la mort la préférant à la Vie, incapables d’y donner désormais un sens. La mort, devient le miroir de ma résistance à la Vie.

La vie n’est que don, l’oublier c’est se perdre

N’oubliez jamais cet adage : la vie donne et n’a de cesse de le faire. Le comprendre : c’est réaliser qu’elle ne prend jamais, et que même à travers le mystère de la mort, quelque chose de l’ordre du don est toujours présent, si vous pouviez le comprendre.

Sachez que la Vie ne s’arrête jamais, mais si vous ne le croyez pas, dommage ! Vous perdez une chance de vous trouver et de retrouver les vôtres dès maintenant au-delà du voile.

Si Dieu nous a fait le don de la vie, ça n’a jamais été pour nous la reprendre un jour, tel n’était pas son but mais malheureusement les hommes s’en illusionnent.

Lorsque Dieu octroie un don à quelqu’un, c’est pour le faire fructifier. S’il vous fait cadeau de la Vie, c’est pour qu’à votre tour vous en deveniez un ambassadeur et un  généreux donateur mais à puissance 10 de par votre Être constamment mis en acte.

Ainsi, le Très-Haut donne la Vie à l’humain pour qu’il devienne capable de la rayonner et de la transmettre à son tour, mais la réalité en est toute autre. Assombrir le ciel de cette terre, c’est la seule chose qu’il sache apparemment bien faire. Donner la mort étant plutôt sa spécificité.

Alors, s’il vous reste une once de vie, prêtez l’oreille :

Qu’avez-vous fait de votre don ? Est-il en voie de disparition avec l’un des vôtres ?

Si, votre réponse est affirmative, de toute urgence, reprenez-vous, il n’est jamais trop tard pour le temps des retrouvailles avec la Vie. Ne dilapidez pas ce qu’il vous reste de vie, ce serait dommage pour nous tous. Vous manqueriez au bien de tous.

Le temps des retrouvailles : l’ici et maintenant

Paradoxe, plus notre existence est courte, plus elle est potentiellement porteuse de sens. Mais les humains vivants sur le mode du prendre et de la possession, ne peuvent l’entendre et l’accepter.

Parfois un enfant quitte prématurément cette planète pour nous faire naître à nous même, comme si c’était là aussi, une autre de ses missions. Pour eux, c’est réellement un challenge courageux, plein d’espérance mais malheureusement souvent voué à l’échec par notre suffisance et notre prétention.

Alors, ne perdez pas votre temps à attendre vos retrouvailles dans l’au-delà, et il n’y a pas un minute à perdre, car c’est ici et maintenant qu’il s’agit de le vivre, et non dans un hypothétique futur. C’est aussi là, un des aspects de notre incarnation, ce pourquoi nous sommes venus sur cette terre. Alors qui gagnera la vie ou la mort, ce miroir aux alouettes, l’esprit de ce monde ou celui de Dieu ?

Certes beaucoup vivent un enfer à la perte d’un proche très jeune. Mais cette épreuve insupportable, quelle réalité reflète-t-elle ? Celle de leur attachement à leur petite histoire, insignifiante et inutile tant qu’ils ne se sont pas encore trouvés. Cet attachement souffrant d’une fidélité absurde à celui disparu ne témoigne-t-elle pas d’un esclavage démesuré dû à leur inconscience ?

Ce n’est pas la longueur de notre histoire de vie qui importe mais le sens que nous avons pu lui donner. Le drame, c’est que l’homme s’obnubile constamment sur la sienne vécue à travers les autres : fixé sur le passé, et regrettant un hypothétique  futur.

Quant au présent des humains, d’une manière générale, 80% d’entre eux le vivent dans la réplication d’un passé composé avec beaucoup d’artifices.  Pour ce qui est de leur futur, ils l’organisent et le programme en une subtile et fidèle reproduction du présent. Alors, pour ces ceux-là, lorsque l’instant présent de la mort les touche, et que cet évènement les convoque, ils vont le vivre comme une violence suprême du temps et de l’histoire.

Concrètement, l’humain déteste et ne peut véritablement vivre l’instant présent, pourtant la mort l’y convie un jour ou l’autre. Si la mort est ce départ de la vie à l’instant juste, celle-ci dérange par ce qu’elle remet en question mon vécu du temps. Finalement, la mort est vécue comme l’échec d’un système répliquant sur fond d’inconscience, la mort devenant l’impossible fuite ou rejet de l’instant présent.

Concrètement, pour la plupart d’entre nous, le temps des retrouvailles avec la Vie sera difficile, complexe, voire impossible parce que l’humain se fuit constamment, et ne cesse de s’empêtrer dans son histoire.

 

La Vie déteste l’histoire, paradoxe les hommes l’adulent.

L’histoire restera toujours dépourvue de sens au regard de la Vie, et par destination, les hommes en ont fait un lieu de non vie, et de mensonge si bien que le devoir de mémoire de l’histoire cache toujours un rejet inavoué de la Vie laquelle ne permettrait pas cette histoire-là. Regardez derrière tous ces cadavres portés aux champs d’honneur, c’est un hymne à la mort et non à la vie qui est chanté. Un mensonge de plus…

Mais cette trahison à la vie est aussi la vôtre. Le temps n’a de cesse de vous enfermer, de vous emprisonner dans des mémoires passées. Si la mise au tombeau, est toujours une sorte de mise en mémoire, vous ne cessez de mettre votre propre vie constamment en tombe. Voilà comment les humains font honneur à la vie. Ils la trahissent.

J’affectionne particulièrement ce passage de l’évangile de Luc 9.59 : « Il dit à un autre : « Suis-moi ». Celui-ci répondit : « Permets-moi d’aller enterrer mon père ». Mais Jésus lui dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi va annoncer le règne de Dieu. »

C’est ici, une parole du Christ difficile à comprendre. Mais, Jésus, nous appelle à redécouvrir la Vie. Pour cet homme qui vient de perdre son père, il se doit dans ce même temps découvrir sa mission, celle d’annoncer le règne de Dieu.

Aussi la mort est-elle semblable à une porte, elle vous en rappelle son existence mais vous avez le choix entre l’ouvrir à jamais sur la Vie ou la refermer précautionneusement à double tour.

Si vous êtes dans le doute et l’indécision, voici mon conseil : soyez obligeants de refermer, au plus vite, cette maudite porte de la crypte à vos morts attitrés. Et cherchez bien, il n’y a pas qu’une seule crypte…. Puis prenez bien soin d’en faire célébration à jamais dans le souvenir de vos défunts. Et que vive la mort !

Pour les autres, la Vie sera d’avoir cet unique objectif : vivre chaque jour, hors tombeau, tel le ressuscité en évitant, coûte que coûte, toute forme de nouvelle mise en mémoire. C’est ici que se trame en vérité le mystère de l’Amour qui transcende l’au-delà et libère du tombeau nos morts, leur rendant la vie.

Vous savez quand la Vie vous a souri, et que son sourire est devenu vôtre alors vous êtes en mesure non seulement de la comprendre mais surtout de la vivre activement, à puissance 10.

La Vie, c’est encore cela : vivre l’éternité de l’instant présent avec tous ceux qui nous précèdent dans l’au-delà.

Le sourire de Dieu : l’Homme Vivant

Puis-je espérer un jour, le sourire de Dieu sur le visage des humains, sur celui de l’homme accompli dans son visible comme dans l’invisible.

Si cette vérité vous échappe, alors vous êtes encore dans l’illusion de la vie. Et de tous ses artifices, la souffrance est sans nul doute l’un de ses plus beaux ! Puissant narcoleptique, il vous endort et vous fige, vous coupant temporairement de la vie avec l’au-delà.

N’oubliez jamais que de l’autre côté, vous êtes toujours liés avec vos proches, et si beaucoup n’ont de cesse de vouloir les retenir, votre tristesse leur fait très mal. Sachez que, ce sont eux, les plus grands meurtris, qui de l’autre côté ressentent cruellement votre manque à la Vie. Et il n’est pas question ici, pour eux, d’illusion.

Le drame dans tout cela, lors du décès d’un de nos proches, c’est que nous continuons encore dans l’au-delà à le faire souffrir. Nous le lions à nous même comme s’ils devaient payer pour ce qui se passe.

Faire souffrir, se faire souffrir et magnifier la souffrance les humains y excellent merveilleusement bien, ils y sont passés maîtres en la matière. Et s’y complaire, encore une nouvelle fuite de soi-même, nouvelle création d’histoire : belle affaire de notre inconscient !

Dramatiser la mort, voilà le refuge de ceux qui n’ont pas compris la Vie.

Une fois de plus, je vous le redis, celle-ci n’a de cesse de donner et elle est pleine de sens mais, malheureusement, elle ne peut plus rien pour celui qui accepte de se laisser pétrifier quotidiennement par son passé.

Tant que vous ne vous êtes pas délié de votre souffrance illusoire, vous continuez à lier ceux dans l’au-delà pour le plaisir du malin. Déliez-vous, et tout le monde sera libéré au ciel comme sur terre.

Le décès d’un être cher, vivez le plutôt comme un cadeau de la vie, une sorte challenge que la vie vous offre. Deux existences s’en trouvent concernées : la vôtre et la sienne.

Alors cessez de vous apitoyez sur votre psychodrame. Jouez le jeu, et vous y serez tous deux gagnants. Si l’un part pour l’au-delà, n’est-ce pas pour aider l’autre à naître de soi-même, et si l’autre reste en notre monde, n’est-il pas là pour parvenir à témoigner de la Vie toujours gagnante sur la mort ?

Prendrez-vous un jour conscience de l’enjeu véritable de ce challenge ?

Il s’agit dans l’au-delà de pouvoir célébrer, dans la joie, votre naissance à la Vie ici-bas, capable de transcender le réel et de délier ceux et celle encore retenus captifs par les liens de la mort.

Pour vous qui restez en ce monde, votre mission la voici : rendre témoignage à la Vie. Voilà votre victoire lorsque vous serez enfin libre de votre histoire. Et cela ne pourra jamais s’écrire, ce sera votre secret.

Voilà ce qui s’appelle véritablement l’Amour, tout le reste n’est que manque à la Vie, souffrance vaine et illusoire.

Soyez le sourire de Dieu, il ouvrira les portes de toutes vos cryptes !