Une bergerie à la présence inquiétante.

Un ami m’appelle parce qu’il a des problèmes en sa maison. C’est une ancienne bergerie, et depuis qu’il a posé un escalier intérieur pour aller à l‘étage supérieur, il se trouve en présence d’une manifestation inquiétante à savoir : il se sent comme griffé quand il prend l’escalier et la nuit il a l’étrange impression d’être observé.

Arrivé chez lui, je constate qu’il y a effectivement dans l’escalier un esprit gardien mais il faut pousser l’investigation un peu plus loin. En fait, en ce lieu j’y ressens certaines formes d’énergie reliées à des lieux sacrés. A l’extérieur effectivement, je perçois, dans l’invisible, la présence d’un petit édifice construit suivant les règles des anciens par rapport aux énergies environnantes. Aucun doute ce lieu est sacré.

De retour dans la maison, je palabre avec l’esprit du lieu et lui demande s’il est lié à ce temple, il me répond que oui. Au cours de cet échange, j’apprends qu’il est dévoué au dieu Eole, et qu’il est mécontent des intrusions intempestives de mon ami dans le temple. Il faut dire que la bergerie empiétait le temple à l’endroit même où se trouvait l’escalier.

Commence alors mon plaidoyer avec cet esprit gardien du temple. Je lui fais alors part, qu’avant ce jour, mon ami n’en savait rien rien mais qu’à partir de maintenant, il aura pour eux une reconnaissance toute particulière. De suite, il me propose de placer un carillon éolien à l’endroit même où se trouve ce petit temple dans les prochains jours. Ce qu’il fit effectivement.

Quelque temps plus tard, mon ami me fait part de son grand bonheur de vivre en sa maison devenue si  paisible et harmonieuse. Et, tout content de sa découverte, iil m’a confié qu’aux archives de la mairie, il a retrouvé le nom que ce lieu portait jadis : «Les éoles».

Comme dans l’exemple précédent, le tissus vibratoire a été déformé et a gardé la trace d’un petit temple lequel est perturbé par la présence d’une autre réalité vibratoire : celle de la bergerie.

Ici, intervient une notion nouvelle, nous prenons place sur le territoire de qui ? Si une réalité vibratoire est déjà existante en un lieu avec son histoire pré-existante et encore vivante, comment s’intégrer en ce lieu en un temps nouveau avec une histoire nouvelle?  Mais ici vient s’ajouter un élément supplémentaire la présence d’un esprit, esprit de quoi, de qui ? Le temple avait corps-âme et esprit. Et l’esprit du lieu est toujours encore présent avec sa mission propre d’assurer la vie ou sa survie.

Face à cet évènement et à ces capacités de travailler à l’invisible, j’avais les capacités de faire disparaître les traces de ce passé imprimé dans le tissu vibratoire puisque le temple n’existait plus en tant qu’entité visible. Certes, l’effacement aurait été possible mais fallait-il le faire ? Je n’en n’ai rien fait, parce que cela reste encore la question  reste ouverte ?

De quel droit, de quelle autorité faire disparaître cette réalité immatérielle ? Verra-ton un jour un département du patrimoine des monuments historiques immatériels ? Ici, se pose la question de la mémoire, cette mémoire restée dans l’inconscience de l’aujourd’hui des hommes, et pourtant toujours active ? Alors, comment gérer celle-ci ?

Même question quant à l’esprit du lieu, sorte de mémoire active intelligente et vivante, que fallait-il en faire ?  Pour l’instant, l’harmonie est toujours là, la vie de mon ami en sa maison est heureuse. Quoi de plus ? Est-ce la réponse juste ?.