Si l’invisible me regardait !…

Un jour, visitant une église datant pour ses fondations les plus anciennes de l’an mille, j’aperçois, dans l’invisible, les traces d’un bâtiment attenant à l’église mais toute trace physique dans la réalité a disparu et pourtant je peux encore en faire le tracé au sol.

Dans l’église, je vais retrouver le guide du lieu et lui demande de me renseigner au sujet de l’éventuelle existence, dans le passé, d’un édifice à l’endroit  repéré. Celle-ci s’étonne parce qu’elle n’en parle jamais mais me confirme qu’effectivement en ce lieu-là existait l’aile de la communauté religieuse qui assurait la vie spirituelle du lieu. Elle a, me dit-elle, en sa possession des plans où cet édifice y est représenté.

M’étant aperçu, par ailleurs, que devant le porche de l’église, à une distance de 20 mètres se trouvaient encore, sous terre, trois cavités reliées par un souterrain. Je la questionne  aussi sur cette découverte, et celle-ci, à nouveau surprise, me confirme qu’elles existent effectivement mais qu’à ce jour la commune n’a jamais été en mesure d’en financer des fouilles.

La réalité regardée est souvent partielle, et pourtant, y trouver des mémoires de forme liées à l’existence physique d’un objet du passé disparu n’est pas rare et parfois y reste encore relié la force de son esprit.

Dans l’invisible, il y a tant à contempler, mais l’homme, par peur, s’est refusé à voir et à entendre. Dommage !…

Apprendre à regarder l’invisible, et à ressentir ces forces agissantes encore liées à la réalité perçue. Ce sont là les prémices des retrouvailles avec vous-même : courage !…