L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas

« Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout : le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l’approchons par leur intermédiaire. (…) Nous croyons en l’Etre Suprême, d’une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traités de païens… Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l’obscurité.

 Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ! Ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit. »

 Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

 

« Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l’âge. (…) C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. »

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

L’invisible et ses « clouds »

Je vous ai longuement parlé précédemment des intelligences mémorielles naturelles (IMN) et parasites (IMP), alors maintenant permettez-moi de vous introduire à l’un des mécanismes qui permet aux IMP de se répliquer et d’assurer leur survie.

Vous connaissez ce que l’on appelle un « cloud » sur le plan informatique, cet ensemble de processus qui permet de sauvegarder et de gérer des informations à distance en un lieu qui n’est pas le vôtre mais vers lequel vous pouvez aller, à tout moment, récupérer vos informations stockées et traitées.

L’invisible fonctionne aussi de la sorte, et voici une histoire qui traduit cela :

Un jour, au terme des soins infirmiers prodigués, la patiente (84 ans) me demande si je peux faire quelque chose pour son sommeil. Elle a ouïe dire, par la rumeur publique, que je pouvais améliorer la qualité du sommeil des personnes. Aussi s’empresse-t-elle de me dire que depuis plus de quinze ans elle ne dort presque plus, tout au plus 3 heures par nuit. Le reste du temps elle gamberge sans cesse s’inquiétant pour un rien qu’elle peut ruminer jusqu’au lever.

Aussi je lui demande de pouvoir inspecter le lieu où elle dort. Premier constat, les énergies y sont faibles voire en manque : le lit se trouve engoncé dans une alcôve où l’énergie vitale y est bloquée et très perturbée. Sur d’autres plans tout est en faveur d’une désorganisation importante de l’état vibratoire de son espace en général : déformation de la trame due au passage d’un cours d’eau souterrain, et imprégnation de celle-ci avec ses mémoires émotionnelles négatives cumulées depuis tant d’années.

Maintenant, permettez-moi de m’arrêter quelques instants sur ce mécanisme qui met cette personne en hyperactivité mentale nyctémérale.

Nous possédons tous cette propriété de pouvoir stocker nos mémoires en un même lieu, et surtout pendant ce moment privilégié de la nuit durant laquelle notre situation topographique reste toujours le même. C’est ainsi que nous parvenons  à créer dans l’invisible une unité de sauvegarde ayant sa propre intelligence laquelle se charge d’enregistrer et de donner vie à notre émotionnel sous forme d’intelligence mémorielle parasite (IMP). N’oubliez pas ce que je vous ai déjà dit à leur propos à savoir que ces IMP  cherchent constamment à se répliquer et à se sauvegarder avec un instinct de survie.

Pour elles, la stagnation géographique de 6 à 8 heures en moyenne est un temps suffisant pour leur permettre une duplication mais aussi une synchronisation, en sauvegardant les nouvelles données émotionnelles du jour tout en s’assurant qu’aucune d’elle n’a été effacée. Cette unité de sauvegarde vivante restera fixée toujours dans le même lieu et parfois il en existera plusieurs pour la même personne, ce sont lors des unités de stockage auxiliaires : l’emplacement du fauteuil, une place précise autour d’un bureau, d’une table….

A chaque stagnation sur un des lieux, un processus de sauvegarde des IMP se fera et si nécéssaire celle-ci s’accompagnera d’une reprogrammation de la personne dans ce qu’elle a de négatif, même si celle-ci fait un travail psychologique pour tendre vers un mieux être.

Si la propriétaire de ces « clouds » venait à disparaître, par exemple, et qu’une autre personne venait dormir ou à prendre place sur les même espaces occupés par la précédente, tôt ou tard, celle-ci  verra changer son comportement et dans ses habitudes adopter les aspects négatifs du précédent occupant.

Mais revenons à l’histoire de cette personne, elle avait accumulé depuis tant d’années tant d’émotionnel négatif par la nature même de son histoire de vie, qu’elle ne pouvait plus se dégager de cette ambiance psychique néfaste la nuit. Il lui fallait vivre et revivre ses nuits toujours dans un « brainstorming » permanent au point de lui dévorer sa paix psychique, mais une fois la trame nettoyée et retendue, les énergies de la pièce purifiées, ainsi que le contenu des « clouds » vidés de leur IMP, cette vieille dame a retrouvé le sommeil et une certaine sérénité mentale. Conséquemment au niveau de ses jambes, elle a senti celles-ci devenir plus légères et moins algiques à la marche, ce qui était inattendu.

Une fois de plus si l’invisible source notre réalité, et dans le cadre du mécanisme de l’histoire matricielle ce dernier ne perd rien de ce que nous faisons au quotidien. Il s’en enrichit de jour en jour d’intelligence mémorielles parasites, certaines nouvelles, d’autres plus anciennes qui grossissent de plus en plus maîtrisant, conditionnant nos vies afin de nous empêcher d’avancer vers une réalité autre qui n’aurait que faire de l’histoire matricielle. Finalement, le mécanisme des « clouds », permet de générer une réalité qui tourne constamment sur elle-même, comme en une sorte de cercle infernal duquel il sera difficile d’en sortir.

Si nous voulons y parvenir alors nous nous devons de parvenir à une certaine écologie et économie de notre réalité invisible.

Aussi prendre soin de l’extraordinaire, c’est savoir en assurer non seulement une certaine gestion mais aussi sauvegarde saine et naturelle de son environnement, c’est par là-même pouvoir ainsi s’assurer un mieux-être et une meilleure santé.

Si dans le non ordinaire rien ne se perd et tout se stocke sans arrêt au nom du principe de la réplication, alors apprendre à le gérer devient une urgence. Plus notre invisible sera « clean » (propre), plus notre réalité gagnera en paix et beauté mais si rien n’est fait alors la pollution mémorielle et ses conséquences dans le visible deviendront invivable voir insoutenables.

Pour cela sur le plan de l’invisible, nous avons à faire l’apprentissage dans les temps futurs, d’une nouvelle écologie capable de la gérer harmonieusement, et je crois que nos enfants parviendront à le faire sans difficulté dans un avenir très proche.

Cette nouvelle écologie que j’appelle à l‘existence de tout mon être et de toute mes forces repose sur une véritable économie, non pas rechercher le maximum d’acquis et de profits, qui n’est qu’un modèle parmi d’autre du système pervers de la réplication, mais de s’attacher garder simplement la voie du minima, du non superflu, du juste nécessaire. Autrement dit encore, il s’agit d’apprendre à alléger, à libérer soi, l’autre et nos environnements de tout ce qui est lourd, inutile et destructeur pour l’harmonie et le bien être de chacun.

Lorsqu’un chat s’exprime sur l’invisible….

L’animal a des émotions mais quand il les exprime avec force au point d’en agacer son maître par ses miaulements, ce n’est jamais sans raison. Dans le cas suivant, c’est l’invisible la source du problème. Sitôt la cause de l’agitation émotionnelle levée tout rentre dans l’ordre comme si de rien n’était.

Je viens d’accomplir un soin infirmier chez Mme S., lorsqu’au moment de partir, je lui demande des nouvelles de son chat « Arthur » qui habituellement était toujours auprès d’elle et que je n’avais pas eu le plaisir de voir. Aussi me fait-elle part des désagréments qu’elle a avec lui.

Depuis 15 jours, de jour comme de nuits,  il a des miaulements de forme plaintive pouvant laisser croire à une souffrance physique. Il y dix jours, elle est allée chez le vétérinaire qui suite à un bilan sanguin a détecté un problème d’ordre thyroïdien. Toutefois, la mise sous traitement médicamenteux n’a rien changé à sa situation. Son comportement reste identique.

Devant ces informations, je lui fais part de mon premier ressenti à savoir qu’il y a de fortes énergies négatives dans sa maison au point que son miaulement est pour moi l’expression d’un danger pour elle. Aussi me permet-elle de faire un petit bilan métabiologique du lieu.

Bilan réalisé, je lui fais part qu’il y a un grand nombre d’entités qui résident en sa chambre et que l’une d’elles bloque l’entrée de la chambre. Par ailleurs au niveau du rez-de-chaussée s’y trouve aussi beaucoup de désordre vibratoire et quant à l’étage, celui-ci s’avère par contre nettement plus léger.

A la présentation rapide de ce bilan, elle  me confirme qu’actuellement l’endroit où Arthur est le plus calme, c’est effectivement à l’étage. Quant à la chambre, elle a toujours remarqué que le chat regardait l’entrée de la chambre comme si quelque chose l’empêchait d’y entrer.

Je propose donc à Mme S. d’alléger la qualité vibratoire de son lieu espérant dans la foulée pouvoir aider Arthur à se pacifier, et voir son état général s’améliorer. Celle-ci acquiesça sans problème étant ouverte à l’existence de la réalité non ordinaire. Une fois chose faite, et quelque temps plus tard, je suis de retour chez elle, pour un bilan sanguin, et j’ai eu l’heureuse surprise de voir me S. en meilleure forme, se disant elle-même nettement moins fatiguée et dormant d’un sommeil plus profond et surtout un visage beaucoup plus rayonnant de savoir son chat dégagé de cette tristesse et de ses miaulements incessants si déchirants. Aujourd’hui, le chat revient passer ses nuits avec sa maîtresse, ce qu’il ne faisait plus depuis plus de quinze jours.

Les animaux, s’ils peuvent porter un temps, nos poids et nos peines, s’ils peuvent prendre sur eux un temps nos souffrances et nos maladies, il arrive parfois qu’ils sont aussi là pour nous prévenir d’un danger à venir et de l’urgence à travailler à ce que cela ne soit pas. Tout le problème étant de comprendre leur langage, et d’être au même diapason qu’eux, c’est-à-dire d’accepter qu’ils puissent nous parler de cet invisible que nous refusons de voir et d’entendre.

Si l’invisible source notre réalité et que celui-ci est perturbé alors il ne peut engendrer que du désordre : physique, psychique et spirituel.

Les animaux sont là pour nous rappeler que nous seuls avons reçu ce don merveilleux de pouvoir restaurer l’équilibre des forces présentes dans l’invisible. Ils savent que nous le pouvons, nous l’avons peut-être oublié aussi sont-ils là pour nous raviver la Mémoire.

Olfaction de l’invisible par le monde animal

L’animal perçoit l’invisible, il le voit mais aussi le sent. Le chien, par exemple, possède cette particularité de ne pas aimer les vibrations négatives, et son olfaction si sensible fait qu’il peut et en toute situation ressentir et manifester de par son attitude réactionnelle quelque chose de l’invisible dans son aspect négatif.

Courant avril 2014,  mon chien Otello m’a fait vivre une expérience jusque-là jamais rencontrée. Habituellement dans la maison il occupe toujours la même place sur le canapé mais voilà que durant deux jours celui-ci rechigne à y rester. Cette attitude d’évitement de sa part ne m’est pas étrangère et je sais par expérience qu’elle est souvent due au fait qu’une entité squatte son lieu de repos, mais voici qu’un second indice m’apparait inhabituel dans le fait qu’il sente sa couverture ainsi que le sol tout autour de lui.

Convaincu d’une présence, je cherche à la détecter mais cela s’avère infructueux : rien sur le canapé, rien dans la maison. Ne trouvant rien de probant, ne sentant rien moi-même sur le plan de l’invisible, je pense alors à l’émanation d’un effluve qui serait sur sa couverture en lien avec le parfum de lessive ou je ne sais quoi, mais cela ne m’expliquerait pas du tout pourquoi son olfaction du sol. Quoiqu’il en soit je décide de lui changer la couverture et là il accepte de retourner sur son canapé mais cela le sera pour un très court laps de temps. Après y avoir séjourné environ deux heures soudainement le même scénario se reproduira : renifler sa couverture, et soudainement quitter son lieu. Indubitablement, je suis là en présence d’un fonctionnement de mon chien lié à l’invisible mais lequel pour l’instant m’échappe.

Le troisième jour, vers 5 heures de matin, avant de me rendre au travail, je suis toujours résolu d’essayer de comprendre ce qui se passe, alors je décide de prendre mon café en lieu et place qu’Otello occupe habituellement. La maison est calme, pas de mouvement, pas d’odeur de cuisine et pas de fenêtre ouverte. Soudainement voilà qu’à mon tour je sens qu’émane une odeur très nauséabonde, voir pestilentielle, et je la connais bien, elle est propre à ces entités qui viennent du monde d’en-bas ou encore qui sont souffrantes, attaquées, blessées par des forces mauvaises. Seulement, il y a un hic : aucune entité ne se trouve sur le canapé ou dans l’habitation alors qu’olfactivement j’en sente une moi aussi. Je suis donc en présence d’un scénario jusqu’alors inconnu.

Perplexe, je me dis : « Il faut chercher au-delà de cet espace, et si l’entité se trouvait dehors ? ». Et quelle ne fut pas ma surprise de la découvrir à même plaquée sur le mur où se trouvait adossé de l’autre côté le canapé. De l’intérieur, mon clair-ressenti ne me permettait pas de la détecter, mais seule la claire-olfaction m’autorisait à dire que j’étais bien dans l’environnement d’une entité mais pas forcément présente dans la demeure.

Une fois l’entité trouvée, identifiée et soignée, les effets ressentis furent immédiats : disparition de son odeur et reprise des habitudes de vie de mon chien qui a eu vite fait de reprendre sa place comme si de rien n’était.

Pour aller plus loin :

L’animal, ce visionnaire de l’invisible, cet autre garant de la vérité

La Voie du Ciel…..

La Voie du Ciel ne peut-elle être comparée à celui qui fait un arc ? Il abaisse ce qui est en-haut, il élève ce qui est en bas. Il enlève ce qui est en trop, il ajoute ce qui manque.

La Voie du Ciel réduit ce qui est excessif, complète ce qui est insuffisant. La Voie de l’homme est bien différente : il enlève à celui qui n’a pas assez, pour le donner à celui qui a trop.

Qui est capable ayant du superflu, de le donner au monde ? Celui-là seul qui a le Tao.

C’est pourquoi le Saint-Homme agit sans rien attendre en retour ; son œuvre méritoire menée à bien, il ne s’y complait pas et ne désire pas faire montre de sagesse.

LAO TSEU, Tao Te King, enseignement 77, Ed. Dervy, 2006

 

Qui devient Souffle n’a pas d’autre choix….

Extrait du Pèlerin d’Emeraude, Anonyme

Un soir au bord de mer, autour d’un feu dans les dunes protégé du vent, innomé prit la parole :

« Liberté, vois-tu cet océan, l’esprit de ce monde dans son immensité lui ressemble.  Il baigne et s’infiltre en toute chose, nous sommes en lui et lui est en nous et par une lame de fond, il peut t’emporter en un rien de temps. Si tu n’as pas de sérieuses fondations solidement bâties sur le roc de ton âme, il te fera perdre pied sans que tu ne t’en aperçoives.

Construire sur le roc  qu’est-ce que cela peut bien signifier si ce n’est que d’avoir trouvé cette force intérieure qui te permette de te situer en toute connaissance de cause en tout lieu où rien de ce que tu rencontreras ne pourra faire vaciller le roc.

Mais pour cela  tu dois d’abord quitter le monde des eaux et seule ton âme peut t’aider à te mettre debout afin de sortir de ces eaux d’ici-bas si souvent dangereuses et malfaisantes.

Dans certaines peuplades d’Afrique par exemple, les eaux sont le lieu où reposent et vivent des esprits malfaisants. N’oublie pas ce que je t’ai déjà dit à savoir que  l’eau, l’air et le feu appartiennent au monde des esprits. La terre quant à elle  est ce lieu où vivent les âmes et les esprits à travers les trois fluides.

L’esprit sous la figure de l’eau, dans sa forme destructrice et sournoise, nous renvoie au monde de l’horizontalité dans son manque de verticalité, dans sa non reconnaissance du transcendant et dans sa volonté de masquer ou cacher l’invisible.

Toutefois l’âme libre qui se reconnait sur le plan de l’horizontalité appartient au monde du minéral et évolue libre hors des eaux. Elle construit la vie de l’homme sur le roc, ce roc qu’il devra alors gravir pour se verticaliser.  Tant que l’homme n’identifie pas  et n’accepte son âme, il n’y aura pas de roc possible.

Tant que tu ignores ton âme, tu n’auras pas d’existence véritable et aucune possibilité d’élévation spirituelle ne s’offrira à toi. Semblable à du sable mouvant, telle est l’âme de celui qui s’ignore toujours emprise et malmenée par les eaux de l’inconscience.

Vois-tu maintenant ce feu, il est aussi cette autre face de l’esprit mais cette fois-ci dans sa dimension de purification, d’élévation, ou encore d’effacement. Il traduit, cette fois-ci,  l’esprit dans sa verticalisation.

Dieu ne s’est jamais manifesté dans les eaux, symbole de l’indifférenciation, mais toujours dans le feu  ou dans le souffle, celui capable de séparer les eaux d’en-bas de celles d’en-haut. Quand Dieu recourt à l’Esprit créateur, chaque fois par son feu  ou à travers lui, Il cherche à nous révéler quelque chose de Lui-même dans une rencontre, un face à face. Lorsque son  feu est là indubitablement il nous est annoncé qu’il est besoin d’une purification intérieure ou de se séparer d’une indifférenciation à l’oeuvre.

Si la présence du feu évoque la nécessité d’une transformation ou d’une purification, il demeure ce révélateur de la voie spirituelle qui nous mène à notre élévation. Mais, une fois de plus, pour rencontrer le feu, le préalable nécessaire est de sortir ou quitter le monde des eaux pour enfin oser l’aventurer  vers Soi sur la terre ferme, et ce à pied sec pour aller à la rencontre du feu d’où parle Celui qui Est.

Traditionnellement dès la sortie des eaux vient la rencontre de la première terre : le désert où nous sommes soumis à l’épreuve du feu au terme de laquelle, une fois passés au crible, nous pouvons accéder à cette seconde terre : la montagne, ce roc de l’âme qu’il reste à  gravir.

Si la montée de l’âme vers Dieu est d’un constant dépouillement, c’est  au terme de son escalade qu’une ultime métamorphose peut se produire  témoignant alors de sa parfaite verticalité et horizontalité.

Lorsque ton âme sur le sommet de la montagne aura rejoint le Bien Aimé, tu connaitras la force de l’air sur cette terre, tu deviendras en Lui, par Lui et avec Lui Souffle.

A ton tour tu seras capable aidé du feu de son Esprit de souffler sur les eaux y compris même d’y descendre  ou même d’y marcher. Pour ce qui est de la tempête, tu ne la craindras pas car tu en seras aussi le pacificateur. Comprends-tu  cela ? L’homme qui a accompli le chemin est devenu tel une croix placé au carrefour de l’horizontalité et de la verticalité.

Liberté surpris de cet enseignement, lui demanda de plus amples explications :

« Je perçois ce que tu viens de me dire au sujet du monde des eaux, mais tout de même, l’eau, c’est la vie ? »

« Les hommes, je te l’accorde ont coutume de dire que l’eau : c’est la vie. Mais permets-moi de t’apporter cette nuance. L’eau  n’est que  le support de la vie, il serait erroné de la réduire à la vie. C’est elle qui achemine les informations de la vie en toute chose, mais les informations qu’elle véhicule ne sont fort malheureusement pas toutes porteuses de vie. L’eau est-elle pure en tout point de notre planète ? Loin de là en elle repose la plupart du temps nombre de poisons polluants et toxiques issus de l’activité humaine. Il serait erroné d’envisager le monde de l’eau seulement sous la symbolique de la vie car elle est souvent le lieu de danger, de la destruction et du maléfique.

Dans les eaux de l’esprit, les « requins », les  « pieuvres », les « anguilles »  habitent aussi ce monde. Ils y règnent en maître et sont  dangereux comme  la mort. Certes je te l’accorde sans eau nous ne pouvons pas vivre, mais en cette dimension symbolique là l’eau est loin d’être la détentrice de la Vie. Liberté n’oublie jamais que  le maître de l’esprit des eaux n’en n’est autre que le malin.

Liberté avait encore une question qui lui dévorait les lèvres, et il ne put s’empêcher de la lui poser :

« Je comprends bien ce que tu as dit de l’esprit verticalisé dans sa dimension du feu, mais pourquoi parle-t-on alors du feu des enfers ? »

Innommé devant la vivacité de l’esprit de Liberté alla encore plus loin dans son exposé :

« Après cette vie-ci, qui n’est bien souvent que la résultante de l’œuvre du malin par l’entremise de notre inconscient, vient le temps  au jour de notre mort de quitter ce monde des eaux dans lequel la plupart d’entre nous baignent toujours depuis le jour de leur naissance.

Cette fois-ci si de ton vivant tu n’as pas su faire équipe avec  ton âme et ton esprit propre. Si tu n’as su t’affranchir du monde des eaux, alors tu n’auras pas connu de ton vivant même celui  du minéral, encore moins celui de l’air. Au jour de ta mort lorsque tu quitteras ce monde des eaux que te restera-t-il en vérité  si ce n’est que le monde du feu. Ce feu de la purification, du jugement, de la culpabilité, de la vision brûlante de ce qu’a été ta vie dans son œuvre de destruction. Oui, le feu garde toujours la verticalité et si de ton vivant tu n’as pas transcendé l’eau, le minéral  puis l’air, alors au-delà,  il te te faudra passer par l’épreuve du  feu de la purification.

Quant au malin, sache qu’il n’est pas le gardien du feu mais celui des enfers. Il se dit gardien des âmes qui se sont laissées trompées par lui  par ignorance spirituelle. Liberté, j’entends déjà ta question celle de l’injustice par rapport à la tromperie des âmes : « Que peut-on faire ? C’est injuste ! »

Tu sais, lorsque qu’en ton coeur tu auras conscience de ces âmes égarées et de leurs tourments, tu recevras la capacité de les ramener vers la lumière. Naturellement cela s’imposera à toi comme une évidence à laquelle tu ne peux vouloir t’en soustraire cela s’appelle l’œuvre de la miséricorde. Descendant alors dans les enfers, tu ne craindras pas le feu car avec toi tu auras cette force du Souffle capable de ramener avec toi les âmes perdues, et leur donner les soins qu’il convient.»

Soudainement le sens du vent vint à changer, alors qu’ils étaient à l’abri dans la dune, celui-ci semblait venir et les envelopper  de toute part.

Et Innommé de rire : « Vois-tu le mystère du vent, il souffle là où il n’est pas forcément attendu, il peut d’un souffle éteindre le feu ou l’attiser mais aussi générer la tempête. Et pourtant arrives-tu à l’apercevoir ? Peux-tu le cerner dans une forme ? Vois-tu il en est de même pour le mystère du Souffle créateur et défenseur de la VIE, cette présence divine sans cesse informe qui t’appelle à perdurer la Création !

Qui devient Souffle n’a pas d’autre choix que d’assécher les eaux mortelles de l’inconscience et pas d’autre possible non plus que de descendre aux enfers.

Qui s’abaisse sera élevé, qui s’élève sera abaissé ne peux le comprendre que celui qui a fait le chemin vers Lui : le pèlerin. »