Avec Dieu sans limite, délier ciel, terre y compris les enfers

Courant juin 2014, venant de prendre rendez-vous par téléphone avec Mme C. ma coiffeuse, j’ai cet étrange ressenti d’une fatigue anormale pesant sur elle. Pour avoir une telle réaction de ma part, j’ai cette intime conviction qu’il plane sur son salon de coiffure une vibration néfaste et dangereuse pour elle. Et de fait en faisant sur ce lieu une investigation à distance, j’y perçois la présence d’une magie vaudou qu’il m’est possible de ressentir par claire-olfaction. Cette odeur si caractéristique liée à ce genre de force malfaisante, le la percevais nettement en son magasin et elle y était apparue un mois plus tôt.

Par chance Mme C. m’a donné le dernier rendez-vous de l’après-midi et en arrivant au salon je la retrouvais avec Mlle Y., sa collaboratrice. Sachant que je travaillais dans les énergies, un jour elle m’avait demandé de bien vouloir la prévenir si dans le futur je venais à ressentir l’arrivée de quelque chose de négatif sur elle ou sur son salon.
L’instant était donc venu d’honorer ma promesse.

Pendant qu’elle me coupait les cheveux, je lui fis part de ce que j’avais pu détecter au matin et qui se confirmait maintenant que j’étais présent physiquement sur les lieux.

De fait elle me confia qu’elles étaient toutes deux très fatiguées avec les nerfs à fleur de peau. Quant à savoir si la fréquentation du lieu avait baissé suite à cette magie ressentie, Mme C. me répondit par la négative.

Une fois qu’elle eut terminé de me coiffer, j’explorais plus encore son salon, et l’odeur de la magie se ressentait en plusieurs lieux mais beaucoup plus distinctement dans l’arrière-boutique réservé aux soins de bien-être.

Mais je compris que je faisais fausse route dans mon analyse de la situation lorsque je pris connaissance de cet événement. A la date anniversaire du décès du père de Mlle Y, une bougie s’était allumée mystérieusement en le ce lieu à la consternation de l’une et de l’autre qui s’imaginaient que c’était là l’œuvre de l’une d’elle venue plutôt ce matin-là.

Quoi qu’il en soit, plus de doute possible, son allumage spontané et la magie malodorante devait être reliés à l’histoire de cet homme quinquagénaire décédé accidentellement depuis peu ! Cette combustion soudaine de la bougie à cette date précise était l’ultime appel d’un père à sa fille pour lui dire qu’il besoin d’elle pour le faire monter. Quant à l’empreinte olfactive en ce lieu, elle trouvait son origine sur le père, ci-présent. Ainsi donc s’il faut parler de magie, c’est le père qui en est porteur.

Mr Y. était médium et magnétiseur et depuis le jour de son décès, il venait hanter de sa présence les nuits de sa mère. Bloqué dans notre espace-temps, il venait demander de l’aide aux vivants de la famille ainsi qu’aux amis mais personne avec toutes les meilleures intentions du monde ainsi que les prières n’y était parvenu. Sa mère, elle-même médium, le voyait souvent la nuit. Dans une vision il y apparaissait comme courroucé de ce qui pouvait lui arriver, agacé de ne pas être dans la lumière.

Mais alors que s’était-il passé ? Pourquoi cet odeur si typée de la magie noire sur lui ?

En fait Mr Y. a été victime d’une magie qui a provoqué sa mort de façon accidentelle, et le drame c’est qu’il s’est trouvé piégé dans l’univers diabolique du maléfice. Aller vers la lumière lui était impossible quasiment voir interdit.

A la compréhension de ces faits ma priorité devint de délier cet homme dans l’invisible là-même où il se trouve et sa montée dans la lumière fut immédiate.

Au moment de prendre congé de Mme C. et de Mlle Y. je pris soins d’assurer à cette dernière qu’il lui serait très probablement donné, dans les prochains temps, des nouvelles de son père par l’un ou l’autre médium.

Un mois plus tard, de retour au salon, j’eu confirmation de ma prédiction à savoir que la mère de cet homme décédé avait eu cette vision dans un rêve. Il était venu serein et en paix lui apporter en remerciement des gâteaux. Un autre de ses amies quant à elle le vit, dans un des siens, heureux et rayonnant contrairement à tous les autres rêves précédents qu’elle avait eu de lui, cette fois-ci il avait une valise à la main et vint lui dire : « Au revoir et merci ! ».

A l’énoncé de ce rêve, un nouvel indice m’était donné à savoir que la libération du père de Mlle Y. n’était pas plénière. Pour moi, s’il était fait mention d’une valise, cela signifiait que sa liberté n’était pas encore véritablement retrouvée. Je me suis alors remis au travail, et maintenant le voilà libéré de sa valise, de ce poids désormais devenu inutile.

Depuis, tout est rentré définitivement dans l’ordre. Le salon a retrouvé de bonnes énergies, les deux collègues coiffeuses ne sont plus anormalement fatiguées et nerveuses. Le papa de Mlle Y. a retrouvé la paix, il ne hante plus la vie de sa famille qui s’en trouve grandement soulagée.

Si l’invisible parvient encore à me surprendre, pour rien au monde je ne pourrai délaisser l’appel d’une âme en détresse dans l’au-delà, quand bien même serait-elle dans les enfers. Un passeur d’âme ne l’est pleinement et véritablement que s’il connait la nature même des enfers.

Alors si l’amour et la paix de Dieu l’habitent pleinement, il pourra toujours y descendre sans animosité de quiconque, monstres, démons ou diables. Il lui sera toujours possible d’y ramener en douceur des enfers une âme tourmentée. Délier, ciel, terre y compris même les enfers telle est avec sa mission. Avec Dieu elle ne connaîtra aucune limite.

« Je veux passer ma terre à faire du bien au ciel pour le bien de cette terre. »

Nous sommes début avril 2013, je suis dans le sud de la France pour y assurer des stages de formation en métabiologie. Profitant de mon passage, j’avais pris soin de prévenir une amie dont je n’avais aucune nouvelle depuis plus d’un an. Me rapprochant d’elle géographiquement l’occasion était rêvée pour  tâcher de la revoir. Curieusement elle avait perdu mes coordonnées et pensait fortement à moi depuis peu, ne sachant  comment me joindre.

Avec elle, j’ai vécu et je continue à vivre une histoire merveilleuse, et je tiens à la remercier pour cette fois-là où elle m’a donné de prendre conscience de cette force spirituelle incroyable qui repose en nous en tant qu’être incarné et dont nous sommes responsables.

Mais voici son histoire et la mienne qui en découle.

Deux ans auparavant, elle a perdu son fils. Il s’est donné la mort. A cette époque-là, j’avais pris soin dans l’au-delà de son fils en le faisant monter dans la lumière. Je connaissais son fils mais, à l’époque des faits, je n’avais rien pu faire contre ce drame. La seule chose que je pouvais pour lui, c’était de le soigner dans l’invisible. Au-delà,  je le savais élevé et j’avais fait cette prédiction à sa maman qu’elle rencontrerait un jour un ou plusieurs médiums qui lui confirmeraient mes dires au sujet de son bien-être spirituel.

De fait, un médium, ami de son fils, vint lui dire sans qu’elle s’y attende qu’elle avait vu son fils élevé dans la lumière ce qui selon elle était impensable pour quelqu’un qui a mis fin à ses jours. Plus tard, son  fils vint par l’intermédiaire d’un autre médium lui dire qu’il était bien là où il était profitant de l’occasion pour lui donner des explications quant à son acte.  Mon amie demanda à son fils s’il pouvait voir son père décédé peu de temps avant lui. Il lui avoua qu’il pouvait rendre visite à son grand père mais qu’il ne pouvait de son côté lui rendre visite.

Ainsi lors de notre dernier entretien, elle me fit part de son questionnement spirituel qui était d’une extrême lucidité. Elle se demandait s’il était possible d’offrir des soins à son père pour qu’il puisse rejoindre son fils. « Ce serait dommage qu’en passant de l’autre côté nous ne puissions pas tous nous retrouver. Tu as fait monter mon fils, ne peux-tu pas en faire de même pour mon père afin de l’amener sur le même plan que lui ? ».

Sa question était très pertinente, et ce fut un électrochoc pour moi de me rendre compte qu’il ne suffisait pas simplement de faire passer les âmes dans l’au-delà , mais qui plus est, que nous avions pour mission de leur donner les meilleurs soins pour qu’ils puissent dans la lumière être le mieux possible. Cette amie m’avait fait prendre conscience que ce que j’avais fait à ce jour était insuffisant et qu’il me fallait aller plus loin sur le plan des âmes. Je lui fis cette promesse qu’un jour quand elle sera prête nous ferions monter tous ses ancêtres afin que tous puissent se retrouver dans la joie dans  « l’au-delà lumière ».

Sur le chemin du retour, je me mis à regarder mes propres ancêtres et pris conscience qu’il restait du travail à faire. Ce fut d’abord le tour de mon père à être dégagé des forces qui le liaient encore dans l’invisible puis celui de mon grand-père dénommé Jules. Lorsque les soins furent terminés, sur l’autoroute  un énorme camion de déménagement vint me doubler par la droite et en très grands caractères sur une bâche toute blanche était écrit : « JULES », nulle autre inscription n’apparaissait, « Jules » étant le nom de la société. Et je me mis à rire me disant quel joli clin d’œil puis je les ai remercié, là-haut, pour cette délicate attention.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. De retour chez moi, je regarde la fréquence de consultation de mon blog. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le 12 avril 2013, les consultations du jour avaient dépassé  les 1600, soit 100 fois plus que la normale journalière pour  93 pays qui étaient venus le consulter. Cela semblait très surprenant voire plutôt anormal. Que s’était-il donc passé ce 12 avril là ? En consultant le calendrier j’avais la réponse c’était la fête de la Saint Jules. Nouveau clin d’œil de l’invisible. Désormais J’avais l’intime conviction que la prise de conscience que je venais d’avoir était de la plus haute importance pour ceux de l’autre côté.

Plus que jamais prenaient sens ces paroles du Christ : « Tout ce que vous aurez lié sur terre sera lié au ciel, tout ce que vous aurez délié sur terre sera délié au ciel. » Ici repose le mystère même de notre incarnation, une âme tant qu’elle est incarnée a cette capacité de pouvoir œuvre au ciel et sur la terre. N’attendez pas d’être au ciel pour espérer pouvoir faire quelque chose pour les votre, il sera trop tard. Personnellement j’ai compris et intégré en ma vie cet adage suivant, et l’invisible m’en est témoin : « Je veux passer ma terre à faire du bien au ciel pour le bien de cette terre et  pour qu’enfin le ciel puisse à nouveau  y revenir, plus il sera dégagé plus il sera à même de venir se rendre présent ici-bas. »

Au moment où j’écrivais cette histoire, je me suis  rendu compte que mon amie n’était pas courant de ce qui s’était passé après notre dernière  entrevue. Ce matin, je l’en ai tenue informée et tout émue de ce que je venais de lui annoncer, elle me dit : « Aujourd’hui nous allons à B…., à la chapelle saint Jean car une messe est donnée en l’honneur de la Saint Jean. ». C’est après de cette chapelle que les cendres de Jean ont été déposées, n’est-ce pas là encore une merveilleuse communion avec l’Invisible ?

A toi Jean, du fond de mon âme je te dis merci pour l’offrande de ce moment clé de nos vies. Je l’’ai compris à travers toi et par toi, je le résume par ceci : du mystère de  l’interaction des âmes. Et je me pose cette question : si rien n’avait été fait. Où en serions-nous toi, ta famille, moi-même mais aussi tous ceux à qui des soins ont été prodigués dans l’au-delà  à partir de cette terre ?

 

Un enfant met en échec l’histoire matricielle : Noël !

 

L’histoire matricielle totalitaire

Noël, la venue de cet enfant divin, quel sens pouvoir bien donner à toute cette histoire ? J’espère que cette interprétation du texte vous ouvrira, cette fois-ci, les yeux sur qui vous êtes en vérité et du travail de libération intérieure qu’il vous incombe de faire urgemment.

Jésus naît une étable, un lieu peu adapté pour une naissance. Il prendra place dans une mangeoire, à la place du végétal qu’on y dépose : le foin ou le grain, et il sera entouré d’animaux qui lui apporterons leur chaleur. Et pourtant, cette réalité semble vouloir nous dire quelque chose ?

Au-delà de cette vision bien attendrissante, je vous invite à reconsidérer votre point de vue, aussi vais-je essayer de vous aider à comprendre ce dont il est véritablement question dans la venue mystérieuse de cet enfant.

Cette femme est enceinte sur le point d’accoucher et les humains ne sont pas capables de l’accueillir dans une demeure. Que faut-il comprendre derrière cette inconvenance des hommes ? Un tel degré d’inconscience se pouvait-il exister à l’époque ? Malheureusement oui, mais reste à savoir, maintenant, quel en est le véritable protagoniste de toute cette mésaventure, la question reste ouverte. Serait-ce l’humain ou bien une réalité autre ?

Aussi permettez-moi d’esquisser cette réponse. Cet excès d’inconscient mortifère et déshumanisant, je l’attribue à l’histoire. Voilà, la pièce maîtresse qui est à l’origine de notre déchéance humaine.

Pour les commodités de cet exposé, j’emploierai le terme d’« histoire matricielle », cette construction mémorielle, qui a pris vie, à travers le temps influençant vos faits et gestes jusqu’à ce jour. En êtes-vous libre ? Pas du tout. En êtes-vous conscient ? Encore moins. De quel droit l’histoire s’autorise-t-elle, activement, à façonner votre vie, allant jusqu’à  s’autoriser à la préempter, influençant alors votre destinée. Personne ne se pose la question, pour la simple et bonne raison que nul n’en n’a conscience.

Le dévorement de l’enfant

L’ « histoire matricielle » cherche absolument à ce que votre vie soit envahie par son existence, et qu’en une fidèle réplication du modèle, sa vie devienne vôtre.

Alors conformément à chronos, le Dieu du temps qui mange ses enfants, l’ « histoire matricielle » fera de vous des vieillards avant terme, par fidèle réplication de l’histoire par rapport à un lourd secret. C’est cela le mystère de la crèche, le dévoilement de celui-ci par l’enfant et le voici :

« Les enfants sont contraire à ma nature, je dois tout faire pour les tuer ou les neutraliser au plus vite, à faire en sorte que l’enfant ne soit plus à jamais. Alors si je les mange, c’est parce qu’ils peuvent me mettre en échec. Moi, l’histoire matricielle, j’arrange, j’organise, je programme la vie des humains pour cet unique but : me reproduire, et je serai toujours la première dans le cœur des hommes. Je hais l’instant présent des enfants car ils me ravissent la première place, celle où je leur échappe encore.»

Voilà le drame de l’humanité : être dépossédé de sa vie laquelle sera toujours dévorés par une histoire qui, la plupart du temps, n’est pas vraiment la sienne. En venant au monde l’enfant est d’emblée projeté dans une trajectoire de vie qu’il n’a pas choisie, celle de sa famille, de ses parents, d’une société et d’un pays. Son rôle : « être conforme à l’histoire, n’en rien changer du tout. ». Mais aux yeux de Dieu, ce n’est pas l’histoire qui importe, mais le cœur. Dieu ne lui donnera jamais de première place,  Dieu est la vie sans histoire, l’hsitoire matricielle le sait, c’est son pire ennemi.

Le Christ ne dira-t-il pas cette parole au sujet des enfants : « Le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemble ». Oui, à nouveau nous retrouvons l’enfant. La clé de notre mystère. L’enfant dans sa nature profonde, avant qu’elle ne soit altérée, a cette faculté de pouvoir sortir l’humanité de son désastre dû aux forces obligeantes de son histoire.

Libre et ouvert à tous les possibles, il devient l’ennemi numéro un de l’ « histoire matricielle » laquelle n’aura que cet unique objectif : s’assurer au plus vite de sa survivance en se répliquant en sa vie au plus vite, garder sa première place.  Pourquoi ?

Hors du temps justement, sans passé, ni futur programmé, en cela, il peut mettre en péril le fonctionnement matriciel du temps, voilà le réel danger qu’il représente.

Oui, c’est donc un fait, pour Chronos et l’ « histoire matricielle », l’enfant de par sa nature profonde est insupportable. Mais avec Jésus, l’enjeu est encore plus important, car il est celui qui nous ouvre le chemin de la libération.

L’impossible dévorement : l’enfant Jésus

Regardez ! Jésus, vient de naître et un astre apparaît dans le ciel nous annonçant l’arrivée d’un être au destin particulier. Aussi les mages, à la vue de l’étoile,  iront demander à Hérode de lui indiquer l’endroit où cet enfant-roi vient de naître, celui-ci n’en sait rien toutefois il les missionnera en tant qu’ambassadeurs pour aller le localiser, et l’en informer avec ce futile prétexte d’aller lui rendre ses hommages.

Derrière les mages, convoqués par l’astre, il nous est révélé que l’histoire cosmique est, elle aussi, au rendez-vous avec, là une réelle puissance matriciante : l’influence des astres. La présence de ces mages met réellement en scène son existence, et ils en sont ses ambassadeurs. Mystérieusement, les présents apportés à l’enfant, témoignent de sa vocation future sans tromperie. Chacun d’eux possèdent des caractéristiques bien particulières. Ces trois personnages qui ne se connaissaient pas, sans s’être concertés vont dire par leurs présents la réelle nature de l’enfant sur le plan du corps, de l’âme et de l’esprit. Il y aura tout d’abord :

Les présents des mages : signification prophétique

L’or de la royauté, pour son corps conscient dont l’aura sera d’un rayonnement puissant sur tous ceux qu’il va rencontrer. Lorsque celle-ci s’affaiblira, ce sera chaque fois, pour lui, le signe que l’un des siens est en manque de vie. Son royaume, c’est  l’étendue géographique de sa lumière rayonnante, qui ira jusqu’à celle du monde voir au-delà, et dont il s’en saura 100% responsable de ce qui s’y passera à jamais. Son corps rayonnant, il n’aura de cesse d’en prendre soin et il le défendra au prix de sa vie. Particularité de son royaume, il ne lui appartiendra jamais mais toute la richesse de son royaume réside dans le fait que nul ne peut le lui ravir.

Ne dira-t-il pas : « ma vie, nul ne la prends, mais c’est moi qui la donne » ? Ici se trouve la clé du fonctionnement de son royaume. Lorsqu’en celui-ci, quelqu’un sera en manque de vie due à l’oppression, à l’esclavage, son territoire s’en trouvera diminué. Dès que la loi de la vie : celle du « donner » sera mise à mal, il fera tout pour mettre en échec la loi de la mort : celle du prendre.

En tant qu’Être véritablement épargné de l’inconscience de par Marie sa mère, la consciente, il sait intuitivement que toute forme de préemption de vie en ce monde lui fait perdre de son rayonnement, et en conscience, il en défendra coûte que coûte son territoire. Sa mission, consistera en cela : tout faire pour remédier à cette situation d’injustice.

Alors, avec lui les aveugles voient, les estropiés marchent, les opprimés sont libérés. Ainsi son royaume et celui de ses frères s’accroissent pour le bien de tous. Par voie de solidarité indéfectible.

En Noel, en Jésus, la royauté est déjà là, mais en cette fête, il y est question de ce germe de royauté qui repose en vous. Oui comprenez le bien, vous êtes appelés à la vie de sorte que nul ne puisse vous la ravir mais que vous puissiez l’offrir tout autour de vous. Et vous comprendrez dans cette royauté que l’histoire peut être neutralisée voir effacée lorsque vous habiterez un corps véritablement rayonnant et pour lequel vous vous en sentirez 100% responsable. Ce qui ne laisse pas de place à l’histoire matricielle qui toujours vous déresponsabilise, et cherche à vous éloigner de vous-même.

Puis vient cet autre présent : l’encens. Celui qui est utilisé dans le temple pour la prière.  Ici, c’est le symbole même de l’âme par laquelle la prière peut monter vers Dieu dans le temple du cœur. Si l’or est associé à la fonction du roi, l’encens le sera pour celle du prêtre. Autrement dit encore, celui capable de s’adresser à Dieu en toute justesse et d’intercéder auprès de lui. Seule l’âme possède cette faculté véritable.

Celui qui vit sur ce plan, reçoit aussi cette autre disposition intérieure : voir et entendre véritablement, c’est-à-dire au-delà de ce plan physique. Christ nous enseignera plus d’une fois à ce sujet : « Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas. »

Qui regarde la vie avec les yeux de l’âme ne peut plus se laisser duper, berner par le mensonge des hommes et de leur histoire matricielle. Il connaît par avance celui qui lui fait face, il sait si ses dires sont en accord le rayonnement de son  corps. Cela se voit, la fraude est impossible.

L’âme est de nature à ouvrir les yeux des aveugles, à faire entendre les sourds, à faire marcher les estropiés mais aussi à s’éloigner, à prendre distance du dissimulateur, le falsificateur : le diable. L’encens de l’âme met en évidence les fourberies du diable et de Chronos, pour les déjouer et les faire disparaître. Avec elle l’ « histoire matricielle » perd sa force dupliquante. L’histoire doit reprendre sa place de servante des hommes, une fois dee plus sa primauté n’est plus.

Pour terminer vient la myrrhe, celle qui parfume qui donne la bonne odeur du prophète, celle de l’esprit  de sainteté reposant sur celui-ci. La myrrhe, ici symbolise, le prophète qui annonce la vérité sans tromperie, ni mensonge sans être au service de l’histoire matricielle.

Alors les mages lorsqu’ils ont vu l’enfant, que s’est-il passé ? Ils se sont sentis sondés, mis à nus par l’instant présent de ce petit enfant dans sa nature bien particulière, si bien que son rayonnement les a transformés. L’histoire cosmique matricielle aurait-elle fait allégeance au Christ ? Je crois que oui.

Avec l’enfant Jésus, la fin de l’histoire

Ainsi donc à la crèche, nous sommes au commencement de la déroute de l’histoire matricielle, Chronos restera sur sa faim et pour son malheur, il ne parviendra pas à manger l’enfant. Dans la vie future du Christ, ironie de l’histoire, c’est le Christ lui-même qui se donnera en nourriture pour la perte de Chronos et de l’histoire matricielle. Son repas qu’il nous a offert : faire mémoire de l’éternelle nouveauté de l’instant présent.

Si apocalypse, c’est à dire : révélation, il devait y avoir. Celle-ci trouve tout son sens en cet évènement, et elle commence ici-même à la crèche. Jésus, dès sa naissance, est déjà sorti du temps matriciel qui cherchait à le dévorer. Mais ce ne sera pas sans conséquence immédiate : les représailles du temps

De peur, Hérode cet autre roi, figure majeure de l’histoire matricielle va faire tuer tous les enfants nouveaux nés, en particulier, tous les premiers nés de la région. L’histoire les tue afin de tenter à tout prix de subsister.

Oui, cet enfant Jésus est un danger car il peut réintroduire de l’absolu dans la vie des hommes et remodeler complètement la matrice devenue de plus en plus destructrice et mortifère.

Mais la mission du Christ ira plus loin encore. Au lieu de la remanier, il poussera le combat jusqu’à la mettre à mort, en la vie de ceux et celles qui s’ouvrent à l’éternité de leur instant présent.

Et notre naissance ? Une renaissance !

En mourant sur une croix, Christ convoquera chacun des humains à découvrir en leur vie la radicalité de l’instant présent. Avec lui, la mort est morte seule la Vie subsiste. L’histoire matricielle n’est plus.

Aujourd’hui, en cette célébration de la venue d’un enfant divin, il s’agit tout d’abord de pouvoir retrouver trois choses :

1)    Notre royauté dans un corps toujours plus vivant, mû par notre unique espérance : le voir grandir toujours plus dans la Lumière, avec l’aide de Dieu, et d’être capable d’en prendre soin. Mystère de la Tansfiguration

2)    Notre sacerdoce, de par notre âme libre et aimante d’être capable d’accomplir dans une charité sans faille notre mission : aimer notre prochain, et par voie de conséquence, d’être capable d’offrir à Dieu la plus belle des actions de grâce dans l’instant présent, et hors du temps. Le prêtre étant capable de lier ou de délier les liens posés par l’histoire matricielle : « le pardon ». Mystère de l’élévation et de l’Ascension du Cœur.

3)    Notre mission de prophète, celle d’annoncer aux hommes, à temps et contre temps, un message qui éclaire et rend libre de par notre foi indéfectible en celui qui nous source, libre de toute histoire matricielle, déjà sorti de notre tombeau pleinement vivant, et d’être capable d’en témoigner. Mystère de la Résurrection.

Voilà le mystère de Noël, ce cadeau que vous offre cet enfant de la crèche. Faites-en bon usage tous les jours de votre vie. Avec son aide, soyez sûrs qu’à la suite de l’enfant, redevenu tel un petit enfant, vous sauverez le monde, en toute justesse, avec amour et sans violence !

Prière à mon âme.

« Ô mon âme toi qui me connais plus que moi-même,
Mon histoire m’a éloigné de toi, elle m’a fait oublier ce que je suis.
J’en demande pardon,
Libère-moi des affres obligées de ma mémoire personnelle ou collective.
Et daigne dans ta paix me guider dans la non-violence.
Ô mon âme, je fais appel à ton charisme le plus beau qu’il soit, celui de ta charité !
Avec l’aide de ta lumière,
Efface de mon esprit pour le bien de tous,
Cet inconscient obligeant et malfaisant.
Que mon esprit puisse recouvrer enfin sa véritable liberté
Alors ma parole, mes actes et mes prières toujours s’accorderont avec la Vie.
Qu’advienne ce jour de mes retrouvailles avec l’instant de l’éternel présent,
Où libre d’esprit, d’âme et de cœur,
Je pourrai aider et guider mes frères vers notre patrie,
Dans ce même moment divin mû de tout mon Être par ta charité.
Que naisse enfin ce jour de l’Eternelle Rencontre ! »

 

Le Pèlerin d’Emeraude

Soyez le sourire de Dieu !

Soyez le sourire de Dieu !        

J’étais au chevet d’une personne de laquelle émanait beaucoup de tristesse quand soudain je vis dans l’invisible se tenant assis sur le lit : un petit enfant. Je lui fis alors part de ma découverte. « Avez-vous perdu un enfant ? » lui demandai-je. Et cette femme se mit à fondre en sanglots tout en me montrant sa photo sur le mur. De fait, il s’agissait de son petit-fils décédé depuis plus deux ans.

Comme à mon habitude, je pris soin de lui signifier combien il était important de laisser partir les siens, et qu’ils seraient toujours présents de l’au-delà à notre réalité, même si une certaine séparation physique existait encore entre eux et nous.

Après cet entretien, elle accepta de le laisser monter dans la lumière. Après avoir aidé l’enfant au passage, quelques minutes plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de voir revenir cet enfant libre et revêtu de lumière. Celui-ci avait choisi de revenir auprès de sa grand-mère pour l’accompagner.

Sidéré, je lui fis part du choix qu’avait fait son petit fils. Mais trop, c’était trop et j’en conviens ceci n’était pas facile à intégrer pour cette femme. De fait, elle ne s’était jamais penchée sur la question de l’invisible préférant, probablement, se centrer sur sa détresse humaine. Quoiqu’il en soit, un très léger sourire s’esquissa sur son visage.

Quant à la fin de l’histoire, je ne peux vous en dire plus cela fait partie de leur mystère. Je leur espère de tout cœur, une merveilleuse retrouvaille dans la lumière, et, avec l’aide de son petit-fils de l’enfant, l’avènement de cette femme à elle-même.

Le véritable enjeu dans toute cette histoire de vie : votre naissance à vous-même.

Alors, le message qui va suivre s’adresse à tous qui sont encore dans la souffrance de la perte d’un enfant, voici ce que je suis en mesure aujourd’hui de leur confier de mon expérience de vivant avec l’au-delà.

Lorsque le voile de l’histoire normée se déchire….

Certes, je vous le concède, il est toujours trop tôt pour perdre un des siens, plus encore l’un de ses enfants, mais il n’est jamais trop tard pour découvrir que votre existence ne soit pas encore et qu’à travers l’absence d’un des vôtres, vous n’ayez l’opportunité de pouvoir y travailler, mais cette fois-i, en y replaçant un inconnu : l’invisible.

Vous passerez tous un jour de l’autre côté, comme nous tous, et de crainte par rapport à cet évènement vous ne devriez pas en avoir. Mais l’invisible vous fait tellement peur que vous le fuyez, incapable d’en envisager quoi que ce soit, alors émerge l’absurde, l’incompréhensible, l’intolérable.

Souvenez-vous, ce dont je vous parlais dans un des messages précédents, au sujet de l’interdit diaboliquement fondateur : « L’invisible n’existe pas, c’est un leurre, ne te laisse pas berner, il est vain de lui donner de l’importance….. ».

Oser braver l’interdit, qui en a le courage. Serait-ce vain d’y croire ? Pourtant, la mort nous y convie.

Alors, en l’absence de cette transgression salutaire, le scénario est et restera toujours le même : un être très cher vous quitte, et votre cœur s’en trouve comme déchiré et meurtri. Le temps comme suspendu dans un chaos.

J’ai parfois l’impression que les gens loupent leur vie par réelle complaisance à vivre dans celle des autres, y compris celle de leur proche, ou de leurs enfants, sans jamais s’occuper de la leur. Vivre par personne interposée conduit un jour ou l’autre à une violence irrecevable. L’autre s’en va, et votre existence se déstabilise voir s’écroule comme un château de carte.

Votre anéantissement ne serait-elle pas due à votre fol attachement à la vie de l’autre qui vous a quitté, sans pouvoir y donner du sens ?

Vivre par procuration, c’est faire violence à la vie, et dans le futur s’assurer un retour de bâton sans pareil à la mort du mandataire.

Souvent ceux qui vous ont précédé hâtivement dans la mort ont tous eu un destin de vie particulier, comme s’ils avaient reçu cette mission de vous montrer en quoi la vie pouvait être belle, qu’il faut la mordre à pleine dent, et lui donner un véritable sens. Et qu’elle se doit d’être vécue pour soi.

Certes pour une mère assister au départ de son fils paraîtra toujours inconcevable et irrecevable, mais en rester là ce serait faire gravement offense à ce qu’est la Vie ? Quelque part la Vie a besoin d’elle et lui demande en tant que mère de s’occuper à la fois de son fils, mais aussi d’elle-même. Son fils souffre du manque à la vie de sa mère, et la mère se doit d’en prendre conscience pour lui et pour elle.

Aussi incroyable soit-il, la Vie lui offre cette opportunité de prendre conscience en un extraordinaire électrochoc de ce qu’est réellement sa vie et celle de son fils ? Souvent, les enfants passés dans l’au-delà étaient pleins de vie, pleins d’espérance. Parfois, ce sont eux qui vous donnaient la force de la vie. Oui, ils étaient tout simplement connectés à la Vie, ce que vous avez oublié d’être pour la plupart des humains.

Aussi lorsque le voile de la norme se déchire à travers le décès d’un plus jeune que vous, surtout s’il s’agit de votre enfant, alors la normalité éclate en mille morceaux, et soudainement tous les repères s’écroulent les uns après les autres.

Croire qu’il est possible de programmer si facilement votre vie à travers celle de votre enfant, c’est oublier que celle-ci ne se prête pas à ce petit jeu. Et elle vient vous en rappeler certaines règles :

1)    La Vie est faite de visible et d’invisible

2)    La Vie donne, chacun doit devenir libre de ce don et se doit le faire fructifier pour soi-même,

3)    Votre existence ne peut se vivre à travers l’autre sinon vous l’obligez à se retirer de vous.

4)    Son lieu, c’est l’instant présent,

5)    Ce qu’elle déteste par-dessus tout : l’histoire.

Lorsque le rideau de l’illusion de la vie se déchire, c’est une invitation à regarder ce qui était jusque-là caché, ignoré, interdit et qu’il ne fallait surtout pas regarder. L’important n’est pas le voile mais l’au-delà du normé : la Vie tout simplement en vérité. Mais les hommes ont choisi la mort la préférant à la Vie, incapables d’y donner désormais un sens. La mort, devient le miroir de ma résistance à la Vie.

La vie n’est que don, l’oublier c’est se perdre

N’oubliez jamais cet adage : la vie donne et n’a de cesse de le faire. Le comprendre : c’est réaliser qu’elle ne prend jamais, et que même à travers le mystère de la mort, quelque chose de l’ordre du don est toujours présent, si vous pouviez le comprendre.

Sachez que la Vie ne s’arrête jamais, mais si vous ne le croyez pas, dommage ! Vous perdez une chance de vous trouver et de retrouver les vôtres dès maintenant au-delà du voile.

Si Dieu nous a fait le don de la vie, ça n’a jamais été pour nous la reprendre un jour, tel n’était pas son but mais malheureusement les hommes s’en illusionnent.

Lorsque Dieu octroie un don à quelqu’un, c’est pour le faire fructifier. S’il vous fait cadeau de la Vie, c’est pour qu’à votre tour vous en deveniez un ambassadeur et un  généreux donateur mais à puissance 10 de par votre Être constamment mis en acte.

Ainsi, le Très-Haut donne la Vie à l’humain pour qu’il devienne capable de la rayonner et de la transmettre à son tour, mais la réalité en est toute autre. Assombrir le ciel de cette terre, c’est la seule chose qu’il sache apparemment bien faire. Donner la mort étant plutôt sa spécificité.

Alors, s’il vous reste une once de vie, prêtez l’oreille :

Qu’avez-vous fait de votre don ? Est-il en voie de disparition avec l’un des vôtres ?

Si, votre réponse est affirmative, de toute urgence, reprenez-vous, il n’est jamais trop tard pour le temps des retrouvailles avec la Vie. Ne dilapidez pas ce qu’il vous reste de vie, ce serait dommage pour nous tous. Vous manqueriez au bien de tous.

Le temps des retrouvailles : l’ici et maintenant

Paradoxe, plus notre existence est courte, plus elle est potentiellement porteuse de sens. Mais les humains vivants sur le mode du prendre et de la possession, ne peuvent l’entendre et l’accepter.

Parfois un enfant quitte prématurément cette planète pour nous faire naître à nous même, comme si c’était là aussi, une autre de ses missions. Pour eux, c’est réellement un challenge courageux, plein d’espérance mais malheureusement souvent voué à l’échec par notre suffisance et notre prétention.

Alors, ne perdez pas votre temps à attendre vos retrouvailles dans l’au-delà, et il n’y a pas un minute à perdre, car c’est ici et maintenant qu’il s’agit de le vivre, et non dans un hypothétique futur. C’est aussi là, un des aspects de notre incarnation, ce pourquoi nous sommes venus sur cette terre. Alors qui gagnera la vie ou la mort, ce miroir aux alouettes, l’esprit de ce monde ou celui de Dieu ?

Certes beaucoup vivent un enfer à la perte d’un proche très jeune. Mais cette épreuve insupportable, quelle réalité reflète-t-elle ? Celle de leur attachement à leur petite histoire, insignifiante et inutile tant qu’ils ne se sont pas encore trouvés. Cet attachement souffrant d’une fidélité absurde à celui disparu ne témoigne-t-elle pas d’un esclavage démesuré dû à leur inconscience ?

Ce n’est pas la longueur de notre histoire de vie qui importe mais le sens que nous avons pu lui donner. Le drame, c’est que l’homme s’obnubile constamment sur la sienne vécue à travers les autres : fixé sur le passé, et regrettant un hypothétique  futur.

Quant au présent des humains, d’une manière générale, 80% d’entre eux le vivent dans la réplication d’un passé composé avec beaucoup d’artifices.  Pour ce qui est de leur futur, ils l’organisent et le programme en une subtile et fidèle reproduction du présent. Alors, pour ces ceux-là, lorsque l’instant présent de la mort les touche, et que cet évènement les convoque, ils vont le vivre comme une violence suprême du temps et de l’histoire.

Concrètement, l’humain déteste et ne peut véritablement vivre l’instant présent, pourtant la mort l’y convie un jour ou l’autre. Si la mort est ce départ de la vie à l’instant juste, celle-ci dérange par ce qu’elle remet en question mon vécu du temps. Finalement, la mort est vécue comme l’échec d’un système répliquant sur fond d’inconscience, la mort devenant l’impossible fuite ou rejet de l’instant présent.

Concrètement, pour la plupart d’entre nous, le temps des retrouvailles avec la Vie sera difficile, complexe, voire impossible parce que l’humain se fuit constamment, et ne cesse de s’empêtrer dans son histoire.

 

La Vie déteste l’histoire, paradoxe les hommes l’adulent.

L’histoire restera toujours dépourvue de sens au regard de la Vie, et par destination, les hommes en ont fait un lieu de non vie, et de mensonge si bien que le devoir de mémoire de l’histoire cache toujours un rejet inavoué de la Vie laquelle ne permettrait pas cette histoire-là. Regardez derrière tous ces cadavres portés aux champs d’honneur, c’est un hymne à la mort et non à la vie qui est chanté. Un mensonge de plus…

Mais cette trahison à la vie est aussi la vôtre. Le temps n’a de cesse de vous enfermer, de vous emprisonner dans des mémoires passées. Si la mise au tombeau, est toujours une sorte de mise en mémoire, vous ne cessez de mettre votre propre vie constamment en tombe. Voilà comment les humains font honneur à la vie. Ils la trahissent.

J’affectionne particulièrement ce passage de l’évangile de Luc 9.59 : « Il dit à un autre : « Suis-moi ». Celui-ci répondit : « Permets-moi d’aller enterrer mon père ». Mais Jésus lui dit : « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi va annoncer le règne de Dieu. »

C’est ici, une parole du Christ difficile à comprendre. Mais, Jésus, nous appelle à redécouvrir la Vie. Pour cet homme qui vient de perdre son père, il se doit dans ce même temps découvrir sa mission, celle d’annoncer le règne de Dieu.

Aussi la mort est-elle semblable à une porte, elle vous en rappelle son existence mais vous avez le choix entre l’ouvrir à jamais sur la Vie ou la refermer précautionneusement à double tour.

Si vous êtes dans le doute et l’indécision, voici mon conseil : soyez obligeants de refermer, au plus vite, cette maudite porte de la crypte à vos morts attitrés. Et cherchez bien, il n’y a pas qu’une seule crypte…. Puis prenez bien soin d’en faire célébration à jamais dans le souvenir de vos défunts. Et que vive la mort !

Pour les autres, la Vie sera d’avoir cet unique objectif : vivre chaque jour, hors tombeau, tel le ressuscité en évitant, coûte que coûte, toute forme de nouvelle mise en mémoire. C’est ici que se trame en vérité le mystère de l’Amour qui transcende l’au-delà et libère du tombeau nos morts, leur rendant la vie.

Vous savez quand la Vie vous a souri, et que son sourire est devenu vôtre alors vous êtes en mesure non seulement de la comprendre mais surtout de la vivre activement, à puissance 10.

La Vie, c’est encore cela : vivre l’éternité de l’instant présent avec tous ceux qui nous précèdent dans l’au-delà.

Le sourire de Dieu : l’Homme Vivant

Puis-je espérer un jour, le sourire de Dieu sur le visage des humains, sur celui de l’homme accompli dans son visible comme dans l’invisible.

Si cette vérité vous échappe, alors vous êtes encore dans l’illusion de la vie. Et de tous ses artifices, la souffrance est sans nul doute l’un de ses plus beaux ! Puissant narcoleptique, il vous endort et vous fige, vous coupant temporairement de la vie avec l’au-delà.

N’oubliez jamais que de l’autre côté, vous êtes toujours liés avec vos proches, et si beaucoup n’ont de cesse de vouloir les retenir, votre tristesse leur fait très mal. Sachez que, ce sont eux, les plus grands meurtris, qui de l’autre côté ressentent cruellement votre manque à la Vie. Et il n’est pas question ici, pour eux, d’illusion.

Le drame dans tout cela, lors du décès d’un de nos proches, c’est que nous continuons encore dans l’au-delà à le faire souffrir. Nous le lions à nous même comme s’ils devaient payer pour ce qui se passe.

Faire souffrir, se faire souffrir et magnifier la souffrance les humains y excellent merveilleusement bien, ils y sont passés maîtres en la matière. Et s’y complaire, encore une nouvelle fuite de soi-même, nouvelle création d’histoire : belle affaire de notre inconscient !

Dramatiser la mort, voilà le refuge de ceux qui n’ont pas compris la Vie.

Une fois de plus, je vous le redis, celle-ci n’a de cesse de donner et elle est pleine de sens mais, malheureusement, elle ne peut plus rien pour celui qui accepte de se laisser pétrifier quotidiennement par son passé.

Tant que vous ne vous êtes pas délié de votre souffrance illusoire, vous continuez à lier ceux dans l’au-delà pour le plaisir du malin. Déliez-vous, et tout le monde sera libéré au ciel comme sur terre.

Le décès d’un être cher, vivez le plutôt comme un cadeau de la vie, une sorte challenge que la vie vous offre. Deux existences s’en trouvent concernées : la vôtre et la sienne.

Alors cessez de vous apitoyez sur votre psychodrame. Jouez le jeu, et vous y serez tous deux gagnants. Si l’un part pour l’au-delà, n’est-ce pas pour aider l’autre à naître de soi-même, et si l’autre reste en notre monde, n’est-il pas là pour parvenir à témoigner de la Vie toujours gagnante sur la mort ?

Prendrez-vous un jour conscience de l’enjeu véritable de ce challenge ?

Il s’agit dans l’au-delà de pouvoir célébrer, dans la joie, votre naissance à la Vie ici-bas, capable de transcender le réel et de délier ceux et celle encore retenus captifs par les liens de la mort.

Pour vous qui restez en ce monde, votre mission la voici : rendre témoignage à la Vie. Voilà votre victoire lorsque vous serez enfin libre de votre histoire. Et cela ne pourra jamais s’écrire, ce sera votre secret.

Voilà ce qui s’appelle véritablement l’Amour, tout le reste n’est que manque à la Vie, souffrance vaine et illusoire.

Soyez le sourire de Dieu, il ouvrira les portes de toutes vos cryptes !

Passeur d’âme, question de coeur.

Avant d’aller plus loin dans la narration de mes rencontres avec l’invisible, maintenant, je vous livre, en guise de résumé, ma définition du : passeur d’âme.

Il est celui qui a reçu et développé un don très particulier celui d’aider les âmes à retrouver leur chemin dans l’au-delà; et ce dans tous les ordres existants : humain, animal, végétal, minéral. Oui, vous avez bien lu, tous ces règnes sont aussi concernés par le monde de l’âme.

Ce don repose en chacun de tous les êtres humains, mais à chacun de le retrouver et de le développer. A la différence des autres dons, celui-ci ne peut se transmettre car il n’appartient pas au monde de l’esprit, il est propre à celui de l’âme.

Mais qui a accepté ce don devient un passionné de la vie car sa joie et sa satisfaction est grande quand il voit se réunir à nouveau des familles dans la lumière ou encore de soulager, voire même de dégager des âmes en difficulté comme celle des suicidés.

Mais prenez garde ! Ce don, une fois devenu votre, vous ne pouvez pas le garder pour vous seul ou le pratiquer au gré de votre désir.  Quand vous l’acceptez, il devient de tous les instants, et sera sans cesse en évolution. Mais qui dit passion, sous-entend aussi, endurer quelque chose de lourd et de pesant.

Tel le cœur qui n’a de cesse de battre pour pomper et pulser le sang dans votre corps, vous comprendrez que le passeur d’âme vit dans cette réalité-là. Qu’adviendrait-il si le cœur décidait de garder un tout petit peu de sang pour lui ? Il est en ferait un infarctus. Qui a compris le mystère du cœur, ne s’arrête jamais, aucun autre choix ne lui est possible. Il est celui de la Vie : donner. Tout le reste est mort.

Expirer et inspirer l’air, pomper et expulser le sang. Mouvement constant, échange permanent avec cette unique loi : ne jamais rien garder pour soi. Les dons de l’âme obéissent à cette même dynamique de la Vie.

Lorsque votre médiumnité aux mondes des âmes perdues se développe, votre empathie s’accroit et l’assumer n’est pas toujours facile. D’un côté vous serez heureux de remplir votre mission et de l’autre vous ressentirez une certaine souffrance de ce que l’invisible puisse être dans le manque de vie et de lumière.

Le passeur d’âme est celui qui vit sur la modalité de l’âme et non celle de l’esprit. S’il parvient à développer son don, non seulement, il prendra conscience des âmes en difficulté présentes à la fois dans le visible comme dans l’invisible, mais aussi, en contrepartie, il recevra pouvoir pour les soigner, les aider voir les consoler avant leur passage vers la lumière. Avec une vigilance toute particulière, il recherchera à dégager l’âme de tout ce qui les enferme ou les retient captives dans le monde de l’esprit.

Passeur d’âme, sa mission se pratique à chaque instant de sa vie quotidienne, et ce, dans l’humilité et la plus grande discrétion.

Et Dieu, dans tout cela ?

Mystère de l’âme du passeur… Célébration du Cœur… Silence !…

Les animaux ont aussi une âme, ne l’oubliez pas.

Un jour une  patiente me fait part que, depuis quelques temps, ses épaules sont extrêmement lourdes et personne, pas même la médecine, ne peut lui dire pourquoi ?

Pourtant, au niveau de l’invisible, je m’aperçois qu’une âme animale repose au niveau de ses épaules. J’y vois comme un chat. Je lui pose la question à savoir si ces derniers temps, elle a perdu un animal, et me dit que oui : un chat. Au moment où j’assure la délivrance de cette âme, le poids sur ses épaules, soudainement l’avait quitté.

Lorsque je me promène en forêt avec mon chien, j’ai toujours aussi à cœur d’offrir à toutes les âmes animales errantes l’opportunité de rejoindre la lumière. La forêt se pacifie, et nous gagnons tous sur le plan vibratoire.

Mais, permettez-moi aussi cette digression au sujet du monde animal : lorsque vous mangez de la viande, ayez à coeur de porter une attention toute particulière pour cet animal qui a donné sa vie pour vous nourrir. Il serait dommage qu’une fois de plus l’inconscience de l’esprit se moque de l’âme d’une vie qui s’est livrée pour vous en toute conscience.

Remerciez-là, et chacun y gagnera en dignité !

Voici encore une autre histoire avec une âme animale !

Un jour, je vois chez une autre de mes patientes qui venait de perdre son chien, sa présence et lui fait part de ma découverte. Elle semblait ne pas être surprise du tout et me fit part que la nuit, celui-ci venait sur son lit et qu’elle ressentait physiquement sa présence. Cette personne ne voulait pas que je fasse monter l’âme de son chien. C’était son choix, je l’ai respecté non sans quelque inquiétude.

Mais souvenez-vous de ceci, et je vous l’ai déjà dit :

« Nos attachements, aussi beaux soient-ils, font toujours entrave à l’œuvre de la lumière. Toute âme, ici-bas, retenue contre son gré manque à l’harmonie de tous. »

Oui, même avec les âmes animales, aussi surprenant soit-il !

Au moment où j’écris ces lignes, j’apprends qu’un artiste en Belgique s’est permis de lancer des chats en l’air au nom de l’art, dont certains ne seraient pas sortis indemnes, monstruosité en acte de l’inconscience humaine. Mais ceci n’est qu’un épiphénomène de la maltraitance animale générale sur notre planète.

La porter au rang de l’art, suprême perversion !

La folie : un état d’être à part ?!…

Lorsque les âmes ne sont pas montées, c’est qu’elles sont encore liées par le monde de l’esprit, alors elles squattent nos lieux, cherchent de l’aide, tout en apportant leur état vibratoire particuliers (malaise, tristesse, dépression, souffrance…) lequel par résonnance rend la maison difficile à vivre. Par ailleurs, l’esprit qui leur est relié a besoin d’énergie et va vampiriser non seulement la vôtre mais aussi celle des lieux pour subsister. L’âme en soi n’a pas besoin d’énergie mais tant qu’elle est présente en notre dimension, l’esprit qui la retient lui oui et je peux vous assurer qu’il est très énergivore !

Voici une expérience de vie qui pose cette question : où est la folie ?

Un jour, un patient Mr D. atteint de trouble dissociatif de la personnalité, me dit à l’issue des soins infirmiers quotidiens qu’il voit des ombres lesquelles le dérange surtout la nuit, qu’il en est énervé et se sent mal. Par ailleurs,  il n’arrive plus à dormir même avec ses somnifères.

Premier constat d’un simple regard, je prends acte que ce qu’il dit est la vérité. Aussi, je lui confie que j’ai ce charisme de passeur d’âme et que je vais prendre soin de celles qui sont chez lui.

Dans cette demeure, plus que centenaire, les âmes présentes y étaient très nombreuses. Au moment de partir, les ayant à peu près toutes aidées au passage, je m’aperçois qu’une petite âme, celle d’un enfant, est encore assise sur le rebord de la cheminée. Aussi, je la prends et la fais monter dans la lumière. Ceci fait, je prends congé de Mr D.

Tout en me rendant chez le patient suivant, tout en conduisant, je me sens comme griffé par une personne sur le côté passager dans l’invisible. J’entends ces mots : «Mon enfant, mon enfant !» Soudainement,  je prends conscience que l’âme que j’avais fait monter en tout dernier lieu avant de partir de chez Mr D. était celle de son enfant. La mère de l’enfant, à mes côtés, était terrorisée de ce qui venait de se passer. Et je peux la comprendre. En fait, elle avait extrêmement peur de passer dans la lumière, et s’était abstenu de la rejoindre.

Aussitôt, je la rassure, lui donne un petit enseignement de sur ce qui s’est passé, et l’invite de nouveau à monter dans vers lumière. Après lui avoir donné un tout dernier soin pour lever sa crainte et sa résistance au passage, je lui offre l’espace de lumière nécessaire pour qu’elle puisse aller là-haut en toute liberté. Au moment je la sens en train de passer de l’autre côté, en retour j’entends : «Mon Dieu que c’est beau, comment ai-je pu attendre tant d’année ? Mon fils, mon fils !» Fin de la communication.

Le lendemain, je revois mon patient qui s’empresse de me dire : «Alors hier, en repartant vous étiez accompagné ? » Il avait effectivement vu cette ombre qui partait avec moi, la même qui m’avait pris à parti dans la voiture. Je lui ai fait part de ce qui s’était passé, et nous en avons ri. Ce patient, sur le plan du vécu quotidien et de son sommeil était maintenant beaucoup plus calme, détendu et pacifié. C’était la première fois qu’il était entendu et compris sur ce qu’il voyait dans l’invisible.

Il est dans le jeu du tarot, une carte particulière : celle du pendu. Tant que l’invisible, cette dimension la plus essentielle de la vie n’est pas prise en compte, nous vivons la tête à l’envers pendu par les pieds, et la vision que nous avons de ce monde est erronée.

Où est véritablement la folie ?

Se trouve-t-elle dans celle de cet homme qui perçoit depuis son enfance l’invisible ou dans celle de ce monde qui prend pour « fous »  tous ceux commencent à voir le monde à l’endroit, dans son « bon sens » ?

Passeur d’âme, un charisme pas de tout repos….

Un jour, une médium me fait la lecture suivante. Elle perçoit qu’au ciel se penchant vers moi, énormément d’âmes  attendent de moi quelque chose. Surprise de sa vision, elle me demande : « Avez-vous une connexion particulière, ou une croyance à l’égard des défunts ? ». A cette époque-là, je n’en savais rien du tout et lui dis que non.

Six années plus tard, je découvre que de fait, j’ai reçu ce charisme de faire passer les âmes dans le monde de la lumière. Oui, soudainement  la prédiction de cette médium prenait tout son sens.

Depuis, quoi qu’il en soit, je n’ai eu de cesse d’avoir cette vigilance toute particulière à l’égard des âmes bloquées encore dans notre espace-temps. Et, je vous assure qu’elles sont plus nombreuses que vous ne pouvez le penser.

Aussi dès que je passe auprès d’un cimetière, je m’assure à ce qu’aucune âme ne soit en attente ou en souffrance. Et, il n’est pas rare de voir l’une d’elle assise au bord de sa tombe, ou d’autres errantes, et parfois certaines encore dans leur cercueil. Chaque fois, je prends le temps de dégager chacune d’elles pour les mener vers la lumière.

De nuit comme de jour, je mets en œuvre ce charisme car les âmes dès qu’elles perçoivent que vous en avez la capacité, elles ne vous laissent jamais de repos. Et d’ailleurs, passeur d’âme en avons nous le choix ?

Aujourd’hui, je sais que là-haut, les familles sont chaque fois heureuses de voir revenir un des leurs. De quel droit pourrions-nous les en priver quand nous en sommes conscients et que nous en avons reçu le don ?

Parmi toutes mes expériences avec les âmes défuntes, j’ai choisi de vous en présenter l’une d’elles.

Un jour, une couple de personnes âgées se mettent à entendre la nuit, et ce depuis plus d’un mois, des manifestations dans la maison : portes qui claquent, bruits de pas voir de chasse d’eau. Aussi, par l’entremise d’une relation commune, ils m’ont appelé pour pacifier leur lieu tout en étant un peu gênés de cette situation.

Une fois sur les lieux, j’y découvre qu’il s’agit d’une âme qui cherche à attirer l’attention sur elle. Je la sens, souffrante, peinée voir aliénée comme s’il lui était impossible de monter vers la lumière. Après avoir fait le travail de dégagement et d’apaisement, la voici qui rejoint la lumière.

Quelques jours plus tard, je prends de leurs nouvelles. Tous les deux m’assurent qu’ils ont retrouvé la paix. En même temps, ils me disent connaître l’identité de celui qui s’était manifesté. En réalité, il s’agissait d’un de leur voisin décédé depuis deux ans, et dont l’épouse consciemment l’empêchait de partir. C’est elle qui leur a fait part par ce qu’elle ne ressentait plus sa présence et qu’elle s’en étonnait.

Suite à cette information, j’ai trouvé un moment pour aller en discuter avec elle et lui faire comprendre en quoi, pour nous tous, il était néfaste de retenir des âmes captives.

Aussi, en ces jours où vous vous souviendrez de vos défunts, je vous invite, par rapport à celui ou celle que vous avez connu et qui vous précède dans la mort, à vous poser la question si vous avez eu à cœur de le laisser partir, de lui rendre véritablement sa liberté en lui restituant sa partie d’âme qui repose en vous. Si ce n’est le cas, faites-le et je vous assure que vous en serez plus libre sans pour autant perdre quoi que ce soit de leur présence. Au contraire, ils le seront encore bien plus.

Nos attachements, aussi beaux soient-ils, font toujours entrave à l’œuvre de la lumière. Toute âme retenue ici-bas contre son gré manque à l’harmonie de tous.