Pourtant le monde aspire au Chant Sacré.

Extrait du « dialogues avec l’ange », Gitta Mallasz, Aubier, 1998, p. 329

Entretien 71 (fragment) du vendredi 25 août 1944

Ils sont de toute Eternité les sept sons.
Dans la main du Maître – le luth.
Dans son oreille – le ton.
Chaque corde du luth est un son.
Mais la corde n’est pas encore assez tendue.
Ecoutez bien !
Si elle résonne, si elle vibre,
Elle peut donner naissance au son pur,
Et le luth résonne et le son, le chant s’amplifie.
Mais la corde ne vibre pas encore
Sous la main du Seigneur !
Le son est encore faux, la corde détendue.
Pourtant le monde aspire au Chant Sacré.
Tendez-vous donc ! Ni trop, ni trop peu !
Le Feu s’enflamme au point-foyer. Au point foyer.
Ni en deçà, ni au-delà.
Mon service est de mesurer.
Je ne vous effraie pas, je ne vous attire pas.
Mesurer n’est possible qu’ainsi.
N’ayez plus de pitié !
Répandez de la cendre sur le mort !
Et vivez la Nouvelle Vie !
C’est possible maintenant : possible !
Nous, le son
Vous la corde,
Et LUI, celui qui joue, le Seigneur.

A 10 ans, elle rencontre et parle de l’invisible vivant

Extrait de l’article de Jocelin Morisson, « Et soudain, ils voient ! », publié dans le revue – Nexus –  mai-juin 2014, n° 92

« …Mais un matin, Chloé (10 ans) se réveille et regarde ses parents en riant : « Qu’est-ce qui vous arrive demanda-t-elle ? Maman, c’est tout violet autour de toi, et toi papa tu es tout bleu. » puis elle se regarde elle-même et constate qu’elle est entourée de rouge de même que le chien. Sortant ensuite dans la rue, elle s’esclaffe en voyant les différentes couleurs qui entourent les passants. Selon toute vraisemblance Chloé voit « l’aura » des personnes, cette manifestation des différents « corps énergétiques » qui entourent le corps physique.

De retour à la maison, la douleur se réveille et Chloé déclenche une nouvelle crise. Voyant toujours son aura rouge autour d’elle, elle se met instinctivement à manipuler celle-ci et s’aperçoit qu’elle peut l’étirer comme une sorte de pâte à modeler très molle. Autour de son pied, l’aura est très pâle et par endroit inexistante. Elle décide donc de « prélever » de la substance rouge le long de sa jambe et de la compacter au niveau du pied en se servant de ses deux mains. Incroyable : la douleur cesse aussitôt ! La fillette pleure de joie, les parents n’en reviennent pas.

Cette pratique devient une routine. A chaque fois que la douleur se réveille, Chloé fait la même manipulation, sans l’avoir apprise et sans que personne ne lui ait indiqué qu’il s’agit là d’une opération « classique » dans le cadre des soins énergétiques pratiqués depuis des millénaires.

Un jour, une de ses amies qui souffre du dos vient la voir. Pour s’amuser Chloé visualise son aura et entreprend de lui prodiguer le même type de « soins ». Là aussi, la douleur disparait immédiatement….

Les parents d’esprit ouvert ont été dépassés par les perceptions de leur fille plutôt qu’ils ne les ont encouragées. Car les perceptions subtiles ne s’arrêtent pas là. La jeune fille se met à voir « les êtres de la nature ». Elle les voit s’extraire des arbres, elles parlent avec eux… L’une de ces entités lui explique qu’elle est une « dryade ». Les parents ignorent d’où lui vient ce terme. Dans la mythologie grecque une dryade est une déesse mineure, une nymphe présente dans les arbres en général et les chênes en particulier. Chloé n’est pas férue de lectures ésotériques, plutôt de bandes dessinées classiques. Pourtant, elle raconte qu’une « dryade » a accepté de l’aider et lui a touché le pied avec des « des doigts très longs, vert pâle », graciles. Or, c’est ainsi que sont représentées les dryades dans l’imagerie folklorique.

Et la douleur épargne quelques centimètres carrés supplémentaires de sa voûte plantaire. En juin 2012, la douleur a presque disparu, mais il en reste une pointe au niveau de la nuque (ces douleurs sont en effet connues pour être migrantes). Là encore une « dryade » intervient à la demande de Chloé et lui touche le cou. La jeune fille rentre à la maison et s’exclame : « Cette fois-ci, je suis complètement guérie ! »

Par la suite Chloé entreprend spontanément de soigner des personnes autour d’elle. Aujourd’hui, elle perçoit les auras comme des masses colorées mouvantes autour des personnes. Elle dessine des « chakras » comme des fleurs qui s’ouvrent avec différentes formes de pétales…. »

L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas

« Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout : le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l’approchons par leur intermédiaire. (…) Nous croyons en l’Etre Suprême, d’une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traités de païens… Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l’obscurité.

 Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ! Ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit. »

 Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

 

« Le Lakota était empli de compassion et d’amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l’âge. (…) C’est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. »

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

La Voie du Ciel…..

La Voie du Ciel ne peut-elle être comparée à celui qui fait un arc ? Il abaisse ce qui est en-haut, il élève ce qui est en bas. Il enlève ce qui est en trop, il ajoute ce qui manque.

La Voie du Ciel réduit ce qui est excessif, complète ce qui est insuffisant. La Voie de l’homme est bien différente : il enlève à celui qui n’a pas assez, pour le donner à celui qui a trop.

Qui est capable ayant du superflu, de le donner au monde ? Celui-là seul qui a le Tao.

C’est pourquoi le Saint-Homme agit sans rien attendre en retour ; son œuvre méritoire menée à bien, il ne s’y complait pas et ne désire pas faire montre de sagesse.

LAO TSEU, Tao Te King, enseignement 77, Ed. Dervy, 2006

 

Vivre avec les esprits

« Un jour, un initié mongol est venu me rendre visite en France. Ensemble, nous sommes allés visiter la citadelle Vauban de Besançon. Il s’y trouve un petit musée de la Résistance abritant une pièce consacrée aux camps de concentration.

Le chamane qui ne connaissait absolument pas l’histoire de l’Europe, voit des photos des camps, Buchenwald, etc… Lorsque nous ressortons, alors que je lui demande ce qu’il en pense, il me répond : « c’est de la sorcellerie. » Pour lui que des êtres humains aient pu commettre de tels actes relève clairement de la sorcellerie : il s’agit d’humains mus par des forces du mal.

Et c’est vrai que la question se pose : qui peut nous expliquer cet incroyable charisme d’Hitler ? Pourquoi l’étincelle a-t-elle pris ? Toutes mes explications d’ordre historique et sociopolitque lui paraissaient bien naïves. Personne ne croit à la sorcellerie, est-ce pour autant qu’elle n’existe pas ?

Autre exemple, comme je travaille également à Haïti, quelqu’un m’a un jour demandé si je croyais aux Zombies ? C’était lors d’un séminaire à Paris, et je venais d’arriver de la gare de Lyon. « Mais oui, les zombies existent, lui ai-je répondu, prenez le métro ». Ce n’était nullement une plaisanterie ! Les esprits susceptibles d’être nos alliés se sont retirés de notre monde moderne, mais les esprits du mal eux restent bien présents.

 L’équilibre originel est rompu. Dans la pensée vaudoue, des gens, les zombies peuvent être réduits à l’état d’esclavage ; c’est-à-dire que l’esprit « tit’ange » qui est l’ange gardien de toute créature humaine, peut être capturé et emprisonné par un sorcier : la personne devient alors une sorte d’automate dépourvue de toute volonté propre.

Est-ce que cette idée est totalement absurde lorsque je vois débarquer les foules au sortir des trains de banlieue ou des bouches de métro ? En tout cas, ce n’est pas une idée incongrue au regard des statistiques médicales. En France, entre les gens qui prennent des antidépresseurs, ceux qui se droguent ou encore ceux qui se suicident, où est leur élan vital ? Qu’est devenu leur « tit’ange » ?

Alors, quand on me demande si je crois aux zombies, je dis oui. Mais pas exclusivement en Haïti. Je vois un système qui peut transformer les gens, qui peut capturer leur principe vital. La sorcellerie, c’est aussi ça….. »

Bertrand Hell, extrait de l’article : « Vivre avec les esprits. », de la revue « Inexploré », hors-série, novembre 2013

Ethnologue français, il  occupe la chaire d’ethnologie de l’université de Franche-Comté depuis1994. Ses travaux portent sur l’efficacité des cultes et des rituels liés aux esprits. Recherches menées au Maroc (en particulier sur les confréries populaires dont celle des Gnawa) et à Mayotte (cultes des esprits patros et trumba). Enquêtes de terrain au Brésil, en Mongolie, en Haïti et chez les Navajo.

Chez eux, l’amour de posséder est une maladie

« Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre.

Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui, elle est devenue tyranique.

Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie.

Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.

Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts.

Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. »

Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux

« L’homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L’avance technologique de l’homme blanc s’est révélée comme une conséquence de son manque d’intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit.

L’appétit de l’homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l’a aveuglé sur le mal qu’il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu’il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d’Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l’homme blanc.

Aujourd’hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l’eau dans notre sol, afin de créer plus d’énergie pour les villes de l’homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu’on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

Aujourd’hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées.

Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l’homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d’hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d’envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l’humanité, afin que la Paix, l’Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes. »

Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

Le secret d’un événement cosmique recelé dans des arbres.

coupe arbre

Dans les cernes des deux arbres correspondant aux années 774 et 775, des chercheurs japonais ont découvert une forte et rapide hausse du taux de carbone 14.

Agence France-Presse, Paris, 03-06-2012

Les traces de rayonnements émis par un mystérieux événement cosmique ont été découvertes dans les anneaux de troncs d’arbres par des chercheurs japonais, qui ont daté ce phénomène de l’an 774 ou 775 sans pouvoir lui trouver d’explication satisfaisante.

Fusa Miyake et ses collègues de l’Université de Nagoya (Japon) ont analysé le carbone 14 (une variété radioactive de carbone qui se forme lorsque les rayons cosmiques traversent les atomes de l’atmosphère terrestre) contenu dans les anneaux de croissance de deux cèdres du Japon (cryptoméria).

Dans les cernes des deux arbres correspondant aux années 774 et 775, ils ont découvert une forte et rapide hausse du taux de carbone 14, d’environ 1,2%. Une telle augmentation est 20 fois supérieure aux variations attribuées aux changements de l’activité du Soleil, soulignent les chercheurs qui publient leurs travaux dimanche dans la revue Nature.

Le phénomène à l’origine de ce pic de carbone 14 en l’an 775 «ne peut avoir été uniquement localisé» car il est cohérent avec les relevés, moins précis dans leur datation, déjà réalisés sur des arbres d’Amérique du Nord et d’Europe. Ces mesures font état d’une hausse du taux de carbone 14 d’environ 7,2% en l’espace de dix ans (775 à 785).

«Pour avoir produit une telle quantité de carbone 14 dans l’atmosphère en 775, l’intensité des rayons cosmiques a dû considérablement augmenter», concluent les chercheurs.

Mais la source du phénomène ne peut être liée au cycle d’activité solaire, d’une durée moyenne de onze ans, et dont l’amplitude sur le carbone 14 est bien moindre (environ 0,3%) que celle décelée dans les anneaux des arbres.

«Seuls deux phénomènes connus pourraient changer l’intensité des rayons cosmiques en l’espace d’une seule année: l’explosion d’une supernova ou une tempête de protons» émise lors d’une éruption solaire massive, estiment les auteurs de l’étude.

Mais aucun des deux phénomènes n’a jamais été enregistré sur Terre et, à supposer que l’un ou l’autre soit effectivement survenu, ils n’ont laissé aucune autre trace probante, disent-ils.

«Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons préciser les causes de cet événement», concluent les chercheurs.

Bunker Roy : Apprendre d’un mouvement va-nu-pied.

Bunker Roy, sans nul doute un insurgé du cœur, il soigne et guérit notre monde à sa façon.

« A Rajasthan, en Inde, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux — illettrés pour la plupart — pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre village. Elle s’appelle l’Université des Va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne. »

Comment en est –il parvenu à cela ? Tout simplement en s’interrogeant sur le sens de l’existence, il va délaisser derrière lui cette voie de la réussite sociale qui lui était offerte sur un plateau d’argent.

Là où est ton cœur, là repose le Trésor, sans nul doute cet homme l’a trouvé.

Quant à l’interprétation de sa partition elle dure depuis 45 ans, demeure riche d’enseignement et fait preuve d’une grande dignité. Grand merci à cet homme dont le Trésor est de rendre honneur à la Vie de tout son Être.

 

Temps des fêtes: se mentir chaleureusement

Le compte à rebours est commencé, les signes ne mentent pas; eh oui, le cirque du temps des fêtes est bel et bien arrivé. Les magasins sont bondés et c’est la cohue, la première neige est tombée, la musique de Noël retentit un peu partout, le village du père Noël a envahi les (trop ?) nombreux centres d’achats, le calendrier de l’avent a été entamé et finalement Nez rouge effectue ses premiers raccompagnements après les innombrables partys.

Noël, cette fête religieuse consacrant, pour certains, la naissance de l’enfant Jésus et, pour d’autres, le solstice d’hiver, s’est métamorphosé en véritable foire capitaliste où la glorification de notre sauveur, ou encore de la lumière qui revient, ont cédé le pas à l’héroïsation d’un personnage factice vêtu de rouge et survolant le monde dans un traineau magique. Les festivités des fêtes, pour plusieurs, ne sont donc qu’une godaille hypocrite qui s’est amorcée avec l’altération du sens originel de ce moment de retrouvailles et d’honnêteté.

Or, l’hypocrisie ne s’arrête pas là. D’abord, la période des fêtes représente le triomphe éhonté du néocapitalisme, du crédit et de l’endettement individuel. Tout est planifié, les publicistes et les marketeux y vont d’astuces systématiquement plus sophistiquées afin d’amener la population à consommer et ce, toujours davantage. Les magasins multiplient les tactiques – comme les journées dites exceptionnelles, voire Black Friday, Cyber Monday, Boxing Day, etc. – dans le but de créer de fausses nécessités et de conditionner les individus à la surconsommation. Bref, l’art ultime de se servir de l’éphémère afin de concevoir des besoins qui n’en sont pas.

Dans toute cette artificialité festive, les gens se croient libres. Pourtant rien n’est moins vrai. Détrompez-vous, la générosité du temps des fêtes est programmée de A à Z. La frénésie surconsommatoire est la conséquence d’un conditionnement sociétal.

Effectivement, l’obligation sociale de donner un cadeau pèse sur chacune des décisions, sur chacun des achats ; comme dirait Bourdieu « un don implique nécessairement un contre don ». L’individu n’est donc pas exonéré de contraintes, il est soumis par l’action des autres, quoiqu’il existe toujours des égoïstes. L’idée, en gros, est donc de ne pas avoir l’air cheap, de donner au cas où, donc de ne pas être pris à contrepied dans l’éventualité de la réception d’un cadeau inattendu.

Toute cette mascarade met en scène la société dans son ensemble, une société rongée par les problèmes sociaux, ainsi que par l’endettement personnel et collectif. Une société qui cherche à tout prix à vivre au-dessus de ses moyens afin d’avoir l’air au-dessus de ses affaires. Il y a certainement, dans toute cette imposture, un impératif d’apparence (ou plutôt la croyance de), un désir de bien paraître auprès des autres. Or, c’est justement cette action consumériste intrinsèquement destinée à exhiber un statut social et/ou un mode de vie, même si celui-ci est le résultat de fausses représentations, qui constitue ce que Veblen appelle la consommation ostentatoire.

Difficile de ne pas y voir une véritable fourberie, dans la mesure où l’individu cherche à mystifier ses proches par le biais d’un travestissement de la réalité dans un but précis de tromper, d’amener l’autre à croire en un idéal souvent fictif. Rituellement motivé par la jalousie, ainsi que par le désir de réussite (attentes sociales ou familiales) personnelle, l’individu en vient souvent à embellir la réalité, à scénariser sa vie avec pour objectif de créer une intrigue et se rendre intéressant, voire différent. La distinction fait foi de tout !

Noël et la période des fêtes représentent donc un temps parfait pour étudier les écarts de richesse qui existent, d’un côté, au sein de la famille élargie et de l’autre, dans la société en générale. Autrement dit, cette période devrait nous permettre de constater les nombreuses injustices de ce monde. Malheureusement, la majorité est trop occupée à se complaire dans la consommation ostentatoire.

De fait, on préfère nettement surconsommer – énergie, nourriture, objets de toutes sortes, etc. – plutôt que de prendre conscience de la réalité, soit que ce moment de bonheur (artificiellement créée) est proportionnel au malheur des autres. Bien plus, cette période d’hypocrisie collective sert essentiellement à engraisser nos dépotoirs municipaux et nos ventres déjà bien remplis tout au long de l’année. Ainsi, pendant que la poubelle nous assure d’effacer rapidement les traces de notre boulimie consommatoire, la terre elle suffoque sous le poids de notre inconscience et de notre avidité. Mais consolez-vous, nous prendrons mille et une résolutions lors du Nouvel An afin de nous donner bonne conscience.

En somme, ne vous méprenez guère ; j’aime Noël pour ce qu’il y a de vrai. J’aime la période des fêtes pour les moments de réjouissances familiales, pour les instants de joie absolue comme pour les crises et les chicanes. Toutefois, je ne cautionne ni l’hypocrisie ni l’aveuglement volontaire. N’y a-t-il pas des façons de fêter sans se mentir chaleureusement? N’existe-t-il pas des pratiques qui permettent de limiter les excès et les abus de tous genres? N’avons-nous pas les moyens ou plutôt le désir de consommer de manière responsable? Sommes-nous obligés, pendant ces deux semaines, de délaisser nos bonnes habitudes et nos pratiques consciencieuses en nous lénifiant avec de pseudo résolutions post-festivités ? Pour tout dire, il faudrait certainement se remémorer que, pendant que l’on se vautre dans notre propre luxe, Noël est un jour comme les autres pour une majorité d’individus.

Joyeux Noël !

Yanick Barrette, art. du «Huffington Post », Québec

Lien : http://quebec.huffingtonpost.ca/yanick-barrette//temps-fetes-mentir-chaleureusement_b_4373233.html

Intelligence première de l’être humain : le cœur !

Voici une nouvelle compréhension du cœur présentée sous forme de deux vidéos.

L’intelligence du cœur, in utéro, préside à la formation du cerveau. Il est là bien avant lui. Intelligence première de l’être humain, elle préside au commencement de notre vie mais décide aussi de l’heure de notre mort. C’est encore celle qui se devrait être agissante en notre existence d’être humain.

Le cœur, cet organe mystérieux, reste pour moi ce lieu de rencontre et d’interaction entre l’âme et tous les êtres vivants de cette terre, mais surtout entre l’âme et Dieu. Le cœur ne raisonne pas, il vibre, résonne et ainsi transmettre une vibration salvatrice tout autour de nous. L’émergence de la Conscience commence par là et nulle part ailleurs !

Une autre voix : la revue « Nexus », Sciences et alternatives

Cette revue nous ouvre les yeux et les oreilles sur la réalité. C’est  une opportunité à saisir plus que jamais pour une remise en question de nos paradigmes de vie. Celle-ci m’accompagne depuis plus de dix ans, et je la remercie pour sa contribution apportée dans ma pérégrination vers le toujours plus de vie.

Voici ce que le magazine dit de lui :

« Au-delà de toute idéologie politique et religieuse, NEXUS, magazine bimestriel en kiosque, considère les crises majeures qui défient nos sociétés comme autant d’opportunités de changement. Nous avons le choix soit d’entretenir le semblant de consensus qui nous conduit dans le mur, soit de prendre l’option de sortir du cadre, de bousculer les dogmes, de dénoncer les grandes mystifications, de revisiter les concepts établis. Comme, par exemple, l’idée d’une conscience qui serait le stricte produit de l’activité physiologique du cerveau ou d’une civilisation humaine totalement isolée dans l’univers.

C’est la seconde option que Nexus retient pour participer, à son échelle, à une compréhension plus vaste de notre époque et de ses enjeux. Pour tous ceux qui partagent cette envie d’une information libre, Nexus s’efforce, en toute indépendance, de documenter au mieux ces révélations, ces découvertes, ces innovations et ces alternatives qui dérangent. Ses articles explorent de nombreux domaines comme la santé, l’énergie, l’archéologie, l’ufologie, les phénomènes inexpliqués, la géopolitique, la biologie, etc.

Nexus est un terme qui signifie en latin : lien, entrelacs des causes et des effets ; aussi employé dans la langue de Shakespeare pour désigner un réseau informel de personnes. 

Nexus ne soutient en aucun cas l’expérimentation animale, même si certaines études citées dans ses pages y font référence. Quant aux informations relatives à la santé, elles sont délivrées à titre indicatif et ne sauraient tenir lieu de consultation ou de prescription médicale. »

Voici le lien : www.nexus.fr

L’agriculture du génocide

Depuis l’aube de l’humanité notre bonne planète terre a toujours su nous nourrir bien avant l’arrivée de Monsanto, le leader mondial parmi d’autres, de l’agriculture chimique qui est en grande partie responsable de beaucoup de problème de santé….

Redécouvrir la vie de la terre-mère…

Réapprendre sa logique et sa sagesse….

Les mettre en pratique chez vous…

Sortir de cette folie destructrice de nos sols imposée par les lobbies agroalimentaires….

Osez changer nos paradigmes même s’ils sont multiséculaires !

Rechercher nos véritable racines…

Avec deux videos :

L’une de Lydia et Claude Bourguignon : « l’Agriculture du génocide »

L’autre de Claude Bourguignon : « Protéger les sols pour préserver la biodiversité »

« Pierre Rabhi – Y a-t-il une vie avant la mort ? »

Pierre Rabhi, tout son être parle de la Vie.  Sa perception qu’il a d’Elle est d’une extrême simplicité.  Pour lui la Vie n’est que don et notre terre nourricière en est son unique témoin mais avoir cette conscience-là n’est pas le lot de la majeure partie des humains. Qui, aujourd’hui, se sait véritablement vivant ? Dans cette vidéo : «  Y a-t-il une vie avant la mort ? »  Pierre Rabhi nous place devant la vérité de notre existence.

Voici sa biographie tirée de son blog : http://www.pierrerabhi.org/blog/?static/biographie sur lequel vous trouverez de nombreux autres liens le concernant.

« Biographie

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, co-signé avec Nicolas Hulot.

Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à l’« insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ».

Son dernier ouvrage Graines de Possibles est co-signé avec Nicolas Hulot.

« De ses propres mains, Pierre Rabhi a transmis la Vie au sable du désert… Cet homme très simplement saint, d’un esprit net et clair, dont la beauté poétique du langage révèle une ardente passion, a fécondé des terres poussiéreuses avec sa sueur, par un travail qui rétablit la chaîne de vie que nous interrompons continuellement ». Yehudi Menuhin »

L’énigme du Pèlerin d’Emeraude

Extrait du Pèlerin d’Emeraude, Anonyme

« L’énigme du Pèlerin d’Emeraude »

« Avec mon premier, je suis. De lui, mon second se reçoit, et il a pour hôte le troisième avec lequel, je ne suis pas. Les trois ensembles sont la voie vers l’UN, séparés, c’est le chaos !

Si tu cernes les trois, alors de la pierre dégage l’épée par laquelle tu trouveras le chemin ! Et, devant l’ « Arbre Maître », désarmé, le Cherubin T’accueillera pour te montrer la  coupe provenant de l’antique émeraude.

Ainsi, par Toi, dans l’Anamnèse du Mystère Tu pourras, véritablement, célébrer : CELUI QUI EST. Qu’advienne ce jour où, triplement couronné partageant l’ivresse de Noé, je verrais en Tes mains les clés avant de reprendre mon chemin ! 

Voici un tout dernier conseil : Garde l’Emeraude toujours vivante car elle est le trône même de Dieu. Là où est l’Emeraude véritable, là s’y trouve aussi  le Cœur de l’Homme Divinisé.

Prends garde à ceux qui constamment dérobent la vie de tous les règnes pour la  manipuler et qui s’en arrogent le droit de la détruire impunément. Ces obscurs-là  témoignent d’une émeraude souillée, décalée, inerte et destructrice semblable à celle de l’ange déchu. Mais rendre la VIE à ces émeraudes-là, telle est aussi ta vocation.

Alors mon ami, sois à jamais la VIE, rien que la VIE ! Et Où que tu ailles, où que tu sois, Elle y sera toujours en Vérité. Telle est Sa LOI !

Devenu Pèlerin d’Emeraude à ton tour, fidèle gardien de la VIE ta force sera celle du chérubin !

Maintenant le Cœur heureux de te savoir parmi nous je reprends le chemin vers le « toujours plus au-delà » dans l’Infini du Cœur !

Cette énigme, à jamais cachée des sages et des savants, s’adresse à tous les simples d’esprit et pauvres de cœur.

Qui s’y aventurera sans ces deux dispositions essentielles jamais ne sera. »

Victoria Grant, canadienne de 12 ans, nous explique l’escroquerie bancaire de l’argent-dette.

Le 27 avril 2012 en conférence au Public Banking in America, Philadelphie, PA. Victoria Grant, canadienne de 12 ans, nous démontre que toute personne âgée de plus de 12ans est en capacité de comprendre l’escroquerie des banques et de la privatisation des dettes publiques.

Plus personne n’a désormais d’excuse pour continuer à cautionner un tel système qui s’est généralisé dans la plupart des pays du monde, en particulier en 1973 en France avec la loi Giscard Pompidou Rotschild

 

« Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personne puisse changer le monde »

Marc de la Ménardière, un ex golden boy suite à un accident survenu en sa vie nous fait part de sa prise de conscience du fonctionnement aberrant de notre société. Toute sa force et sa conviction : croire en un autre futur possible.

Commençons-nous, ici, à entrevoir les prémices d’une humanité nouvelle ?

A voir absolument !….

Que reste-t-il donc quand on n’a plus de passé ?

Extrait  « Les sept plumes de l’aigle », H. Gougaud, Seuil, p. 249-250

« Je ne me suis pas perdu. El Chura doit être content. Je crois qu’il voyait ma vie comme un aigle contemple un paysage, du haut du ciel. Il me voyait marcher, en bas, il voyait ce que je ne pouvais pas voir, les torrents, les montagnes, les foules, les batailles qui m’attendaient au loin. Il ne pouvait pas les effacer, il ne pouvait que me nourrir de force et espérer qu’elles me seraient suffisantes pour franchir les obstacles. J’ignorais tout cela au temps où j’étais près de lui, j’entendais mal, parfois, ce qu’il voulait m’apprendre. Je n’étais qu’un enfant à l’entrée d’un long voyage. Je lui disais :

–          El Chura, ayez pitié de l’apprenti, il est perdu !

Il me répondait :

–          Ce n’est pas grave. Quand l’apprenti sera devenu un vieil artisan, là-bas, de l’autre côté de l’océan, il comprendra.

Je ne savais même pas de quel océan il voulait parler. Je m’imaginais en patriarche, dans un pays céleste, au-delà des vicissitudes de l’existence. Il parlait simplement de ce lieu où nous sommes, qu’il ne connaissait pas, qu’il avait vu pourtant. Il me répétait sans cesse :

–          Ce n’est pas ce que je dis qui est important, c’est ce que tu sens. Entre dans ta Pachamama, dans la terre de ton corps. Goûte, flaire, écoute, palpe, tiens-toi à l’affût dans le silence de la terre. Au fond du silence quelqu’un dort. Souffle sur son visage, il ouvrira les yeux, et tu verras tomber un plume du ciel, la septième. La plume de l’éveillé. Dès qu’elle aura touché ta tête tu sauras marcher vraiment, sans béquille, les yeux ouverts. Tu ne seras plus prisonnier de tes caprices, de tes humeurs, de tes croyances, de tes rêves, de ton passé.

Quand il m’a dit cela, il ne m’avait jamais parlé des sept plumes de l’aigle. Que pouvais-je comprendre ?

–          Mais Chura, si je sors de mon passé, je n’aurai plus de mère, plus d’âge, plus de souvenirs, plus rien !

–          Que sais-tu de mon existence, Luis ? Tu ne connais même pas mon vrai nom. Regarde-moi est-ce que je ne suis rien ?

–          Chura, que reste-t-il donc, dites-moi, quand on n’a plus de passé ?

–          La liberté des anges, celle qui baigne dans l’amour de tout ce qui vit.

El Chura ne m’a pas instruit, il a rempli mon sac de provision de route. Ce qu’il ne m’a pas donné, il savait que je le trouverais à tel détour de mes vagabondages, auprès de tel de ses « cousins », à la sortie de telle épreuve. Son œil était celui d’un oiseau, son cœur celui d’un père amoureux, confiant. Je ne sais pas s’il est encore de ce monde aujourd’hui. Où qu’il soit, que ma gratitude parvienne jusqu’à lui, et qu’il bénisse cette halte en votre compagnie.

Vous avez voulu que je vous parle, je vous ai parlé. L’heure est venue de dire au vent : « Nous te confions nos paroles. Emporte-les comme tu emportes tout, pollen, poussière, feuilles mortes ; Si elles ne sont que poussières, qu’elles retournent à la poussière. Si elles sont vivantes qu’elles nourrissent la vie. » Poursuivons maintenant notre route. Je vous préviens elle est sans fin. Nous sommes tous des Rois mages en chemin perpétuel vers un espoir de naissance. Certains voient la mort devant eux, mais non elle est derrière, toujours derrière, dans la terre soulevée par les semelles du temps. »

Souviens-toi ! Ambassadeur de la VIE, tu l’es de toute éternité.

« Et Innommé  lui présenta notre réalité d’une autre manière  :

« Pour moi, en ce monde, comme les deux côtés d’une même tablette, nous pouvons regarder la réalité sous deux aspects antinomiques celui de la malédiction ou de la bénédiction. Sur un de ses côtés pouvait se lire : « Unique est la réalité, il n’en existe pas d’autre. Crois-le. Si tu restes fidèle à ce commandement, Dieu se souviendra de toi au moment venu ». Ce texte je l’ai qualifié de « fléau des trois » car il prédomine et nous abîme en permanence : le mensonge, l’illusion et la mort.

Observons bien, si nous en avons la force, le grand échiquier de ce monde. Les rois, reines et gouvernants, blancs ou noirs, telles des marionnettes œuvrent tous à la solde d’une puissance destructrice aveugle dont jamais personne ne parle. Ils sont soi-disant là pour votre bien mais ils mentent et vous leurrent en permanence. Ils sont en cette place pour entretenir et développer l’art de tirer le meilleur profit de cette situation illusoire.

Leur récompense : le capital amassé autour de cette entreprise macabre avec son cortège de maux : pollution, maladie, guerre, endettement, manipulation mentale, planète bafouée et rendue exsangue…. Quant à nous, qui subissons ces horreurs, notre seule et unique tache : être de gentils exécutants, de gentils croyants et qui plus est, mensonge suprême s’entendre parfois dire : Dieu vous le rendra cela au centuple ! ou encore : Vous gagnez ainsi votre paradis ! Que ne pourraient-ils faire sans ces mensonges sur Dieu ?

Et voici maintenant la deuxième partie presqu’illisible de la tablette comme sciemment effacée du métal, il m’a fallu beaucoup de temps pour en retrouver toute la teneur car plus personne ne s’en souvenait. Mais maintenant, je peux vous en livrer le texte : « Dans un lieu où est scellé la Vérité s’y trouve la source de VIE. Retrouve ta Réalité. N’attends rien d’autre ».

A ce texte je lui ai donné le nom de « bénédiction des trois » : la Réalité, la Vérité et la Vie. Aujourd’hui, cet aspect-là est oublié voir inconnu des hommes. Le Fléau est sous le joug de la finitude en ce visible et  la bénédiction sous celui de l’infinitude en cet invisible. A chacun son bord, l’un déforme et détruit, l’autre transforme et construit.

Toutefois plus je réfléchissais sur les inscriptions recto et verso de cette tablette plus m’apparaissaient énormément d’incohérence entre ces deux textes. Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Alors je me suis mis à la scruter d’un peu plus près, encore et encore, pour finalement constater que la face la mieux préservée n’était la résultant d’un judicieux placage qui masquait une autre citation plus originelle et bien plus ancienne, et j’étais enfin parvenu à la remettre à jour. Sur cette face, aussi s’y trouvait gravé cet adage : « Souviens-toi, Ambassadeur de la Vie, tu l’es de toute éternité.  Marche ! Ta Voie vers l’UN est trine avec l’invisible pour garde-fou.» Restaurer la pièce dans son état original, c’est retrouver un monde où les pièges du mensonge, de  l’illusion et la mort seront démasqués et déjoués en toute circonstance.

Ainsi, l’ensemble du texte prenait une extrême cohérence, c’était un enseignement de la VIE pour chacun des humains que nous sommes :

« Souviens-toi, Ambassadeur de la Vie, tu l’es de toute éternité.  Marche ! Ta Voie vers l’UN est trine avec l’invisible pour garde-fou. Dans un lieu scellé par la Vérité s’y trouve la source de VIE. Retrouve ta Réalité. N’attends rien d’autre ».

Alors pour répondre à ta question sur quel était l’enjeu de tout cela, et bien le voici :

« Quand la Vie t’honore de sa Présence, que par ta ténacité et persévérance tu y sois parvenu. Alors tu adviens à toi-même en un nouvel homme, debout, capable de diffuser tout simplement la lumière de la Vie là où elle ne peut surnaturellement arriver. Discrètement, tu transmettras la Vie autour de toi et alors se transformera ce monde qui t’entoure. Et tout progressivement tu continueras ton chemin jusqu’à sa destination sans jamais t’arrêter ni te reposer sur d’illusoires lauriers. 

C’est la seule réponse que je puis te donner. Sache toutefois qu’ici le jugement, la condamnation et l’impatience n’y auront jamais de place dans ta pérégrination. Tu supporteras tout, endureras tout mais chaque fois non sans rien faire. Tu as peut-être l’impression d’une inutilité de tout cela mais sache que le temps vient où  des hommes sages se lèveront de par le monde, et qu’ils possèdent déjà les capacités de transmuter les ténèbres en lumière. Déjà le jour commence à poindre et le fléau des trois perd beaucoup de sa force.»

Extrait de Pèlerin d’émeraude, Anonyme

Vos enfants ne sont pas vos enfants !

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit : Parlez-nous des enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Extrait du recueil,  Le Prophète, Khalil Gibran

Après des milliers d’années de conditionnement à la loi de la jungle

 

« Après des milliers d’années de conditionnement à la loi de la jungle – sans oublier de nombreux rappels brutaux de l’histoire que les plus forts dominent et écrasent invariablement les plus faibles -, nous croyons viscéralement que pour survivre il faut être du côté des gagnants. Et quand les choses se gâtent nous avons inévitablement recours à la méthode forte. Alors que nous nous contentons de manifester un intérêt de pure forme pour la Règle d’or de l’amour, c’est la règle du profit qui règne dans le subconscient, en particulier quand elle est alimentée par la peur et perpétuée par la contrainte. Comment peut-on contrer ce conditionnement en apparence irrésistible ?

Tout simplement en rendant conscient l’inconscient. Lorsque nous reconnaissons le fait que nous pouvons être conditionnés par la peur, nous sommes moins susceptibles de succomber aux manipulations de ceux qui tirent profit des guerres. Le chef nazi Hermann Göring a reconnu sans détour ce fait au procès de Nuremberg où il a tenu les propos suivants lors de son témoignage : « Naturellement, l’homme du peuple ne désire pas la guerre, mais après tout c’est aux décideurs du pays de déterminer les directions. Et il est toujours très facile d’entraîner le peuple, qu’il s’agisse d’une démocratie, d’une dictature fasciste, d’un parlement ou d’une dictature communiste. Qu’il ait droit de parole ou non, le peuple peut facilement se plier à la volonté des décideurs. Vous n’avez qu’à lui dire qu’il est attaqué, et vous accusez ensuite les pacifistes d’exposer leur pays au danger par leur manque de patriotisme. Cela fonctionne de la même façon dans tous les pays. »

Ces paroles prennent une résonnance particulière aux Etats-Unis alors que la guerre préventive en Irak n’a pas réussi à accomplir sa mission première qui était de trouver des armes de destruction massive, et qu’elle a mené notre pays au bord de la faillite financière et morale. Nous pouvons parler à juste titre des huit années de l’administration Bush/Cheney comme une expérience d’apprentissage intensif du pouvoir manipulateur de la peur, une expérience pour laquelle les Etats-Unis et le monde ont payé un lourd tribut. »

Bruce H. Lipton, Steve Bhaerman, Evolution Spontanée, ed. Ariane, 2010, p. 465

La seule arme de pacification massive : l’Âme éveillée

Extrait du pèlerin d’Emeraude, Anonyme

« Innommé était toujours très attentif aux questions de Liberté. Celle de Dieu lui semblait particulièrement pertinente. Il lui signifia cette réponse :

« Liberté, ouvre bien ton cœur !

Dieu, que d’inepties entendues à son propos. Voici, l’une des plus courantes : qu’ai-je pu faire au bon dieu pour mériter cela ? Inconscience, logique perverse du monde de l’esprit où il vous faut un responsable ou un juge,  et quoi de plus commode que de reporter la responsabilité de ce qui vous arrive négativement sur celui là-même dont vous êtes le plus éloigné allant jusqu’à lui accorder cette fausse croyance d’une capacité à punir parfois même revendiquée par certains fanatiques. Mais ce qui est étrange, et ne l’as-tu pas remarqué, c’est que devant la grande prégnance du mal de ce monde, Dieu se tait et garde les bras croisés. Ainsi pour celui qui pratique le mal parvenant toujours à sortir indemne de son iniquité, il deviendrait presque légitime de demander : où est Dieu ? Dieu serait-il absent de ce monde, ferait-il preuve de partialité pour certains, serait-il aveugle devant l’iniquité ce ceux qui se revendiquent de lui ou le manipulent ?

Mais ici, vois-tu, Dieu n’a rien à voir avec tout cela, il est vain de l’invoquer ou de l’évoquer dans le cadre d’une quelconque situation de vie déviante. S’il semble être le grand absent de ce monde sache qu’Il n’est jamais si loin, qu’Il attend simplement l’ouverture de votre âme mais celle-ci est pour la plupart d’entre vous sous l’emprise de l’esprit de ce monde qui a su merveilleusement bien vous détourner de vous-même. Quant à vous maintenant vous continuez encore et toujours à mettre sur Dieu la responsabilité de l’incohérence et l’absurdité de votre vie.

Vous savez tant que vous ne vous êtes pas trouvé, Dieu n’a que faire de ce que vous faites car vous êtes toujours dans l’illusion de lui. Et Il ne revendique pas l’illusion que vous avez sur lui ou que les religions confessent de façon malsaine, ou pire de façon maligne par intégrisme ou fanatisme.

Voici s’il me fallait présenter Dieu, Il est celui qui nous attend tout au fond du jardin de notre invisible vivant. Il est le Bien-Aimé de l’âme laquelle est méconnue et maltraitée en permanence. Tant que perdurera cette situation de la violence sur l’âme, Dieu se tient en  silence au-dessus de ceux et celles qui sont dans l’ignorance d’eux-mêmes. Si Dieu endure la séparation, dites-vous qu’Il n’a jamais projeté un quelconque mal sur autrui. L’homme, dans son mensonge sur lui-même, sait tellement bien le faire sans son aide, et qu’il  n’oublie pas que l’origine du désordre de sa vie privée ou collective, il la doit simplement à son inconscience de lui-même.

Oui, Dieu n’a jamais eu l’intention de punir l’homme, et si les religions l’enseignent encore, je les invite à réviser urgemment leur croyance et à se poser cette question : A qui cet enseignement a-t-il pu profiter au cours de l’histoire humaine ? Cette perversité enseignée sur le créateur, qui dessert-elle ?

Croire que Dieu puisse nous faire payer nos fautes, illusion suprême, entretenue par certaines croyances. Jadis, elles étaient ses amies, dans un certain « hors du temps ». Aujourd’hui, elles sont  devenues des leurres du passé qui continuent toujours à asservir l’homme. C’est là toute l’oeuvre de récupération d’un mauvais esprit pour lui-même, celui du monde, qui se faisant passer pour Dieu, a falsifié et détourné son message originel. Et je parle ici de son prince : le malin.

Alors pour moi, Dieu serait aussi :

« Cet au-delà désir d’en-Vie avec sa Bien-Aimée,

Devenu, pour l’ombre que sont les hommes, tel un épouvantail de l’au-delà grâce à certaines croyances mensongères. Par l’entremise du mal, ce serpent des origines : menteur, rusé et orgueilleux, jadis lové autour de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, celui-ci est enfin parvenu à l’étouffer par ses soins pervers en s’en assurant ainsi la totale possession. Ainsi Dieu est-il devenu dans l’esprit des hommes telle une ombre et profitant de l’oubli des hommes sur eux-mêmes et sur Dieu, le mal en totale impunité œuvre aujourd’hui dans notre monde déguisé habilement en faux savant.

Après la religion, en s’immisçant dans la science des hommes, le falsificateur est parvenu à faire d’elle une déesse que tous doivent vénérer avec crainte. Désormais il porte toute son attention à contrôler sournoisement et à condamner ceux et celles qui n’adhèrent pas à son discours ou à ses pratiques. Et par ailleurs de surcroit pour le faux scientifique, c’est  une nouvelle occasion de se moquer de Dieu et de le réduire par ces mots : un leurre pour les hommes sans savoir, un fourre-tout pour le non encore expliqué.

Il est très dommageable que l’homme ait pu délaisser à ce point son âme, car cette inconnue est aujourd’hui totalement absente de la grande équation du mystère de sa vie. Ainsi vouloir la résoudre lui sera en réalité totalement impossible, car réduite en ces termes mêmes, elle restera toujours fondamentalement fausse pour le plus grand bonheur du malin.

Si le mal a toujours été cet inconnu de Dieu, autrefois témoin de notre liberté revendiquée face à Lui et acceptée par Lui mais en se retirant il nous a laissé en la présence de l’adversaire : le maître de l’illusion. Quant à ce dernier, il vous a transformé en ignorant de vous-mêmes devenant jour après jour, siècle après siècle, reflet de votre esclavage inconscient incapable de distinguer votre droite de votre gauche, le bien du mal. Tant que l’homme reste perdu, égaré, éloigné de lui-même, Dieu ne peut plus rien pour lui ici-bas, et Il reste dans l’attente qu’une âme se retrouve de nouveau elle même au top de ses capacités, alors enfin pourra-t-il faire corps avec elle pour œuvrer au le salut de ce monde.

Alors à quand l’image et la ressemblance de Dieu ?

Bientôt, très bientôt Liberté ! Les temps sont proches où l’arbre de la connaissance du bien et du mal sera retrouvé, et l’adversaire enfin terrassé. Lorsque l’homme recouvrira son âme,  l’œuvre du Créateur pourra reprendre son cours dans la justice et la vérité. Mais j’ai tort d’en parler au futur, car cette Réalité est déjà présente en bien des hommes dont l’Âme est épousée par Dieu, et qui par Lui, en Lui et pour Lui ont retrouvé leur totale capacité de prendre soin du jardin et d’y remettre la Vie.

La seule arme de pacification massive, Liberté, c’est ton âme éveillée. Elle ne blesse, ni ne tue, ne fait jamais parler d’elle et œuvre à la paix des hommes dans le secret de Dieu. Toutes autres armes ne sont que la voix du diable, et cela quel que soit le camp où elles se trouvent. N’oublie jamais que tout pays adepte des armes l’est aussi du diable. »

Au nom de la Vie !…

Texte d’Oriah Mountain Dreamer,  Indien d’Amérique du Nord :

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie, Je veux savoir à quoi tu aspires, Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

 

Je ne m’intéresse pas à ton âge. Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves, pour l’aventure de te sentir vivre, tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

 

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, si les trahisons vécues t’ont ouvert, ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne, sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer. Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,  si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

 

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même, si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

 

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance. Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres  et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté. Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le  mien,  et malgré cela rester debout au bord du lac et crier:  » Oui !  » au disque argenté de la lune.

 

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu  as. Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,  tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

 

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici. Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

 

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui. Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

 

Je veux savoir si tu peux être seul(e) avec toi-même, et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

Où est l’Âme ?

Le cil du loup

Si tu ne vas pas dans les bois, rien jamais n’arrivera, jamais ta vie ne commencera.

–   Ne va pas dans les bois, disaient-ils, n’y va pas.

–   Et pourquoi donc ? Pourquoi n’irais-je pas ce soir dans les bois ? demanda-t-elle.

–  Dans les bois vit un grand loup, qui mange les humains comme toi. Ne va pas dans les bois, n’y vas pas.

–  Bien sûr elle y alla. Elle alla malgré tout dans les bois et bien sûr comme ils avaient dit, elle rencontra le loup.

– On t’avait prévenue, fit le chœur

–  C’est ma vie, pauvres noix, rétorqua-t-elle. On n’est pas dans un conte de fées. Il faut que j’aille dans les bois. Il faut que je rencontre le loup, sinon ma vie ne commencera jamais.

Mais le loup qu’elle rencontra était pris dans un piège. Dans un piège était prise la patte du loup

-Viens à mon aide, viens à mon secours ! Aïe, aïe, aïe ! s’écria le loup. Viens à mon aide, viens à mon secours et je te récompenserai comme il se doit.

Car ainsi font les loups dans ce type de contes.

–  Et comment serais-je sûre que tu ne vas pas me faire du mal ? interrogea-t-elle–c’était son rôle de poser des questions. Comment serais-je sûre que tu ne vas pas me tuer et me réduire à un tas d’os ?

–  La question n’est pas la bonne, dit ce loup-ci. Tu dois me croire sur parole. Et il se mit à gémir et à crier :

 Oh,là, là ! aïe, aïe, aïe !

Belle dame

Il n’y a qu’une question qui vaille

Ououououououh

Eheheheheh

Laaaaaaaaam ?

 

–  C’est bien le loup, je prends le risque. Allons-y ! Et elle écarta les mâchoires du piège. Le loup retira sa patte, qu’elle pansa avec des herbes et des plantes.

– Oh, merci aimable dame, merci, dit le loup, soulagé.

Et parce qu’elle avait lu trop de contes d’un certain type, le mauvais, elle s’exclama :

– Allons, finissons-en. Tue-moi. Maintenant.

Mais ainsi le loup ne le fit pas. Pas du tout. Il posa sa patte sur son bras.

–   Je suis un loup qui vient d’ailleurs, un loup qui vient d’un autre temps, dit-il. Et il arracha un cil, puis le lui offrit en disant :

– Sers-t’en avec discernement. Désormais, tu sauras qui est bon et qui ne l’est guère ; il te suffira de voir par mes yeux pour voir clair.

Tu m’as permis de vivre

Et pour cela

Je t’offre de vivre ta vie

Comme jamais tu ne le fis.

Souviens-toi belle dame,

Il n’y a qu’une question qui vaille :

 

Ououououououh

Eheheheheh

Laaaaaaaam

 

Ainsi revint-elle au village

Ravie d’être encore en vie

Et cette fois, quand ils disaient

« Reste ici, marions nous »

Ou « Fais ce que je te dis »

Ou « Dis ce que je te dis de dire,

surtout n’aie aucun avis »

Elle portait à son œil le cil du loup

Et voyait à travers lui

Les véritables motivations

Comme elle ne l’avait jamais fait.

Alors quand le boucher

Posa la viande sur la balance

Elle vit qu’il pesait son pouce avec.

Et quand elle regarda son soupirant

Qui soupirait « je suis parfait pour toi »

Elle vit que ce soupirant-là

N’était même pas bon à quoi que ce soit.

De sorte qu’elle fut à l’abri

Sinon de tous les malheurs du monde

Du moins en grande partie.

 

            Plus encore : non seulement cette nouvelle façon de voir lui permit de distinguer le cruel et le sournois, mais son cœur ne connut plus de limites, car elle regardait tout un chacun et l’évaluait grâce au don du loup qu’elle avait sauvé.

Elle vit les gens de bonté vraie

Et elle s’en approcha

Elle trouva le compagnon

De sa vie et resta près de lui,

Elle distingua les êtres de courage

Et d’eux se rapprocha,

Elle connut les cœurs fidèles

Et se joignit à eux

Elle vit la confusion sous la colère

Et se hâta de l’apaiser,

Elle vit l’amour briller dans les yeux timides

Et tendit la main vers eux

Elle vit la souffrance  des collets montés

Et courtisa leur sourire

Elle vit le besoin chez l’homme sans parole

Et parla en son nom

Elle vit la foi luire au plus profond

De la femme qui la niait

Et la raviva à la flamme de la sienne.

Elle vit tout

Avec son cil de loup,

Tout ce qui était vrai,

Tout ce qui était faux,

Tout ce qui se retournait contre la vie

Tout ce qui se tournait vers la vie,

Tout ce qui ne peut se voir

Qu’à travers le regard

Qui évalue le cœur avec le cœur

Et non à la seule aune de l’esprit.

C’est ainsi qu’elle apprit que ce que l’on dit est vrai : le loup est le plus avisé de tous. Et si vous prêtez l’oreille, vous entendrez que le loup, lorsqu’il hurle, est toujours en train de poser la question la plus importante. Non pas « Où est le prochain repas ? », ni « Où est le prochain combat ? »

Mais la question la plus importante

Pour voir à l’intérieur, pour voir derrière,

Pour estimer la valeur de tout ce qui vit,

 

Ououououououh

Eheheheheh

Laaaaaaaam

Ououououououh

Eheheheheh

Laaaaaaaam ?

Où est l’âme ?

Où est l’âme ?

 

Si tu ne vas pas dans les bois, jamais rien n’arrivera,

Jamais ta vie ne commencera.

Va dans les bois, va

Va dans les bois, va

Va dans les bois, va.

 

Extrait de « The Wolf’s eyelash », poème en prose original de Clarissa Pinkola Estès, (c) 1970, extrait de rowing Songs for the Night Sea Journey, Contemporary Chants.

Cité dans « Femmes qui courent avec les loups » Clarissa Pinkola Estès Chapitre 16

Ed Le livre de poche

Les insectes et les plantes ont aussi une conscience !

 

« Un autre praticien des techniques chamaniques, shed Lay, explique que l’animal manifeste une conscience collective. Il raconte que cela vaut pour les insectes, et qu’il lui est arrivé de communiquer avec les abeilles. Il est d’ailleurs connu que les anciens apiculteurs d’Europe communiquaient avec leurs abeilles et que lorsqu’ils mouraient, il était coutume de faire une cérémonie pour apprendre la nouvelle aux abeilles. Un cas de mouvement de milliers d’abeilles vers le cercueil de leur apiculteur décédé (au point d’abandonner le butinage pendant plusieurs minutes) a été relaté par la presse anglaise (1).

Shed affirme également communiquer avec les arbres. Il raconte avoir entendu, un jour qu’il marchait dans la nature, la voix d’un acacia l’incitant à poser les mains sur son tronc. Sentant une épine le piquer, il s’est d’abord mis en colère, puis a entendu l’acacia parler en lui : « Je t’ai guéri. Tu ne tousses plus. » Il a constaté en effet que sa toux avait disparu et, en discutant avec un acupuncteur, il s’est rendu compte que l’endroit touché par la piqûre était un point d’acupuncture relié au poumon !

Certains communicateurs animaliers évoquent, tout comme les chamanes, une communication avec les insectes, les végétaux et la nature en général. Magique ? « Si c’est magique, c’est simplement que la vie est magique !, répond Anna Evans. Mais le plus merveilleux c’est que nous sommes tous capables de vivre cette magie ! » Et pas seulement les saints et les chamanes. »

Nexus N° 73, mars-avril 2011, Un goût de paradis perdu, p. 23

1 – In Schul B., Life song : In Harmony with all Creation, Still Pub, 1994

Le plus grand miracle, c’est vous même !

 

 « Sois prudent avec ce mot d’élevé, l’averti Merlin. C’est l’égo qui a des hauts et des bas. Le but de la vie est la liberté et l’épanouissement. L’épanouissement sera atteint quand tu connaitras Dieu aussi bien qu’il se connait lui-même.

Vous autres mortels désirez sans cesse des miracles, et je vous affirme que le plus grand miracle c’est vous-même, car Dieu vous a donné cette aptitude unique à vous identifier à lui. Une rose parfaite ne sent pas qu’elle est une rose, un humain épanoui sait ce que signifie être divin. » …

« Quand tu deviens capable de te voir toi-même comme esprit, ton identification  à ce corps et à cet esprit individuels cesse. Simultanément les notions de naissance et de mort deviennent nulles et non advenues. Tu seras une cellule dans le corps de l’univers et ce corps cosmique sera aussi intime pour toi que l’est actuellement ton propre corps. »…

« Tandis que ton moi s’unifiera, tu deviendras de plus en plus familier du divin, jusqu’à ce que tu finisses par éprouver Dieu comme un être infini  se déplaçant à une vitesse incalculable à travers des dimensions infinies.
Quand cette expérience impressionnante se produira, elle te paraitra aussi simple et naturelle que d’être assis ici, sous les étoiles, mais tu deviendras alors chacune des étoiles qui dansent dans le ciel. »

 

La voie du magicien du Dr Deepack Chopra