Voeux 2013

Mes vœux pour 2013, les voici :

« La fin des temps est là, enfin la nouvelle Symphonie de la Vie s’invite là, où rien n’existait véritablement. Création nouvelle !…

Désormais, rien ne s’achèvera, et plus jamais rien ne sera pareil. Cela demande un peu d’effort pour découvrir sa vibration fondamentale en votre existence.

Elle bat au rythme du cœur, de l’âme et de l’esprit unis dans l’Amour : mystère de l’ « Instant Présent ».

Cette œuvre, vous pouvez l’interpréter et la vivre, mais surtout n’en doutez jamais, sa clé la voici : se laisser surprendre !

Alors adviendra l’ « Orient de l’Être », cette Symphonie où chacun y trouvera sa juste place dans la béatitude, le respect, la paix et la liberté véritables. »

 

 

Lettre attribuée à Fra Angelico (1400-1455)

Ami,

il n’y a rien de ce que je pourrais t’offrir
que tu ne possèdes déjà,
mais il y a beaucoup de choses
que je ne puis donner
et que tu peux prendre.

Il n’existe pas de paix dans l’avenir
qui ne soit cachée dans ce court moment présent.
Prends donc la paix.

L’obscurité du monde n’est qu’une ombre.
Derrière elle, et cependant à ta portée,
se trouve la joie.
Il y a dans l’obscurité une splendeur et une joie ineffables
si nous pouvions seulement les voir.
Et pour voir, tu n’as qu’à regarder.
Je te prie donc de regarder.

La vie est tellement emplie de sens et de propos,
tellement pleine de beautés au-dessous de son enveloppe,
que tu apercevras que la terre ne fait que recouvrir ton ciel.
Courage donc pour le réclamer. C’est tout.

Mais tu as du courage
et tu sais que nous sommes ensembles des pèlerins qui,
à travers des pays inconnus,
se dirigent vers leur patrie.

Ainsi je te salue,
non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations,
mais avec la prière : afin que pour toi, maintenant et à jamais,
le jour se lève et les ombres s’enfuient.

Fra Angelico (1400-1455)

La fin des temps : sortir de la préhistoire obligeante !

 

Arrivé dans la salle à manger pour achever l’analyse vibratoire générale du lieu, je suis soudainement attiré vers la table de la salle à manger au-dessus de laquelle étaient disposés en guise de luminaires deux anciens jougs jadis portés par les animaux de la ferme. Aujourd’hui, les pollutions émotionnelles étaient toujours là présentes sur ces objets, sous forme de système mémoriel actif. Par un phénomène de syntonie vibratoire, ou encore dit autrement de résonnance morphique, ceux-ci ne pouvaient qu’engendrer en ce lieu-là, l’espace de la salle à manger : mal être, agressivité, violence, dispute…

Faisant part de ma découverte aux hôtes de ces lieux, ils prirent alors conscience d’où provenait cette soudaine agressivité qui pouvait se déclencher avec ceux assis autour de la table lors d’un repas. Une fois la correction apportée tout était désormais pacifié.

Dans mon message de Noel, je vous parlais d’histoire matricielle et certaines personnes m’ont demandé d’en dire plus à ce sujet. Ce concept est tellement nouveau, qu’il reste encore difficile à comprendre.

Dans tous les exemples que je vous ai présenté jusqu’à ce jour dans ce blog, je vous ai déjà parlé quelque part à plusieurs reprises de cette histoire matricielle.

Ici, certes cela se passe à une très petite échelle, mais l’histoire de la violence faite aux animaux, ainsi que leur souffrance, se trouvent dans ces jougs, lesquels sont eux-aussi très mal par rapport à cette force sombre qui repose en eux.

Souvenez-vous aussi que les objets sont vivants. Quoi qu’il en soit dans les faits, ce mini système mémoriel actif est toujours agissant provoquant chez ceux qui sont à son contact : violence, agressivité, changement de comportement pour des personnes qui ne le sont pas habituellement. Rappelez-vous, bon nombre d’objets anciens que possédons chez soi, portent pour certains d’entre eux, la mémoire active agissante  de leur ancien propriétaire, de ceux qui les ont fabriqués, et lesquels objets sont eux aussi souffrants de ce qu’ils endurent.

Parfois, je suis appelé pour des maisons récemment achetée et dans lesquelles les nouveaux propriétaires s’y sentent mal, les symptômes me sont connus : couple qui commence à se disputer, violence émergente, dépression, tristesse, désorganisation de la vie familiale et sociale ou encore parfois demeure qui les refoule…. Chaque fois, j’y retrouve une mémoire historique particulière qui a imprégné les murs de l’édifice et qui émet un champ énergétique propre et destructeur auquel personne ne peut échapper. Quelque part les personnes, vivant en cette demeure, sont sous influence d’une force qui induit des comportements parasites étrangers : histoire matricielle encore… Tout retrouve son calme dès le retrait de cette force conditionnante.

Imaginez ainsi combien de petites histoires matricielles vous environnent autour de vous, et qui vous préexistent  : milieu professionnel, scolaire, familial, économique, politique, hospitalier….

Mais allons encore un peu plus loin !

L’étude de la psychogénéalogie, dont le Pr Anne Ancelin Schützeberger (Université de Nice) est devenue la pionnière en ce domaine, celle-ci nous a appris que dans la généalogie familiale se cachaient des secrets de famille, de ces histoires dont les ancêtres n’ont rien dit du tout à leur descendant et qui pourtant perdurent dans le temps par un phénomène de réplication de l’évènement. Curieusement, la personne ayant vécu les faits initiaux n’aura jamais parlé de son histoire mais, dans les faits, son histoire va se dupliquer dans les descendants, provoquant troubles psychologiques, maladies, comportements étranges inexpliqués. Voici encore une autre forme d’histoire matricielle qui se transmet d’esprit à esprit, venant s’ajouter aux précédentes. Et qui peut elle aussi être éliminée pour le bien de tout l’arbre généalogique.

Maintenant, je pousse mon analyse à son extrême, ce phénomène existe aussi au niveau de l’esprit collectif de nos sociétés.  Au sujet de sa découverte sur les champs morphiques, Ruppert Sheldrake constatait que certaines villes connaissaient une histoire reproductible, une ville peut se trouver détruite tous les cinq cents ans, parce qu’elle est sous l’influence d’un champ morphique, sorte de champs énergétique obligeant, engendrant la reproduction d’un évènement précis, sa destruction par exemple.

Aussi, je pose la question au sujet de notre grande histoire, celle dont nous sommes héritiers.

Alors, qu’en est-il, par exemple, d’une Eglise qui a crée l’inquisition, a tué, en toute impunité, un grand nombre des personnes au nom de son orthodoxie, et qui a détruit des savoirs importants de la planète afin de faire taire des connaissances ancestrales sur l’invisible. Les conséquences de cette violence sont dramatiques et pour moi, celle-ci se ressentent encore aujourd’hui de par une sorte d’histoire matricielle destructrice qui ira pour la France, par exemple, sévèrement touchée par l’inquisition, à créer un peuple timide, réticent, apeuré face à toute notion nouvelle quant à l’existence de l’invisible, l’au-delà, ou encore les médecines parallèles…. Cette peur-là, n’existe pas dans d’autres pays qui curieusement n’ont pas été touché par l’inquisition.

Qu’en est-il aussi, de ces forces destructrices toujours vivantes sous forme d’histoire matricielle concernant les guerres, le besoin de conquérir, de tuer, de prendre les richesses étrangères, l’avidité et l’âpreté à l’argent, l’approche de la souffrance, de la maladie ?…. L’existence de cette histoire obligeante à tous les niveaux de la vie amène les humains à lui obéir fidèlement dans un conditionnement inconscient. Ceux-ci étant incapables de la remettre en question ou de la contester….

Sur le plan de mon activité métabiologique,

Personnellement, lorsque j’analyse l’histoire de vie d’une personne depuis son état foetal, il m’est facile de repérer dans sa trajectoire de vie les périodes chargées d’un vécu personnel déterminant  et qui ont programmées pour elle, une ligne de vie bien particulière avec  ses écueils, ses difficultés répétitives… Chaque fois, les périodes mises en en évidence, correspondent à des faits de vie réellement destructeurs pour elle, qui agissent encore, non seulement, dans son aujourd’hui mais aussi programmés dans son avenir. Mais une fois cette personne dégagée de son histoire matricielle, il est fréquent de l’entendre témoigner de cette étrange sensation d’une liberté retrouvée, laquelle parfois les dérange parce que méconnue. Leurs mots sont alors ceux-ci : légèreté, prise de décision facile, choix impossible devenu possible, clarté d’esprit, liberté face à l’autre, brouillard disparu…. Quelque mois plus tard, la surprise est grande de constater alors le changement du destin de celle-ci

N’oubliez pas non plus que cette histoire de vie matricielle, vient toujours s’additionner à toutes celles déjà citées.

Ainsi donc qu’en est-il de votre liberté ? Le mal où est-il, celui qui vous fera manquer votre but, qui fera que jamais vous ne puissiez être au rendez-vous avec vous-même ? Alors, ce mal diffus, impossible à cerner, à toucher, il est tout simplement dans l’ensemble de ces programmes de la matrice issue d’une histoire individuelle, familiales, sociale, nationale, mondiale.  Autrement dit encore, le mal pour notre terre, c’est l’histoire matricielle diabolique dans son ensemble. A l’inverse du symbolique qui recherche la voie de l’unité, le diabolique cherche la dispersion, l’éloignement de qui vous êtes en vérité.

Est-ce votre faute que vous ne puissiez faire votre travail de symbolisation ? Non, pas vraiment, la majeure partie de la population de cette terre est sous influence, conditionnement, comportement provoqué par ce que le mal est à l’œuvre insidieusement dans une histoire qui a fini par prendre vie et à s’imposer de façon tyrannique à elle. Qu’en sait-elle de tout cela, notre humanité ? Rien rigoureusement rien, le père du mensonge est à son aise, tel le marionnettiste, il tire les ficelles de la vie de l’humain à son gré.

Se retrouver libre de toute histoire influente, voilà l’enjeu de notre troisième millénaire.

Comprenez-vous maintenant combien la grande histoire de ce monde se révèle bien plus pernicieuse qu’on ne le pense, ce qui se passe au niveau d’un individu va se vivre désormais au niveau d’un peuple, d’une nation avec le même mode de fonctionnement : esclavage, oppression, riches, pauvres, logiques économiques, politiques, sociales, médicales…. Toutes ces réalités de notre monde sont pré-déterminées par une histoire matricielle en place depuis des millénaires  bien souvent et de façon très destructrice. Petit à petit, l’inconscience prend la place du conscient, l’adversaire s’en réjouit.

Alors, si cette force destructrice planétaire disparaissait, ce serait alors l’émergence d’une ère et d’une humanité nouvelles.  Nous serions réellement dans un autre temps : celui de l’instant présent dégagé de ses forces matricielles passées et futures. Voilà, ce que j’entendais par histoire matricielle dans mon dernier message intitulé : Un enfant met en échec l’histoire matricielle : Noel !

Enfin, nous voici rendus au terme d’une préhistoire inutile et mortifère. Est-ce en ce sens qu’il faut comprendre l’expression consacrée de la « fin des temps » ? Nous en sommes rendus à ce point ultime, sorte de point zéro où le temps n’est plus, face à l’« Instant Présent  » sans passé, ni futur, sans création d’histoire aucune. Ce moment où sont ensembles l’alpha et l’oméga, sans pré-oméga, ni post-alpha, ultime et éternel « Instant Présent » où l’histoire n’est plus parce que seule compte la Vie sans histoire : Dieu !

Un enfant met en échec l’histoire matricielle : Noël !

 

L’histoire matricielle totalitaire

Noël, la venue de cet enfant divin, quel sens pouvoir bien donner à toute cette histoire ? J’espère que cette interprétation du texte vous ouvrira, cette fois-ci, les yeux sur qui vous êtes en vérité et du travail de libération intérieure qu’il vous incombe de faire urgemment.

Jésus naît une étable, un lieu peu adapté pour une naissance. Il prendra place dans une mangeoire, à la place du végétal qu’on y dépose : le foin ou le grain, et il sera entouré d’animaux qui lui apporterons leur chaleur. Et pourtant, cette réalité semble vouloir nous dire quelque chose ?

Au-delà de cette vision bien attendrissante, je vous invite à reconsidérer votre point de vue, aussi vais-je essayer de vous aider à comprendre ce dont il est véritablement question dans la venue mystérieuse de cet enfant.

Cette femme est enceinte sur le point d’accoucher et les humains ne sont pas capables de l’accueillir dans une demeure. Que faut-il comprendre derrière cette inconvenance des hommes ? Un tel degré d’inconscience se pouvait-il exister à l’époque ? Malheureusement oui, mais reste à savoir, maintenant, quel en est le véritable protagoniste de toute cette mésaventure, la question reste ouverte. Serait-ce l’humain ou bien une réalité autre ?

Aussi permettez-moi d’esquisser cette réponse. Cet excès d’inconscient mortifère et déshumanisant, je l’attribue à l’histoire. Voilà, la pièce maîtresse qui est à l’origine de notre déchéance humaine.

Pour les commodités de cet exposé, j’emploierai le terme d’« histoire matricielle », cette construction mémorielle, qui a pris vie, à travers le temps influençant vos faits et gestes jusqu’à ce jour. En êtes-vous libre ? Pas du tout. En êtes-vous conscient ? Encore moins. De quel droit l’histoire s’autorise-t-elle, activement, à façonner votre vie, allant jusqu’à  s’autoriser à la préempter, influençant alors votre destinée. Personne ne se pose la question, pour la simple et bonne raison que nul n’en n’a conscience.

Le dévorement de l’enfant

L’ « histoire matricielle » cherche absolument à ce que votre vie soit envahie par son existence, et qu’en une fidèle réplication du modèle, sa vie devienne vôtre.

Alors conformément à chronos, le Dieu du temps qui mange ses enfants, l’ « histoire matricielle » fera de vous des vieillards avant terme, par fidèle réplication de l’histoire par rapport à un lourd secret. C’est cela le mystère de la crèche, le dévoilement de celui-ci par l’enfant et le voici :

« Les enfants sont contraire à ma nature, je dois tout faire pour les tuer ou les neutraliser au plus vite, à faire en sorte que l’enfant ne soit plus à jamais. Alors si je les mange, c’est parce qu’ils peuvent me mettre en échec. Moi, l’histoire matricielle, j’arrange, j’organise, je programme la vie des humains pour cet unique but : me reproduire, et je serai toujours la première dans le cœur des hommes. Je hais l’instant présent des enfants car ils me ravissent la première place, celle où je leur échappe encore.»

Voilà le drame de l’humanité : être dépossédé de sa vie laquelle sera toujours dévorés par une histoire qui, la plupart du temps, n’est pas vraiment la sienne. En venant au monde l’enfant est d’emblée projeté dans une trajectoire de vie qu’il n’a pas choisie, celle de sa famille, de ses parents, d’une société et d’un pays. Son rôle : « être conforme à l’histoire, n’en rien changer du tout. ». Mais aux yeux de Dieu, ce n’est pas l’histoire qui importe, mais le cœur. Dieu ne lui donnera jamais de première place,  Dieu est la vie sans histoire, l’hsitoire matricielle le sait, c’est son pire ennemi.

Le Christ ne dira-t-il pas cette parole au sujet des enfants : « Le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemble ». Oui, à nouveau nous retrouvons l’enfant. La clé de notre mystère. L’enfant dans sa nature profonde, avant qu’elle ne soit altérée, a cette faculté de pouvoir sortir l’humanité de son désastre dû aux forces obligeantes de son histoire.

Libre et ouvert à tous les possibles, il devient l’ennemi numéro un de l’ « histoire matricielle » laquelle n’aura que cet unique objectif : s’assurer au plus vite de sa survivance en se répliquant en sa vie au plus vite, garder sa première place.  Pourquoi ?

Hors du temps justement, sans passé, ni futur programmé, en cela, il peut mettre en péril le fonctionnement matriciel du temps, voilà le réel danger qu’il représente.

Oui, c’est donc un fait, pour Chronos et l’ « histoire matricielle », l’enfant de par sa nature profonde est insupportable. Mais avec Jésus, l’enjeu est encore plus important, car il est celui qui nous ouvre le chemin de la libération.

L’impossible dévorement : l’enfant Jésus

Regardez ! Jésus, vient de naître et un astre apparaît dans le ciel nous annonçant l’arrivée d’un être au destin particulier. Aussi les mages, à la vue de l’étoile,  iront demander à Hérode de lui indiquer l’endroit où cet enfant-roi vient de naître, celui-ci n’en sait rien toutefois il les missionnera en tant qu’ambassadeurs pour aller le localiser, et l’en informer avec ce futile prétexte d’aller lui rendre ses hommages.

Derrière les mages, convoqués par l’astre, il nous est révélé que l’histoire cosmique est, elle aussi, au rendez-vous avec, là une réelle puissance matriciante : l’influence des astres. La présence de ces mages met réellement en scène son existence, et ils en sont ses ambassadeurs. Mystérieusement, les présents apportés à l’enfant, témoignent de sa vocation future sans tromperie. Chacun d’eux possèdent des caractéristiques bien particulières. Ces trois personnages qui ne se connaissaient pas, sans s’être concertés vont dire par leurs présents la réelle nature de l’enfant sur le plan du corps, de l’âme et de l’esprit. Il y aura tout d’abord :

Les présents des mages : signification prophétique

L’or de la royauté, pour son corps conscient dont l’aura sera d’un rayonnement puissant sur tous ceux qu’il va rencontrer. Lorsque celle-ci s’affaiblira, ce sera chaque fois, pour lui, le signe que l’un des siens est en manque de vie. Son royaume, c’est  l’étendue géographique de sa lumière rayonnante, qui ira jusqu’à celle du monde voir au-delà, et dont il s’en saura 100% responsable de ce qui s’y passera à jamais. Son corps rayonnant, il n’aura de cesse d’en prendre soin et il le défendra au prix de sa vie. Particularité de son royaume, il ne lui appartiendra jamais mais toute la richesse de son royaume réside dans le fait que nul ne peut le lui ravir.

Ne dira-t-il pas : « ma vie, nul ne la prends, mais c’est moi qui la donne » ? Ici se trouve la clé du fonctionnement de son royaume. Lorsqu’en celui-ci, quelqu’un sera en manque de vie due à l’oppression, à l’esclavage, son territoire s’en trouvera diminué. Dès que la loi de la vie : celle du « donner » sera mise à mal, il fera tout pour mettre en échec la loi de la mort : celle du prendre.

En tant qu’Être véritablement épargné de l’inconscience de par Marie sa mère, la consciente, il sait intuitivement que toute forme de préemption de vie en ce monde lui fait perdre de son rayonnement, et en conscience, il en défendra coûte que coûte son territoire. Sa mission, consistera en cela : tout faire pour remédier à cette situation d’injustice.

Alors, avec lui les aveugles voient, les estropiés marchent, les opprimés sont libérés. Ainsi son royaume et celui de ses frères s’accroissent pour le bien de tous. Par voie de solidarité indéfectible.

En Noel, en Jésus, la royauté est déjà là, mais en cette fête, il y est question de ce germe de royauté qui repose en vous. Oui comprenez le bien, vous êtes appelés à la vie de sorte que nul ne puisse vous la ravir mais que vous puissiez l’offrir tout autour de vous. Et vous comprendrez dans cette royauté que l’histoire peut être neutralisée voir effacée lorsque vous habiterez un corps véritablement rayonnant et pour lequel vous vous en sentirez 100% responsable. Ce qui ne laisse pas de place à l’histoire matricielle qui toujours vous déresponsabilise, et cherche à vous éloigner de vous-même.

Puis vient cet autre présent : l’encens. Celui qui est utilisé dans le temple pour la prière.  Ici, c’est le symbole même de l’âme par laquelle la prière peut monter vers Dieu dans le temple du cœur. Si l’or est associé à la fonction du roi, l’encens le sera pour celle du prêtre. Autrement dit encore, celui capable de s’adresser à Dieu en toute justesse et d’intercéder auprès de lui. Seule l’âme possède cette faculté véritable.

Celui qui vit sur ce plan, reçoit aussi cette autre disposition intérieure : voir et entendre véritablement, c’est-à-dire au-delà de ce plan physique. Christ nous enseignera plus d’une fois à ce sujet : « Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas. »

Qui regarde la vie avec les yeux de l’âme ne peut plus se laisser duper, berner par le mensonge des hommes et de leur histoire matricielle. Il connaît par avance celui qui lui fait face, il sait si ses dires sont en accord le rayonnement de son  corps. Cela se voit, la fraude est impossible.

L’âme est de nature à ouvrir les yeux des aveugles, à faire entendre les sourds, à faire marcher les estropiés mais aussi à s’éloigner, à prendre distance du dissimulateur, le falsificateur : le diable. L’encens de l’âme met en évidence les fourberies du diable et de Chronos, pour les déjouer et les faire disparaître. Avec elle l’ « histoire matricielle » perd sa force dupliquante. L’histoire doit reprendre sa place de servante des hommes, une fois dee plus sa primauté n’est plus.

Pour terminer vient la myrrhe, celle qui parfume qui donne la bonne odeur du prophète, celle de l’esprit  de sainteté reposant sur celui-ci. La myrrhe, ici symbolise, le prophète qui annonce la vérité sans tromperie, ni mensonge sans être au service de l’histoire matricielle.

Alors les mages lorsqu’ils ont vu l’enfant, que s’est-il passé ? Ils se sont sentis sondés, mis à nus par l’instant présent de ce petit enfant dans sa nature bien particulière, si bien que son rayonnement les a transformés. L’histoire cosmique matricielle aurait-elle fait allégeance au Christ ? Je crois que oui.

Avec l’enfant Jésus, la fin de l’histoire

Ainsi donc à la crèche, nous sommes au commencement de la déroute de l’histoire matricielle, Chronos restera sur sa faim et pour son malheur, il ne parviendra pas à manger l’enfant. Dans la vie future du Christ, ironie de l’histoire, c’est le Christ lui-même qui se donnera en nourriture pour la perte de Chronos et de l’histoire matricielle. Son repas qu’il nous a offert : faire mémoire de l’éternelle nouveauté de l’instant présent.

Si apocalypse, c’est à dire : révélation, il devait y avoir. Celle-ci trouve tout son sens en cet évènement, et elle commence ici-même à la crèche. Jésus, dès sa naissance, est déjà sorti du temps matriciel qui cherchait à le dévorer. Mais ce ne sera pas sans conséquence immédiate : les représailles du temps

De peur, Hérode cet autre roi, figure majeure de l’histoire matricielle va faire tuer tous les enfants nouveaux nés, en particulier, tous les premiers nés de la région. L’histoire les tue afin de tenter à tout prix de subsister.

Oui, cet enfant Jésus est un danger car il peut réintroduire de l’absolu dans la vie des hommes et remodeler complètement la matrice devenue de plus en plus destructrice et mortifère.

Mais la mission du Christ ira plus loin encore. Au lieu de la remanier, il poussera le combat jusqu’à la mettre à mort, en la vie de ceux et celles qui s’ouvrent à l’éternité de leur instant présent.

Et notre naissance ? Une renaissance !

En mourant sur une croix, Christ convoquera chacun des humains à découvrir en leur vie la radicalité de l’instant présent. Avec lui, la mort est morte seule la Vie subsiste. L’histoire matricielle n’est plus.

Aujourd’hui, en cette célébration de la venue d’un enfant divin, il s’agit tout d’abord de pouvoir retrouver trois choses :

1)    Notre royauté dans un corps toujours plus vivant, mû par notre unique espérance : le voir grandir toujours plus dans la Lumière, avec l’aide de Dieu, et d’être capable d’en prendre soin. Mystère de la Tansfiguration

2)    Notre sacerdoce, de par notre âme libre et aimante d’être capable d’accomplir dans une charité sans faille notre mission : aimer notre prochain, et par voie de conséquence, d’être capable d’offrir à Dieu la plus belle des actions de grâce dans l’instant présent, et hors du temps. Le prêtre étant capable de lier ou de délier les liens posés par l’histoire matricielle : « le pardon ». Mystère de l’élévation et de l’Ascension du Cœur.

3)    Notre mission de prophète, celle d’annoncer aux hommes, à temps et contre temps, un message qui éclaire et rend libre de par notre foi indéfectible en celui qui nous source, libre de toute histoire matricielle, déjà sorti de notre tombeau pleinement vivant, et d’être capable d’en témoigner. Mystère de la Résurrection.

Voilà le mystère de Noël, ce cadeau que vous offre cet enfant de la crèche. Faites-en bon usage tous les jours de votre vie. Avec son aide, soyez sûrs qu’à la suite de l’enfant, redevenu tel un petit enfant, vous sauverez le monde, en toute justesse, avec amour et sans violence !

Prière à mon âme.

« Ô mon âme toi qui me connais plus que moi-même,
Mon histoire m’a éloigné de toi, elle m’a fait oublier ce que je suis.
J’en demande pardon,
Libère-moi des affres obligées de ma mémoire personnelle ou collective.
Et daigne dans ta paix me guider dans la non-violence.
Ô mon âme, je fais appel à ton charisme le plus beau qu’il soit, celui de ta charité !
Avec l’aide de ta lumière,
Efface de mon esprit pour le bien de tous,
Cet inconscient obligeant et malfaisant.
Que mon esprit puisse recouvrer enfin sa véritable liberté
Alors ma parole, mes actes et mes prières toujours s’accorderont avec la Vie.
Qu’advienne ce jour de mes retrouvailles avec l’instant de l’éternel présent,
Où libre d’esprit, d’âme et de cœur,
Je pourrai aider et guider mes frères vers notre patrie,
Dans ce même moment divin mû de tout mon Être par ta charité.
Que naisse enfin ce jour de l’Eternelle Rencontre ! »

 

Le Pèlerin d’Emeraude

L’instant présent : rêve ou réalité ?

« Etre présent, c’est bien plus qu’être là. » Je  trouve cette citation  d’une incroyable justesse  et, ironie du sort, elle nous vient d’un Analyste financier américain :  Malcolm Forbes. Oui, il y a tant d’écrits sur le mystère et les vertus de ce moment présent mais quand je les lis,  j’ai souvent cette impression que leurs auteurs parlent de choses qui leur échappe.

Que savons-nous de cet instant présent, en quoi pouvons-nous dire que nous sommes en cet instant zéro du temps et de l’espace ? Il y a tellement de personne qui s’affirment pouvoir  être dans l’instant présent avec aplomb et certitude mais je les vois pour certaines d’entre elles comme suspendues dans le temps et pour d’autre comme dans une sorte de temps chaotique. Les uns sont  au-dessus, les autres en-dessous. Pour ces individus quoi qu’ils fassent ils ne seront jamais au rendez-vous du point zéro. Tout au plus se leurreront-ils d’y être au rendez-vous.

Oui, ce moment présent n’est pas facile à atteindre, il y a tellement de facteurs qui font que nous le loupons en permanence, et l’esprit humain étant si bien fait qu’il est fort capable de vous en créer l’illusion.

Alors pourquoi cet inaccessibilité à l’instant présent, me direz-vous  ?

Cela découle tout simplement d’une seule cause : l’absence d’unité d’être.

Il m’est arrivé d’avoir des personnes qui venaient me consulter parce qu’elles ne parvenaient  pas à accoucher de leur projet. Elles y mettaient tout leur cœur et faisaient preuves d’efforts, de vigilance et de concentration certaine en tachant d’être dans cet instant présent tant convoité. Certaines étaient même allées consulter des psychothérapeutes pour comprendre quels étaient les ressorts psychologiques qui les mettaient en échec mais souvent cela restait vain. Et pour cause, l’invisible n’était pas reconnu mais je m’en explique en vous prenant  cette comparaison.

Imaginez-vous devoir travailler en un lieu où l’air y est enfumée au point d’y être irrespirable, où la température y est trop basse et le bruit trop fort. Pensez-vous que vous seriez capable avec tous les efforts du monde de pouvoir faire ce que vous voulez accomplir en toute sérénité, et facilité. Ainsi beaucoup d’entre nous sont entourés d’entités de tous ordres, de mémoires négatives de ces vies-ci mais aussi de toutes celles passées. Parfois le lieu où vous vivez est tellement lourd d’histoire qu’il vous est impossible de vous concentrer ou de vous reposer. Il en est même pour certains des empêchements qui provenaient de projections psychiques ou magiques, conscientes ou inconscientes, de leur proche qui  ne voulait pas, par jalousie, que leur projet advienne. Pouvons-nous dans ce cas parler d’unité d’être, de conditions requises pour vivre cet extraordinaire instant présent ?

J’ai coutume de dire aux personnes que je reçois que la montre de leur vie est comme décalée d’une demi-heure, ils ont un rendez-vous avec la vie pour 9 heures mais à leur montre, il est 9 h 30, par voie de conséquence, ils loupent constamment ce que la vie avait à leur offrir, car la vie n’attend pas, elle est dans l’instant présent. Pour ce qui est de leur relationnel,  les rencontres avec les autres seront toujours décalées, conflictuelle, asynchrone.

Pour vivre l’instant présent encore il faut véritablement être libre de son passé et de son futur, sinon l’instant présent n’est qu’ombre et fumée, rien de consistant, pure projection psychique.

L’instant présent : pouvoir libérer des liens du passé et du futur son existence et celle des autres au nom de la vie. Alors le futur n’est pas, le passé n’est plus. Seule l’éternelle nouveauté du jour présent vous fait signe. Résurrection !